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La Bourse du travail garde le souvenir sanglant du 27 décembre 2013

Il était une fois le 27 décembre 2013 à la Bourse du travail. Ce jour historique était le vendredi de toutes les confusions au « quartier général » des travailleurs. Course poursuite, gaz lacrymogène essuyé à plein visage, bâton de flic assené durement au crâne, sous la canicule brûlante de ce vendredi de tous les dangers, la Bourse du travail était en ébullition. La marche projetée par ces 5 Centrales et confédérations syndicales venait d’être tuée dans l’œuf. Dans la foulée, Pascal Todjinou de la Cgtb, Paul EssèIko de la Cstb, Dieudonné Lokossou de la Csa tombent comme des mouches et sont conduits en urgence au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hubert Maga. KassaMampo et d’autres militants de la Cstb atteints grièvement sont conduits d’urgence au même centre. Le monde syndical venait donc d’être atteint. C’en était le début d’une lutte syndicale âpre ayant entraîné une paralysie générale de l’administration publique et une année blanche évitée de justesse. 3 années après, les syndicalistes gardent encore intact à l’esprit le film de cet événement. Les années sont passées, le régime éprouvant de la refondation a été changé, mais l’union et la cohésion d’antan sont-elles toujours intactes? Répondre par la négative ne sera pas exagéré. En 2014 au soir de la lutte, la Cstb et la Fésyntra Finances se sont démarqués des autres et ont créé ‘’leur république’’. Les actions d’ensemble ont reçu un coup dur. Les dissensions nées depuis ces années continuent de couver jusqu’à ce jour. L’engagement est toujours prégnant avec des acteurs toujours motivés, mais ces dissensions sont la gangrène qui continue de sévir. C’est dans ce contexte un peu complexe que deux barons de la lutte syndicale s’éclipsent. Pascal Todjinou de la Cgtb et Dieudonné Lokossou de la Csa quittent le commandement et passent la main à une équipe jeune. 3 ans après cet historique événement, on retrouve un syndicat encore debout, mais remanié et fortement éprouvé. La refondation est passée, le Nouveau départ s’est installé, mais sans peine. Les bruits de fond montent par rapport aux réformes en cours. Les travailleurs y voient une menace forte pour les emplois. Les nouveaux locataires pourront-ils être à la hauteur de cette lutte conduite jusque-là sans faille, mais parfois avec immixtion dans la politique et les affaires pendantes devant la justice ? L’héritage est grand, les prochains jours édifieront.

HA