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AcadémieL’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin a effectué sa rentrée solennelle, lundi 12 novembre 2018. Préoccupée l’état des lieux catastrophique du système éducatif béninois, elle entend accompagner l’Exécutif à trouver des solutions à cette problématique. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso.   

La situation dans laquelle végète le système éducatif béninois ne laisse personne sans réaction. En effet, l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin (Ansalb) en fait une préoccupation majeure. Pour sa rentrée solennelle 2018 couplée avec la 14ème réunion de l’académie africaine des sciences, il sera essentiellement question de mener des réflexions approfondies afin de dégager des pistes pertinentes exploitables pour améliorer le système éducatif béninois. Selon Mahouton Norbert Hounkonnou, président de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. C’est ayant perçu le sens et la portée de cette réalité que l’Ansalb a choisi de se pencher sur le thème : « Système éducatif en République du Bénin ». A l’en croire, un Comité composé d’académiciens et de personnes ressources a été mis sur pied et dont les réflexions ont servi de base aux recommandations pour améliorer le système éducatif. A cet effet, l’Académie entend jouer pleinement sa partition pour le développement durable du Bénin à travers les sciences, les arts et les lettres. Pour sa part, Marie-Odile Attanasso, représentante du Chef de l’Etat, a indiqué que ses assises ont lieu au moment où le Bénin met sur pied le plus important instrument de gestion de son système éducatif. Il s’agit du Conseil national de l’éducation dont les organes assureront désormais la cohérence de tous les ordres d’enseignement et la coordination de tout le système éducatif béninois. « Le gouvernement, à travers son Chef, travaille pour redorer le blason de notre pays. Cela, avec l’ambition de faire du Bénin, le pays de l’économie du savoir et de l’innovation », a-t-elle déclaré. Cette réunion annuelle est un creuset entre académiciens, décideurs politiques et d’autres experts pour discuter de la façon dont l’Afrique peut contrôler son destin. C’est également l’occasion de réfléchir sur comment les académies africaines de sciences peuvent maintenir le cap pour devenir des sources fiables et pertinentes de conseil sur les politiques nationales. L’Académie africaine des sciences regroupe 24 pays du continent et tient ses assises chaque année. Il faut noter cette rentrée solennelle a consacré la naissance de l’Académie des jeunes scientifiques du Bénin (Ajsb).

 Donald Kévin Gayet

(Stag)