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Cardinal-Ga-ntin-Bernardin-e131725658526613 mai 2008 – 13 mai 2018. Cela fait exactement dix ans, que le Cardinal Bernardin Gantin a tiré sa révérence à l’hôpital Georges Pompidou à Paris. Dix ans après sa disparition, le Bénin se souvient encore de lui.

Au Vatican comme au Bénin, l’Eglise catholique commémore, ce dimanche 13 mai 2018,  le dixième anniversaire de la disparition du cardinal Bernardin Gantin. Le prélat s’éteignait le 13 mai 2008. Une messe d’action de grâce a été dite à l’église St Michel de Cotonou. Cette commémoration coïncide également avec les 50 ans d’existence de la congrégation des sœurs de Saint Augustin du Bénin dont le cardinal est le père fondateur. « Cardinal Bernardin Gantin, l’expérience du quotidien en famille », c’est l’une des communications animée ce samedi 12 mai 2018, par le journaliste Ephrem Quenum qui a côtoyé l’homme. Il en a profité pour évoquer les traits de caractère du cardinal  Bernadin Gantin. A l’en croire,  le prélat a suivi les pas de ses parents. Il est connu pour sa simplicité, aux qualités de la notion de service et de la fidélité en amitié. Nommé le 11 décembre 1956 évêque auxiliaire de Cotonou, il est consacré le 3 février 1957 par le cardinal Tisserant et revient au Dahomey. Le 5 janvier 1960, succédant à Mgr Parisot, il est nommé archevêque de Cotonou, charge qu’il assume jusqu’en 1971. Il est investi cardinal par le pape Paul VI en même temps que Joseph Ratzinger, le pape Benoît XVI lors du consistoire du 27 juin 1977. En 1978, à la mort du pape Jean-Paul Ier, il est considéré comme un des papables. Le 5 juin 1993, le cardinal Gantin devient doyen du Collège des cardinaux. Il démissionne le 30 novembre 2002. Atteint par la limite d’âge, il ne peut participer au conclave de 2005. Aussi, l’adjectif qui le qualifie le mieux est celui de « Grand ». Il utilisait ce mot pour désigner des saints ou des missionnaires. Il est adapté pour lui, « grand cardinal » reconnu et vénéré par ses pairs qui ont fait de lui leur doyen. A l’âge de 80 ans, alors qu’il ne pouvait plus rester à Rome, il a souhaité revenir dans son pays, le Bénin en disant à Jean Paul II : « Vous, Très Saint Père, revenir dans son pays, vous pouvez comprendre cela ». Et il a vécu six années de retraite active, présidant la messe d’ordination épiscopale de Mgr Eugène Houndékon, évêque d’Abomey le 3 février 2008. Et c’est là, chez lui, qu’il a souhaité revenir pour reposer dans la chapelle du séminaire Saint Gall, près de la tombe de Mgr Parisot, l’évêque missionnaire dont il fut l’auxiliaire.

Léonce Adjévi