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conseil-nvoN’ayant aucune solution pour se défendre dans cette affaire de disparition de la souche du volet n°1 de l’acte de naissance de Patrice Talon, le gouvernement a opté pour l’étouffement. Pour y arriver, le récent conseil des ministres a mis en place un comité d’enquête présidé par le Garde des sceaux, ministre de la justice, de la législation et des Droits de l’Homme.  Voici leur plan.  

Des manœuvres pour camoufler le jeu du pouvoir. Après n’avoir pas pu convaincre l’opinion publique au cours des différentes sorties médiatiques, le gouvernement vient de trouver une autre solution pour se tirer de cette affaire qu’on peut appeler « souche Talon ». C’est certainement le dernier acte de leur complot. D’abord, pour ceux qui ne le savent pas, lorsqu’un pouvoir est bloqué dans une affaire et ne peut plus en sortir, il recourt souvent à la mise en place d’un comité dont la mission consiste à ne pas reconnaître la faute du pouvoir. En d’autres termes, un comité d’enquête mis en place par le gouvernement ne fait rien d’autre que de donner raison au pouvoir et s’arranger pour attribuer le tort à une autre personne ou structure. Dans cette affaire de souche disparue, le gouvernement n’a aucune solution et vient donc de mettre en application le plan B pour se tirer d’affaires. On retient donc que si le pouvoir met en place un comité pour voir clair dans une affaire, c’est, en réalité, pour se protéger en embrouillant les pistes.
Ensuite, l’équipe n’est pas indépendante. Elle a été installée par une structure à laquelle elle devra rendre compte. Et dans le cas précis, c’est un membre du gouvernement qui préside cette mission qui devra aider à tirer au clair une affaire dans laquelle le gouvernement est pointé du doigt. Ce comité présidé par le ministre de la Justice est étonnement composé du ministre de l’Intérieur, du chef d’Etat major général des forces armées béninoises ; du Directeur général de la Police nationale, du Directeur général de la Gendarmerie, du Directeur de l’émigration et de l’immigration. Or les accusations pèsent sur la Police. Elle est soupçonnée d’avoir agi sur instruction du pouvoir en place. De toutes les façons, il y a des faits suspects qui compromettent la police nationale. Voilà que dans le comité devant permettre de voir clair dans l’affaire, le patron de la police est présent et siège avec un collaborateur et son ministre de tutelle. Pensez-vous que ce comité bien qu’il soit présidé par une femme, rendra un rapport qui confirme les accusations portées contre la police ou le pouvoir ? Non ! La composition de cette mission montre déjà les résultats auxquels on va aboutir. En tout cas, les conclusions du rapport à déposer par ce comité sont connues d’avance. Le peuple peut déjà retenir que ce rapport va laver le pouvoir de tout soupçon et attribuer cette disparition à une autre personne, même s’il faut fabriquer cette dernière. On se rappelle encore d’un certain Alofa, présumé auteur d’un assassinat, qui aurait avoué, de son propre chef, son acte.
On peut donc conclure que le rapport de ladite commission n’ira pas dans le sens de la condamnation du pouvoir, puisqu’au même moment, des journaux à la solde du pouvoir ont déjà titré hier que des enquêtes policières pointent un doigt accusateur sur un proche de Talon dans l’affaire. Mieux, le Conseil des ministres est allé dans la direction.
Le mieux aurait été de commettre un cabinet privé ou un une unité spécialisée en enquête pour tirer au clair ce dossier. Pourquoi ne pas solliciter l’Assemblée nationale pour la mise en place d’une commission parlementaire ou tendre la main au Fbi ? Ce serait la preuve d’un début de volonté à recherche la vérité.

AT