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Bintou état civil(1)Les membres du Comité national de microfinance ont tenu leur première session ordinaire de l’année 2019 le mardi 02 avril 2019 dans la salle de conférence du ministère des Affaires sociales et de la microfinance (Masm) à Cotonou. Occasion pour les acteurs de la chaîne de la microfinance de faire le point d’exécution des travaux de 2018 en vue de faire des projections.

Le secteur de la microfinance sera plus mouvementé en 2019. En effet, quelques mois après l’organisation de la troisième session ordinaire de l’année 2018, les membres du Comité national de microfinance (Cnm) se sont retrouvés hier mardi 02 avril pour tenir leur première session ordinaire au titre de 2019. Trois points majeurs ont été abordés au cours des travaux. Primo, il s’est agi pour les membres du Cnm,  d’adopter le compte-rendu de la troisième session ordinaire de 2018. Le deuxième volet a abordé le point d’exécution des tâches issues de la dernière session de 2018. Le dernier point a été consacré à la note de conjoncture sur l’état du secteur de la microfinance au titre du 3ème et du 4ème trimestre de 2018. Selon Camille Ogoussan, Directeur général de la microfinance, la note de conjoncture est un document qui permet de faire l’état des lieux, d’établir la situation des clients à la date du 31 mars 2019, de relever les dépôts et de faire le point de l’évolution des impayés. « Sur la base des conclusions, des décisions seront prises pour le développement de la microfinance au Bénin », a-t-il martelé. Pour BintouChabi Adam Taro, ministre de la Microfinance, le gouvernement veut doter le Bénin d’un secteur de microfinance assaini, professionnel, intégré au secteur financier et contribuant efficacement à l’accès durable à une gamme de services financiers diversifiés pour l’ensemble de la population. Pour ce faire, plusieurs points prioritaires sont contenus dans l’agenda du Cnm au titre de 2019. Il s’agit, d’une part, de l’actualisation du document de développement de la microfinance suivant la nouvelle dynamique du secteur, de l’assainissement du secteur et du renforcement des actions de professionnalisation des Sfd, avec une attention sur l’éducation des clients. D’autre part, l’instance se chargera du renforcement de l’accès des Sfd aux ressources financières adaptées, de l’intensification des actions pour le financement du secteur agricole, de la finalisation de l’étude Finscope du Bénin et de la conduite du processus d’élaboration de la stratégie nationale d’inclusion financière. L’organisation du troisième recensement des institutions de microfinance et la promotion des innovations financières ne seront pas du reste.

 Mohamed Yasser Amoussa

(Coll)