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syndicalistes
Pascal Todjinou et ses compagnons n’ont pas fait de cadeau au président Talon

Ils sont fâchés ! Les travailleurs de la Cgtb, la Csa-Bénin, la Cosi-Bénin, la Csub et l’Unstb ont animé un géant meeting hier, mardi 6 décembre 2016,  à la Bourse du travail. Ils s’insurgent contre la gestion du président Patrice Talon et de son gouvernement qui aurait instauré un « désordre institutionnalisé ».
C’est à dessein que le 06 décembre a été choisi par les organisations syndicales. Cela fait huit mois jour pour jour que le président Patrice Talon a prêté serment pour le bien-être des Béninois. 8 mois seulement, mais les travailleurs souffrent déjà le martyre, à en croire les manifestants. Les décisions de liquidation de certaines sociétés ont davantage apporté l’eau à leur moulin. Kamar Ouassangari, le représentant des travailleurs de la Sonapra, a fait savoir que la Sonapra qui existait depuis environ 30 ans ne doit être liquidée de la sorte. Et pour cela, il invite les travailleurs de la société à faire bloc contre cette décision du gouvernement. Les représentants des différentes structures touchées par les décisions du gouvernement ont, tour à tour, pris la parole pour fustiger les agissements du pouvoir central. Les opérations de déguerpissement annoncées à Cotonou ont été également été abordées. Les femmes, fortement représentées à la rencontre, ont également dit leur amertume. Des licenciements abusifs ont été opérés  au palais de la présidence, selon Dieudonné Lokossou de la Csa Bénin. Ce dernier conçoit mal qu’un gouvernement qui n’a pas encore créé d’emplois, depuis son installation, trouve du plaisir à en supprimer. La fronde sociale s’annonce également dans le secteur de l’éducation, à en croire Noël Chadaré de la Cosi-Bénin. Le gouvernement n’aurait pas respecté les engagements pris lors des dernières négociations. Et,  pour signifier leur désapprobation, les enseignants vont descendre dans la rue très bientôt, a-t-il ajouté. Pour Pascal Todjinou de la Cgtb, la sortie d’hier mardi n’est pas commandée. C’est la souffrance de la population qui l’a plutôt motivée. Il a, par ailleurs, invité les travailleurs à se tenir mobilisés afin de maintenir la pression sur le gouvernement.

Claudine Vodounon