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medicamentsDes faux médicaments d’une quantité estimée à 2,4 tonnes au moins ont été saisis mardi 26 juillet dernier dans l’arrondissement de Godomey, grâce à une opération conjointement menée par la direction de la Pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques (Dpmed) et la direction centrale de la police judiciaire. Face à la presse hier mercredi 27 juillet, le directeur de la Pharmacie appelle les contrevenants à rompre avec ce commerce illicite.
« 2,4 tonnes de médicaments sous formes solide et liquide, d’injectables soumis à des températures de 45 à 50 degrés, de médicaments sous contrôle international… retrouvés au domicile d’une seule personne à Godomey », se désole le directeur de la Pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques, Fernand Gbaguidi. Ces médicaments ont été saisis chez une dame récidiviste qui est actuellement en garde à vue. Le directeur Fernand Gbaguidi a rappelé que le commerce du médicament, son importation, sa détention et sa vente sont régis par des textes réglementaires. L’ouverture et l’exploitation des structures à des fins commerciales de produits de santé sont subordonnées à l’autorisation du ministère de la Santé. Aussi, l’exercice illégal des professions de santé en clientèle privée est prohibé. « Ceux qui le font se livrent à des peines et seront punis comme cela se doit », annonce-t-il en ajoutant que la lutte sera sans merci. C’est pourquoi il met en garde les marchands de faux médicaments à Adjégounlè, Tokpa et autres coins privés ainsi que les professionnels de la santé qui facilitent ou se livrent à ce commerce illicite. Il les invite tous à changer de pratique car, le gouvernement, à travers son ministre Alassane Seidou, a pris des dispositions pour contrôler de manière permanente l’entrée et la vente des médicaments dans le pays. Il en a profité pour lancer un appel aux consommateurs de ces faux médicaments. « La précarité dans nos pays fait qu’on pense qu’en allant acheter ces médicaments. On fait des économies. C’est une erreur ! On achète sa mort», fait-il comprendre.
Anselme Pascal Aguéhoundé