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COP-21-PARISLe Discours de Boni Yayi à l’occasion de la 21ème Session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

Discours du Président Boni Yayi à la 21ème Session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et 11ème Conférence des Parties agissant comme Réunion des Parties au Protocole de Kyoto

Paris, 30 novembre 2015

Excellence Monsieur François Hollande, Président de la République Française et cher ami ;

Excellence Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de Gouvernement ;

Excellence Monsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations-Unies ;

Mesdames et Messieurs ;

Je voudrais, d’entrée, rendre un vibrant hommage au Peuple Français pour sa farouche détermination à célébrer la vie et à résister au piège de la haine et de l’exclusion.

Je suis particulièrement reconnaissant à Mr François HOLLANDE, Président de la République Française, et à son Gouvernement, pour leur leadership dans la tenue effective de cette historique conférence de dernière chance sur les changements climatiques.

En effet, cette 21ème conférence des Parties vient renforcer les engagements pris à New York pour construire un monde nouveau dépouillé de tout dérèglement climatique qui permet de réaliser les ODD.

Nous sommes donc ici avec une détermination commune pour faire de la COP 21 une réussite qui nous permettra d’éliminer la pauvreté, d’apporter la lumière pour tous et l’énergie propre pour renforcer la capacité de production des pays en développements en vue d’une croissance verte.

Notre premier souci est de transformer le changement climatique en opportunité de développement et il est impératif que la COP 21 nous donne les moyens de nous adapter à la situation.

Ces moyens doivent absolument tenir compte de ce que nous sommes des pays en développement et pour la plupart des Etats côtiers menacés de disparition.

La COP 21 doit donc donner lieu à un accord global ambitieux et contraignant permettant de respecter l’engagement de maintenir le réchauffement climatique en dessous du seuil critique de 2°C.

Il est également impérieux que l’accord sur le climat réponde aux difficultés rencontrées par l’Afrique en matière d’adaptation, de financement, de transfert de technologies de savoir et de renforcement de capacités.

L’équité doit fonder la répartition des moyens d’adaptation. Il importe également d’intégrer dans cet Accord un mécanisme de suivi évaluation qui permette d’identifier les difficultés d’application, méritant une attention particulière de la part de la communauté internationale.

Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

L’heure est grave. Nous devons agir ! Agissons !

Je vous remercie de votre bienveillante attention.