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vehicules-occasionsQue sont devenus aujourd’hui les transitaires ? Très en vue autrefois, ils sont quasi inexistants avec la chute de la filière des véhicules d’occasion.

La dégringolade de la filière des véhicules d’occasion a entraîné sans doute dans sa chute, les transitaires. Ceux-ci sont devenus introuvables. C’est ce que révèle la descente de notre équipe à Sèkandji (Commune de Sèmè-Podji) sur un parc de vente de véhicules d’occasion. Hier mercredi 17 août 2016, nos tentatives pour les retrouver sur cette plateforme commerciale ont été infructueuses. Les lieux sont déserts. Les seules personnes présentes sont des chauffeurs qui, difficilement, nous ont indiqué des bureaux de transitaires avec cette précision. « Ils ne viennent plus sur les parcs ». Les quelques-uns que nous avons pu croiser se livrent à d’autres activités. Et pour cause. Le coût excessif, disent-ils, de la sortie des véhicules du port qui a ruiné leur activité. A cela, il faut ajouter les prix « exorbitants » de la douane et des faux frais à n’en point finir. Ce qui n’arrange pas les choses. Ce qui n’attire plus la clientèle qui préfère se rabattre sur d’autres ports de la sous-région. Les transitaires sont, du coup, parfois contraints de laisser les véhicules sur les parcs qui, finalement, entrent en dépôt pour être vendus aux enchères. Autant de difficultés qui les obligent à se reconvertir afin de joindre les deux bouts. Maillon important de la filière véhicules d’occasion, ces transitaires, tournent peu à peu dos à l’activité, avec l’espoir de voir le secteur décoller avec les nouvelles réformes.

Angèle Toboula