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Le ministre de l’Agriculture, Delphin Koudandé interpellé sur l’avenir des agents concernés

L’une des conséquences des réformes du cadre institutionnel du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) est l’avenir des agents des quatre structures dont le Gouvernement a autorisé la liquidation. Il s’agit de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra), de l’Office national de stabilisation et de soutiens aux prix des revenus agricoles (Ons), de la Centrale d’achat des instants agricoles (Caia) et de l’Office national d’appui à la sécurité alimentaire (Onasa). 

Les agents des quatre structures dont le Gouvernement a autorisé la liquidation ordonnée ont des soucis à se faire. La création de pôles et d’agences territoriales de développement agricole et aussi de directions départementales de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche entraînent la disparition de certaines structures qui existent depuis des années. La Sonapra, l’Ons, la Caia et l’Onasa vont disparaître. Et depuis jeudi 1er décembre 2016, le Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a saisi, par note, les responsables des structures pour leur notifier la cessation d’activités. Visiblement, les employés desdites structures s’interrogent sur leur avenir. Interrogé sur cet aspect par les journalistes, le ministre d’Etat, Pascal Koupaki, lors de son point de presse a déclaré que les nouvelles agences à créer auront nécessairement besoin de personnel. Il n’a pas indiqué que les autres employés seront directement reversés aux nouvelles agences. Le ministre d’Etat a simplement dit qu’elles définiront certainement le profile des personnels à recruter, et s’il y en a qui remplissent les conditions, peuvent être sélectionnés. Le ministre d’Etat n’a donné aucune assurance. Il s’est montré très prudent sur la question. Pour ce qui est de l’avenir des Centres d’action régionale pour le développement rural (Carder), leurs rôles seront pris en charge par les directions départementales et les nouvelles structures. Le ministre d’Etat Koupaki a fait savoir que les Carderjouent plusieurs rôles. Entre autres, ils font office de directions départementales. Ils s’occupent de certaines fonctions régaliennes et aussi de l’encadrement. Or, a-t-il indiqué, dans la vision du gouvernement, celui qui doit s’occuper de l’encadrement, par exemple, ne doit plus être chargé de l’administration. L’avantage des nouvelles agences, selon lui, réside dans le fait qu’elles ontune vision qui consiste à construire l’agriculture béninoise, non pas sur une administrationbureaucratique, mais sur des structures de production. En clair, les Carder disparaitront aussi, mais leurs rôles seront pris en charge, certainement avec leurs personnels qui sont pour la plupart des agents de l’Etat.

Félicien Fangnon