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Epiphane Quenum sur la gestion du Nouveau départ « Talon doit aller aux réformes» L’ancien député et Préfet de l’Atlantique et du Littoral, Epiphane Quenum, se veut un fervent soutien du chef de l’Etat, Patrice Talon. Epiphane Quenum a expliqué dimanche 11 février 2018, sur Océan Fm, les raisons de son soutien au régime Talon lors du congrès du Rdi en septembre 2017. Il a également fait part de son analyse sur la situation au sein de la Rb et l’actualité politique nationale. Voici un point des analyses du député au micro de Océan Fm. Océan Fm : Epiphane Quenum, quelle est votre actualité depuis que vous avez quitté la Préfecture de Cotonou ? Epiphane Quenum : Nul n’est indispensable dans la vie publique. Après l’Assemblée nationale, j’ai été appelé à faire mes preuves à la Préfecture de Cotonou. J’ai fait de mon mieux pour donner satisfaction aux populations. Depuis, je cultive mon jardin, et j’observe la vie politique. Pourquoi les députés de la 7ème législature n’arrivent pas à animer le Parlement comme autrefois ? Je vous remercie de m’avoir fait revivre les moments chauds de la 6ème Législature. Si c’était à refaire, je le ferai. En démocratie, les pouvoirs sont distincts et chaque institution a ses prérogatives. Au Parlement, la majorité a parfois tendance à écraser la minorité. Dans l’extrait que vous venez de jouer, l’opposition était en train de combattre une loi scélérate. Malgré les critiques, la majorité tenait à faire passer ces lois. Nous avions alors demandé à Rosine Soglo, Bruno Amoussou, Adrien Houngbédji, de rencontrer le président Mathurin Nago pour lui faire part de nos observations. Cette démarche a été faite, mais n’avait pas prospéré. Il m’avait été alors demandé de voir à la lecture du Règlement intérieur, comment empêcher le vote d’une telle loi. Je m’étais alors retiré dans mon bureau pour trouver les failles pour empêcher le vote. J’étais alors président de la Commission du Plan. Dans un article du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il est demandé aux députés de faire beaucoup de bruits pour empêcher le vote de certaines lois. Ils peuvent ainsi obliger le président à repousser le vote de la loi, sinon renvoyer la séance sine die. Nous avons ensuite demandé au président Nago de faire passer au vote la loi. Il a certainement cru que nous étions d’accord avec la majorité. Mais à son arrivée, les bruits sont repartis de plus belle. Nous avons eu gain de cause, puisqu’il a été obligé de reporter la séance. Dans l’extrait qui vient d’être lu, le président Houngbédji avait-il le droit de stopper le député Guy Mitokpè ? La motion de procédure passe avant tout. Dans le premier extrait, j’ai demandé au président de l’Assemblé nationale de l’époque de se conformer au Règlement intérieur de l’Assemblée. Je n’ai pas apostrophé le président de l’Assemblée. Je n’ai pas proféré d’injures ni d’invectives. Sinon, c’est un incident avec le député Mitokpè et c’est regrettable. Une déclaration à la tribune de l’Assemblée est différente d’un débat. Tout ce que vous dites lors d’un débat à l’Hémicycle est protégé. Alors que lors d’une déclaration, il faut éviter les termes tendancieux. Comment se porte votre parti politique, le Rassemblement pour la démocratie et la République (Rdr) ? Le Rdr se porte bien. Le Rdr vit et était en congrès le 30 septembre 2017. C’était une démonstration de force. Malheureusement, j’ai remarqué que la vérité blesse, et les gens préfèrent les flagorneurs et les mensonges pour endormir le peuple. Avant de répondre à votre question, je rappellerai les obligations d’un mandat de député à l’Assemblée nationale. Il y a la fonction législative par le vote des lois générales, le contrôle de l’assiette fiscale, le contrôle de l’action gouvernementale. Il y a pour finir la représentativité. Le député doit descendre pour rendre compte à ses mandants. Avant la Présidentielle, les Législatives devraient nous permettre de faire le point. Il y avait amalgame aussi au sujet de mon départ de la Rb. Les gens ont parlé de nomadisme politique pour aller vers la rivière de Yayi. Ils n’ont pas compris ma motivation. Apparemment, vous étiez fatigué de la Renaissance du Bénin, et de son mode de gestion ? Non, pas du tout. Je voulais faire entendre aux responsables de la Rb, les dérives et déviances observées par la base, et surtout dénoncer la marche vers l’autocratie entamée par Léhady Soglo. On m’a dit tout gentiment d’aller faire mon expérience, et de créer mon parti. Je suis donc parti. Mais, deux ou trois ans après mon départ, le reste aussi est parti. D’autres sont partis avec la maison. Il y a plusieurs ailes Rb aujourd’hui, mais Léhady Soglo se réclame toujours président du parti. Il peut crier haut et fort partout où il veut qu’il est président du parti. Si quelqu’un court à travers les rues et se proclame Jésus-Christ, on ne peut pas l’en empêcher. C’est lui seul qui sait ce qu’il est. Cela n’a rien à voir avec la réalité, qui veut que la Rb se retrouve aujourd’hui aux mains des réformistes. Même si, le procès est pendant devant les tribunaux. Dans cette histoire, le Ministère de l’intérieur a tôt fait de donner raison aux réformistes. Selon les textes, le parti organise son congrès tous les 3 ans. C’est ce que prévoient les textes. Si après 5 ans, vous n’organisez pas le congrès, et vous prétextez de faux-fuyants, cela vous retombe forcément dessus. Encore qu’entre-temps, les membres du parti vous voient vous pavaner, et voyager comme bon vous semble, alors que vous prétextez du manque de temps pour ne pas organiser le congrès. Cela vous crée des ennuis. Dans ce cas-là, le Vice-président prend ses responsabilités pour convoquer le congrès. Et c’est ce qui s’est passé à la Rb. Depuis le congrès du 30 septembre 2017, vous faites partie de la mouvance présidentielle. Qu’est-ce qui vous a séduit dans le Pag ? Mon appartenance à la mouvance ne devrait pas surprendre. Vous devez comprendre, à la suite des extraits que vous avez joués, que je suis pour le bien-être des populations. Et de ce fait, je défendrai toutes les causes qui sont relatives au combat pour le développement. Moi, je ne sais pas faire des réverses bizarres ou dangereuses. Le peuple aurait pu étaler les griefs, avant de demander le départ de Yayi Boni. La corruption, la mauvaise gestion, la prévarication, les concours frauduleux, il fallait demander des comptes. En effet, c’est ce peuple qui a fait appel à Patrice Talon. On ne peut pas construire, ou reconstruire sans prendre les risques nécessaires. Le peuple doit donc accompagner le président, et faire les sacrifices qu’il faut pour qu’il applique son programme. On peut aujourd’hui considérer que votre soutien à Patrice Talon remonte à loin, au moins depuis son exil. C’était un deal que vous aviez fait avec Patrice Talon ? J’étais allé à Paris voir un ami en exil. Beaucoup d’autres politiciens sont allés aussi. A l’époque, l’enjeu était de taille et le peuple ne pouvait tout comprendre. Mais, nous ne devons pas oublier que l’actuel chef de l’Etat a beaucoup concouru à l’avènement de Yayi Boni en 2006. En 2011, il avait été mis sur pied un rassemblement appelé Union fait la Nation (Un). Adrien Houngbédji avait été choisi pour être le candidat de l’opposition à la Présidentielle. Tout est fait en sorte qu’il gagne l’élection. En ce moment, Yayi Boni savait lui-même que les conditions de son départ étaient réunies. Il avait déjà à l’époque maille à partir avec son principal bras financier, Patrice Talon, qui l’a amené au pouvoir. C’est là que Yayi Boni a été obligé de solliciter de nouveau Patrice Talon pour l’aider à rempiler. J’étais député à l’époque, et plus d’une personne m’avaient sollicité pour que j’intervienne pour que les deux hommes se réconcilient. J’avais l’écoute de Rosine Soglo et des députés de la Rb. A la grande surprise de tous, effectivement Patrice Talon, qui a un bon flair politique, a accepté de le supporter. C’est ainsi que le Ko a été réalisé en 2011. On a bu ce Ko à la lie. Le président Houngbédji est tombé, et nous sommes entrés dans le 2ème mandat de Yayi. C’est sur ces entrefaites que, contre tout bon sens, les thuriféraires du régime d’alors, ont introduit auprès de certains parlementaires, l’idée d’un 3ème mandat de Yayi Boni. Le modus operandi, c’était d’acheter certains députés, et d’introduire une modification de la Constitution. Le texte de la nouvelle Constitution a été envoyé au Parlement. De nouveau, les leaders de l’opposition m’ont demandé de tout faire pour faire échec à cette tentative de révision opportuniste de la Constitution. J’ai donc étudié le texte, et fait ressortir tous les pièges à notre démocratie. C’est donc depuis l’étude en commission que le texte proposé pour la révision de la Constitution a été bloqué. Ce qui n’a pas plu à Yayi Boni. Cela démontre que c’est depuis son 1er mandat que je l’ai combattu. Et pourtant il vous a nommé préfet ? Pour moi, la République avait besoin de quelqu’un qui connaissait bien les textes, et qui pouvait apporter l’apaisement dans les départements de l’Atlantique et du Littoral. A cette époque, le Préfet devenu ministre de l’Intérieur, Placide Azandé, était à couteaux tirés avec les syndicalistes qui réclamaient son départ. Yayi Boni cherchait donc l’oiseau rare pour apaiser la tension. D’aucuns ont pensé que c’était contre la Rb et pour conquérir son territoire que Yayi m’avait fait appel. Mais non, c’était surtout la gestion de la tension qui prévalait qui le préoccupait. J’étais sur un terrain administratif. Il me fallait un management nouveau. Nous étions à quelques encablures des élections. Il était urgent de pacifier le pays. Pourquoi, selon vous, les populations ont du mal à adhérer aux réformes de Patrice Talon après tant de péripéties ? On ne peut faire avancer la cause du peuple sans les réformes. Il faut attaquer le mal à la source. La gouvernance de Yayi Boni avait créé la pauvreté et la misère. Patrice Talon doit aller au bout, pour le bien-être des populations. Cette gouvernance était corrompue, et les projets destinés à transformer la vie des Béninois étaient détournés au profit de quelques-uns. La preuve, les entreprises d’Etat étaient vidées de leur substance financière. Le siège du Parlement, la Sonapra, en sont des exemples édifiants. Dans les campagnes, les balles de coton disparaissent, le reste était brûlé. C’était l’action de quelques individus motivés par les intérêts sordides et égoïstes. Les concours mal organisés, les grèves perlées qui ne permettaient plus aux enfants de passer un semestre à l’école, les étudiants qui bourdaient tous le temps, avec violence sur enseignants faisaient croire que le pays était au bord du chaos. Pour masquer cela, l’argent sale circulait. Les gens se bourraient comme cela se doit. Mais, tout le pays était démoli. Tout ceci ne pouvait être changé sans s’attaquer à la racine du mal. D’où la nécessité de revoir ce qui cloche dans la Constitution qui est la loi fondamentale. Il faut un meilleur encadrement et une meilleure régulation de l’action publique. Surtout que la Haute cour de justice qui devrait sévir et punir les actes de corruption a passé 10 ans sous Kérékou, sans que personne ne soit inquiété. Seul Alain Adihou avait été inquiété, mais il a été relaxé au motif que la loi ne le permettait pas. Sous Yayi, seuls quelques-uns ont été inquiétés. Les députés, à un moment donné, ont eu l’impression que le pouvoir même utilisait les dispositions de la loi pour empêcher le fonctionnement de cette Cour. Chaque fois que les députés mettaient en place une commission de contrôle, la justice était saisie ; ce qui, systématiquement, empêchait les députés d’aller au bout de leurs investigations. Donc, à l’évidence, notre Constitution comporte des dispositions contraires à la lutte contre la corruption, à la transparence, à la reddition des comptes, et à la bonne gouvernance au profit des intérêts collectifs. Le problème, c’est que notre peuple a transformé notre Constitution en un fétiche intouchable. Tout le monde dit qu’il ne faut pas y toucher. Tout le monde est aujourd’hui d’accord que la loi fondamentale comporte quelques insuffisances qu’il faille corriger. Le président de la République fait face à une fronde. Il y a une motion de grève de 72h renouvelables signée par les 7 Centrales. La grève continue donc mardi après les deux rencontres infructueuses avec le chef de l’Etat, avec le Clergé et les Centrales syndicales. Quelle analyse faites-vous de la situation ? Avant de répondre à cette question, j’ajouterai qu’une relecture de la Constitution ne marchera pas sans un changement en profondeur du système partisan. Les partis sont devenus des marchés qui foisonnent partout. Il faut resserrer les choses pour que la volonté générale puisse être lue. Il faut ensuite réformer le système de santé, l’école. Même notre système électoral produit trop de tensions. Tensions à la réalisation de la liste, tensions pendant les élections. La belle preuve est que, le 1er tour des élections de 2016 a failli basculer dans l’impasse, avec le 3ème à l’arrivée qui contestait sa position. Heureusement, le bon sens a prévalu. Il faut aussi réformer les finances publiques. Il y avait trop de trous laissés dans les caisses de l’Etat. Car, une fois que les impôts sont collectés, les caisses sont vidées par des réseaux mafieux. La volonté du peuple est d’aller au bien-être. Mais, il y a souvent l’instinct conservateur qui persiste. C’est pourquoi la mise en œuvre des réformes rencontre beaucoup de résistances. Il y des intérêts privés qui entrent en jeu. D’où cette grève partie de l’administration publique qui se transforme en grogne. Vous voulez dire que les Centrales syndicales sont manipulées ? En tout cas, elles sont en train de manipuler la population. Ces syndicalistes surfent sur difficultés économiques conjoncturelles. Ce qui n’est pas particulier au Bénin. Au Nigeria, au Togo, au Gabon et Sénégal il y a des difficultés. Patrice Talon a dit, de mon point de vue, tout ce qu’il fallait lors de ces deux rencontres. C’est comme le médecin que vous avez appelé quand vous êtes malade. Il commence par mettre son traitement et vous commencez par crier. Prenons l’exemple d’une femme qui doit accoucher par césarienne et qui crie quand elle voit le bistouri. Faudrait-il ne plus l’opérer ? Les cris ne doivent pas empêcher l’opération. Sinon, l’enfant ne naîtra jamais. Le chef de l’Etat a été pédagogique, car nul autre ne viendra construire le Bénin à notre place. Dans le budget de l’Etat 2018, qui se chiffre à près de 1800 milliards de francs Cfa, l’Etat doit par exemple collecter 1200 milliards chez les citoyens. Le reste doit être recherché à l’extérieur. Est-ce qu’il est prévu lors du vote de ce budget, qu’il y aura augmentation des salaires ? Comment peut-on alors décider de la revalorisation de l’indice salarial ? Par rapport au relèvement du Smig, comment peut-on s’y prendre ? Le Smig se calcule par rapport à la masse salariale et le nombre de fonctionnaires de l’Etat. Dans les habitudes, il est prévu d’augmenter le Smig chaque 5 ans, si la production augmente. Mais là, est-ce que la situation nous le permet. C’est toute la difficulté. Candide Azannaï, votre ancien collègue député, n’est pas du même avis que vous. Il dit avoir démissionné parce qu’il n’a aucune place dans un gouvernement despotique. Je m’inscris en faux contre ses déclarations. Ce sont des propos démagogiques. Je le dis et j’assume. Il doit avoir certainement les raisons de ce qu’il avance. Je dirai simplement que si ses intérêts étaient assouvis, il ne ferait pas une telle déclaration. Il avait aussi déclaré que des « nouveau-nés » en politique ne peuvent pas le diriger : il faisait allusion à Joseph Djogbénou. Il était par ailleurs contre la nomination de certains ministres d’Etat. Il se considère comme étant le meilleur soldat. Celui qui a fait partir Yayi et sa clique. Même si ce sont les balles du soldat qui ont atteint l’ennemi, est-ce pour cela qu’il faut déshabiller le général et mettre le soldat à sa place ? Non cela ne se fait pas. Je pense que ce sont les intérêts personnels qui l’ont fait partir. Le congrès des Fcbe à Parakou le weekend dernier a rallié beaucoup de monde. Est-ce que cela doit fait peur au régime Talon ? Le peuple est en ébullition. Le peuple a faim. C’est pourquoi ils applaudissaient. Ils ne veulent pas faire les sacrifices nécessaires pour sortir de la pauvreté et de la misère. C’est un désenchantement. Et le président Talon doit savoir que tout le monde ne peut pas l’aimer. De toutes les façons, c’est mieux que tout le monde ne vous aime pas, sinon vous allez vite mourir. Naturellement, tout le monde ne peut pas aimer le président Patrie Talon. Il y a une phrase qu’on a retenue de vous quand vous quittiez la tête de la Préfecture de Cotonou : « je n’ai jamais pris de salaire durant tout mon séjour à la tête de la Préfecture car, payer 250 000 FCfa à un préfet est une injure à la décentralisation ». Vous devez être sans doute satisfait de la situation actuelle des préfets, des ministres et des Directeurs de cabinet. Je trouvais grave qu’un Préfet de la République soit payé à un salaire aussi minable. Les préfets administrent les Communes, ils approuvent leurs budgets. Ils ont également d’autres tâches plus complexes que les maires. De plus, le préfet est un représentant du Chef de l’Etat et quand il y a un souci, c’est d’abord à lui qu’il faut d’abord se plaindre. Je salue ce geste du président Patrice Talon qui a rétabli les préfets dans leurs droits. Cela a, sans doute, permis aux préfets de prendre leurs responsabilités. C’est ce qui explique la stabilité en matière de sécurité dans la cité. Il a fait également de même pour les ministres. Je savais qu’au Bénin les salaires sont minuscules et les avantages sont énormes. Comme l’a justifié le président, c’est pour éviter que ces responsables à divers niveaux ne détournent les ressources mises à leur disposition pour le développement du pays. Au moment où j’étais préfet, il m’est arrivé de signer certains actes de mission de certains directeurs qui restent au bureau alors qu’ils envoient déjà leurs collaborateurs. Quand tu cherches à comprendre, on te dit que c’est comme ça. Mais si aujourd’hui, un régime décide de mettre fin à ces dérapages, il a tout mon soutien. Donc, ce sont les intérêts particuliers en danger qui provoquent la révolte. Par conséquent, il nous faut une nouvelle conscience. Ceci, à travers la mise en place d’une structure pour la formation de nos citoyens. Certains Béninois ne travaillent pas beaucoup mais, ils veulent gagner de gros salaires. La rédaction

Epiphane Quenum encourage le Chef de l'Etat dans ses réformes L’ancien député et Préfet de l’Atlantique et du Littoral, Epiphane…
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