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Le Président de la république
Yayi Boni prêt a tout pour éliminer Patrice Talon

La toute dernière obsession de Yayi Boni, c’est son ancien rêve. Voir la justice s’occuper de Patrice Talon. Et du coup, le roi du Palais de la Marina replonge dans des affaires qu’on sait déjà classées et dont l’opérateur économique a parlées sans coup férir lors de son intervention sur les chaînes de télévision et radios privées du Bénin avant même qu’il ne revienne au bercail.

Yayi Boni a donc rejoué en Conseil des ministres de vieux morceaux pour couvrir Patrice Talon de calomnies, de tous les péchés d’Israël. Et, pour finir, il se rebelle contre la justice, et notamment la Ccja, une instance supranationale, basée à Abidjan et qui vient de vider le dossier opposant l’Etat béninois à Benin Control de Patrice Talon. On y reviendra. Alors l’un des morceaux joués par Yayi Boni et ses affidés de ministres qui sont incapables de le ramener sur le droit chemin pendant qu’il déraille, c’est d’avoir montré que l’opérateur économique a indûment perçu les sous des producteurs au Trésor public. Patrice Talon, comme nous l’évoquions plus haut, a, dans sa prestation, depuis l’exil abordé la question sans frémir ni trembler. Il a indiqué qu’une telle affaire contre sa personne n’est que affabulation en montrant qu’il n’a pas empoché l’argent qu’on tente de faire croire qu’il a détourné à son profit. En tout cas, l’homme d’affaires ne se reproche rien. Et pourtant, le chef de l’Etat qui n’a pas encore rengainé bien qu’il ait déclaré avoir pardonné, cherche à tout prix à ternir son image et à le crucifier. Comme dans les affaires d’empoisonnement et de coup d’Etat, le président de la République, pratique la logique de la culpabilisation de son ami d’hier qui aurait réussi à chaque fois à dribbler l’Etat. De Sodeco à Benin Control en passant par Socobé Icb et autres, Yayi Boni a montré que l’homme d’affaires a occasionné des manques à gagner à l’Etat et donc doit en répondre. Cette communication insipide et totalement destructrice laisse croire que Yayi Boni était informé, mais n’a jamais révélé cela au public. Or, connaissant son mode opératoire, il n’a pas la capacité de garder secrètes ces informations, qui mettent en cause son ennemi n°1 qu’il a cherché par tous les moyens à éliminer. Il revient à chacun de comprendre que cette nouvelle communication du gouvernement est une illustration de la panique au sommet de l’Etat depuis l’annonce de la candidature de Patrice Talon. En réalité, il s’agit de stratégie inventée pour occuper le candidat au lieu de le laisser tranquille mener sa campagne pour le compte de la présidentielle de 2016. Le but est donc, de parvenir à déconcentrer le probable successeur de Yayi Boni à La Marina. Il s’agit de lui demander des comptes devant la justice qui ne lui donnera pas de répit. Si Patrice Talon est acculé par la justice, comment pourra-t-il avoir la tête libre pour mener à bien sa campagne ? Il lui sera difficile. Yayi Boni estime que c’est par cette stratégie qu’il pourra arrêter le rouleau compresseur de Patrice Talon. C’est de la panique.

 FN

 Extrait du conseil des ministres

Le Garde des Sceaux, ministre de la justice, de la législation et des droits de l’homme a rendu compte au conseil des ministres de près d’une centaine de dossiers judiciaires en souffrance depuis au moins 2007 dans les tribunaux et qui opposent l’ État à des structures ou à des personnes morales et aux privés. Outre que le blocage de ces dossiers pour des raisons diverses, crées des manques à gagner à l’État béninois et lui font perdre d’importantes ressources, il est de la plus haute importance que le peuple béninois en prenne connaissance. En effet, la connaissance de ces dossiers pourront permettre aux uns et aux autres de faire la part des choses, de toucher du doigt la réalité de la lutte que mène le gouvernement contre la corruption et l’impunité. Il y a lieu de rappeler que le gouvernement dans sa détermination à mettre fin à l’impunité a envoyé six dossiers d’acteurs gouvernementaux aux fins de comparution à la Haute Cour de justice, de même que deux dossiers de levée d’immunité parlementaire restés sans suite à ce jour. C’est dans la même optique à savoir combattre la corruption et l’impunité que plus d’une centaine de dossiers ont été envoyés dans nos tribunaux attendant malheureusement d’être traités. Certes ; la lutte contre la corruption et la fin de l’impunité sont complexes et n’incombent pas au seul pouvoir exécutif et pour aboutir elle doit être menée non seulement par le tout le corps social mais aussi les pouvoirs législatifs et judiciaires. Le gouvernement a bon espoir que tout concourant à ce combat essentiel pour l’élimination de la pauvreté consacrée du reste par les Odd.

 La contribution de la justice qui cristallise les espoirs pour le dénouement des dossiers en souffrance est primordiale et il est urgent d’en prendre tous conscience.

Au titre d’exemple des dossiers qui appellent des actions judiciaires hardies pour leur déblocage, il est à citer ceux à caractère général et ceux qui ont trait à Monsieur Patrice Talon et ses sociétés en raison de l’importance du contentieux qui l’oppose à l’État béninois et du nombre des plaintes le concernant en souffrance dans nos tribunaux

 S’agissant des plaintes à caractère général on peut dénombrer :

1- Sonacop contre Agbota Saturnin

2- État béninois contre Tohoun C. Prospère

3- État béninois contre Sokènou Bernadette

4- Ocbn contre restaurant ‘’les trois mousquetaires’’

5- Sogéma contre Anne-Marie Dégbey

6- Soneb contre Aissi Constant

7- Sonacop contre Houessou Expédit et autres plaintes pour détournement de deniers publics, corruption d’Agents permanents de l’État

8- Ministère public contre Hounkpatin Zacharie et autres affaires Sbee

9- Ministère publique contre Aplogan Guy Athanase et autres escroquerie avec appel au public.

 S’agissant des plaintes concernant Monsieur Patrice Talon et ses sociétés relatives aux crimes économiques en souffrance devant la justice, on peut citer

1- Le dossier des 200 milliards indûment octroyés par la Sonapra pour la construction des usines de Monsieur Patrice Talon.

Qu’il vous souvienne que ce contentieux né sous le régime du président Mathieu Kérékou a donné lieu à une plainte déposée devant les tribunaux sans suite jusqu’à ce jour.

 En effet, de 1994 à 1997, la Sonapra a accordé de nombreuses facilités financières indues à des société appartenant à Monsieur Patrice Talon notamment la Société cotonnière du Bénin (Socobe), la Compagnie cotonnière du Bénin (Ccb), l’industrie cotonnière du Bénin (Icb). Ces facilités financières ont été octroyées à ces sociétés sans aucune autorisation préalable du conseil d’administration de la Sonapara. Il s’agit notamment de décaissements opérés en faveur des trois sociétés pour la construction des usines d’égrenage, la livraison de coton graine aux usines et les prestations de service liées à l’exploitation et au fonctionnement desdites usines pourtant propriétés des trois sociétés privées.

 Or, à l’époque où les décaissements ont été opérés, les trois sociétés n’étaient même pas encore juridiquement constituées. Il est donc évident que c’est avec les deniers publics que la Socobe, la Ccb et l’Icb ont été crées sans aucun avantage en contrepartie pour l’Etat. Ces décaissements frauduleux ont engendré pour la Sonapra et donc à l’État béninois des manques à gagner de plus de 200 milliards de Fcfa.

 2- Ministère publics contre Aic de Monsieur Patrice Talon. Plainte du ministre de l’Agriculture pour vol de coton et manœuvres frauduleuses en vue de sous-estimer le poids du coton acheté auprès des producteurs. En son temps, ce dossier à l’origine de la défiance générale des producteurs à l’endroit de Monsieur patrice Talon, les conduisant au refus de poursuivre la production cotonnière

 3- Ministère publique contre de Monsieur Aic de Monsieur Patrice Talon, Lokossou Bruno et autres plaintes du ministre en charge de l’agriculture pour malversation dans la gestion des subventions gouvernementales à l’importation du coton. Faux en écritures authentiques et publiques par fabrication de corps à sa disposition ou décharges. Tout comme le dossier précédent, celui-ci s’inscrit également dans la stratégie mise en place pour gruger les populations productrices du coton et s’enrichir frauduleusement sur le dos du peuple béninois.

 4- Le dossier Sodeco. Ce dossier est également pendant au niveau de la justice et est demeuré sans suite à ce jour. Monsieur Patrice Talon s’est accaparé des 17,5 % des actions réservées au grand public notamment aux producteurs qui devraient les céder en décembre 2011 au plus tard conformément à la Convention qu’il a signée. Il s’est en définitive refusé à se conformer à ces engagements ce qui a porté sa part à 51 % du capital, faisant de lui l’actionnaire majoritaire de la Sodeco dans laquelle le gouvernement détenait 41% du capital. Profitant de cette situation, il a fait une gestion solitaire de la société rejetant toute demande d’audit conjointe. A ce jour, les flux financiers induits par la société sont inconnus du gouvernement après 3 ou 4 ans de gestion solitaire.

 En outre, il s’oppose à l’entrée des producteurs au conseil d’administration de cette société en dépit des souffrances de ceux-ci pour produire l’or blanc.

 5- Ministère public contre Patrice Talon, Houngbo Rigobert et autres, plaintes pour escroquerie. Monsieur Patrice Talon s’est indûment accaparé de la recette douanière d’un montant de 2,7 milliards de Fcfa dans les conditions non encore élucidées. Cet acte qui a fait l’objet d’une plainte n’a encore jamais été vidé par les tribunaux

 6- Le dossier relatif à l’abus du système bancaire par Monsieur Patrice Talon d’un montant de l’ordre de 55 milliards de Fcfa ayant provoqué dans ces opérations, la sous capitalisation de certaines de nos banques. Il s’en est suivi l’obligation pour le gouvernement de proposer un plan de redressement de ces banques. Une plainte a été déposée et est restée sans suite.

 7- Le dossier relatif au Programme de vérification des importations (Pvi). En ce qui concerne ce dossier, toujours dans le souci de mettre le peuple béninois au même niveau d’information que ses dirigeants, il est à noter que ce dossier est en cours d’instruction pour faux et usage de faux, faux en écritures et blanchiment de capitaux. Autant de motifs et plaintes qui relèvent du pénal or le criminel tient le civil en l’état.

Il s’en suit que l’arrêt N° 103/2015 en date du 15 octobre 2015 de la Cour commune de justice et d’arbitrage (Ccja) confirmant la sentence arbitrale rendue le 13 mars 2014 qui avait commandée l’État béninois à payer à Bénin control de Monsieur Patrice Talon 129 milliards de Fcfa au titre de manque à gagner et 2 milliards de Fcfa au titre de préjudice morale est une condamnation arbitraire et constitue un non événement pour le gouvernement et le peuple béninois. La somme réclamée au profit de Monsieur Patrice Talon correspondant à un prétendu manque à gagner et non à des frais investis a été évalué par leur propre chef par les juges de la Ccja sans le concours d’aucun expert et dans un simulacre d’écoute de la partie béninoise.

 Par ailleurs, dans ce dossier il importe de rappeler à l’attention de tous qu’il est né du faite du marché Pvi frauduleusement retiré à la Société Générale de surveillance (Cgs) et confisqué par Monsieur Patrice Talon au profit de sa société Bénin control qui s’est associée indûment à un partenaire Bivac arrivé en troisième position lors du marché gagné par Sgs. En effet, la notification du marché a été faite à cette dernière, n°1 mondial en matière de réforme portuaire dont le siège à Genève et en sa qualité de partenaire techniques de référence. Il est constant dans ce dossier que la société Bénin control de Monsieur Patrice Talon est usurpatrice du marché Pvi et par conséquent, la décision de la Ccja n’engage aucunement le gouvernement béninois. Du reste, à l’époque la société Bénin control venait d’être constituée et n’avait pas dans son objet social des activités couvertes par le Programme de vérification des importations (Pvi). La Ccja demande d’indemniser Monsieur Patrice Talon alors que les faits sont là et le prouvent à souhait que c’est le port de Cotonou qui a subi de très lourds préjudices en raison de la conduite du Pvi par Bénin control. En effet cette opération a entraîné en son temps la quasi destruction du port de Cotonou du fait de son isolement dans le trafic avec les pays de l’hinterland, de la mise à l’écart de la corporation douanière dans les opérations portuaires toute chose ayant entraîné la chute des recettes douanières la perte de la place privilégiée du port de Cotonou dans le trafic international et la flambée des prix en lien avec la surfacturation contenue dans le contrat signé par Bénin control, lequel s’est avéré frauduleux parce que différent par ailleurs du contrat type retenu en conseil des ministres. Au total, toutes ces activités dans le cadre du Pvi auront permis à Monsieur Patrice Talon d’engranger 40 milliards de francs Cfa avant qu’il ne prenne la route de l’exil pour échapper à la justice de son pays en raison comme il est apparu de ces nombreux crimes économiques. Telle est la situation de ce dossier et en tout état de cause, le gouvernement appelle le peuple béninois à la sérénité le trésor public béninois n’étant aucunement engagé par la décision de la Ccja. Le Bénin prend déjà des dispositions pour que justice soit rendue au plan international par des juridictions à l’abri de pression de l’argent voir de la corruption et véritablement soucieuse de dire le droit. Il importe que ces dossiers soient rapidement vidés afin que les auteurs de ces infractions soient sanctionnés selon le principe de droit le criminel tient le civil en l’état et que l’État puisse être légalement et judiciairement indemnisé pour tous les préjudices subis.

Prenant donc acte de ce compte rendu, le conseil des ministres instruit le Garde des Sceaux ministre de la justice en lien avec le procureur de la république de prendre les dispositions idoines en vue de la liquidation au profit de l’État de ses dossiers judiciaires en souffrance dans nos tribunaux.