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fete-du-15-aoutLes chrétiens Catholiques du monde entier célèbrent ce 15 août comme à l’accoutumée la fête de l’Assomption. Une occasion pour eux de magnifier la gloire de la Vierge Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Elle diffère de l’ascension qui est la montée de Jésus au ciel. Au Bénin et surtout à Savalou, c’est la fête de l’igname qui bat son plein.

L’Assomption, aussi appelée Assomption de la vierge Marie, est une fête catholique qui a lieu le 15 août. Cette fête est dédiée à Marie et célèbre son élévation miraculeuse au ciel. En effet, selon un dogme de l’Eglise Catholique Romaine, la mère de Jésus aurait été, à la fin de sa vie terrestre, « élevée au ciel corps et âme ». Cette commémoration au Bénin va une fois encore connaître une forte mobilisation et des programmes variés. Car elle permet aux membres de cette congrégation réligieuse de s’organiser diversement à travers : les messes paroissiales, les processions dans tous les sanctuaires diocésains, les prières dans les petites chapelles, etc. Ceci, afin d’implorer les grâces Mariales. A Savalou notamment au sein du peuple Mahi, groupe socio-ethnique basé dans le centre du Bénin, la fête de l’Assomption coïncide avec celle de la nouvelle igname. A l’origine, le peuple savalois organise cette fête pour remercier la providence pour l’abondance de la récolte. Depuis plusieurs décennies, cette réjouissance coutumière qui prend de plus en plus d’ampleur est devenue une rencontre touristique. Le 15 août demeure pour le Bénin et en particulier à la ville de Savalou, une grande fête culturelle qui connaît chaque année une ébullition. Pour cette année 2015, la tradition sera perpétuée par le nouveau roi, sa majesté Awoyo Gandjegni de Savalou. Plusieurs cérémonies seront exécutées avant que le roi n’autorise la consommation de la nouvelle igname. À l’issue des différents rituels qui durent quelques minutes, les ressortissants de Savalou vont être invités à consommer désormais la nouvelle igname. Un tubercule dont la consommation était jusque-là prohibé. Selon les explications du roi : « les rituels appropriés n’étaient pas encore effectués pour éviter la colère des dieux, porteurs de richesses et d’une bonne récolte dans la région ». Comme quoi au Bénin la tradition rime bien avec la tradition.

                                                                                             Judith Rolande Capo-Chichi