Spread the love
syndicats
Les négociations évoluent bien

Partenaires sociaux et membres du gouvernement s’étaient retrouvés comme convenu vendredi 2 février dans le cadre des négociations. Les acteurs seront de nouveau en  conclave ce jour pour poursuivre les négociations.

A l’entame des discussions, un bref rappel de l’ordre du jour en 8 points a été fait par le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Le ministre d’Etat en a profité pour faire une synthèse des discussions sur le point 1. Les responsables syndicaux ont été critiques sur cette question. Ils ont déclaré que le débat sur l’état des libertés n’a pas été aplani. Le ministre d’Etat, Président de la Commission, a souhaité que les discussions se déroulent dans un bon esprit et que des solutions idoines soient prises pour une sortie de crise. Il fera remarquer aux partenaires sociaux que tout doit être fait pour que la rencontre avec le Chef de l’Etat se passe normalement et soit un couronnement de ce round de négociations. Après ce mis au point, 3 autres points de l’ordre du jour ont été abordés. Il s’agit du relèvement du Smig, la revalorisation du point indiciaire  et la hiérarchisation des salaires. Le second point débattu a trait à l’application des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire et enfin, le point d’exécution du relevé des conclusions des négociations entre le comité gouvernemental et le collectif des syndicats du secteur de la santé. Sur les libertés, le ministre de la justice a promis que les réquisitions resteront dans le cadre tracé par la loi 2001-09 relative à l’exercice du droit de grève. Sur les cas Trékpo et Mètongnon, le gouvernement recommande de laisser les procédures aller à leur terme conformément aux prescriptions de l’Etat de droit. Il a promis de respecter les décisions des instances compétentes.Statistiques et chiffres macro-économiques à l’appui, la partie gouvernementale a expliqué que la revalorisation du point indiciaire est risquée et que la situation économique du pays ne le permet pas pour l’instant. Toutefois, elle a accédé à la demande de la hiérarchisation des salaires dans l’ordre des 26%, taux du relèvement du Smig intervenu en 2014. Le gouvernement a indiqué que cette question sera examinée et réglée à la prochaine session du Comité national du travail.Pour ce qui est des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, 8 projets d’arrêtés ont été déjà élaborés et exposés aux responsables des centrales et confédérations syndicales. Toutefois, une commission interministérielle a été mise sur pied pour examiner et arrêter les incidences financières et les modalités de leur mise en œuvre. Cette commission devrait déposer son rapport au plus tard le 15 Février, mais les syndicalistes ont souhaité que ce délai soit abrégé. Il est resté en suspens la question de l’arrêté sur l’indexation des salaires qui doit être clarifiée à la prochaine rencontre.

 Quid du secteur de la santé

 Sur le point 4 relatif au suivi de la mise en œuvre des décisions issues des négociations avec les acteurs de la santé, à ce jour, la situation administrative de 1099 agents sur 1101 a été réglée. Les deux agents restants n’ont pas produit les pièces attendues d’eux. En ce qui concerne les actes de carrière, 3783 projets d’acte sont dans le circuit de signature et d’enregistrement. Le paiement des arriérés aux agents « mesure sociale » qui ne sont pas éligibles en Ace est fait.Les 1.25 sur la revalorisation indiciaire  de salaires aux agents retraités ont été payés. Le ministre de la santé a confirmé que les échéances convenues pour le paiement des primes de motivation et de risque au personnel pour le reliquat seront tenues en juin et décembre 2018 soit un montant de près de 5 milliards et demi. Un seul point de divergences, la question du représentant des syndicats dans la commission des réformes. On retient que la deuxième journée a permis au gouvernement d’exposer les efforts consentis pour donner satisfaction aux travailleurs. Les responsables syndicaux ont été sensibilisés sur le fait que l’exécutif n’est pas sourd à leurs cris. Il est apparu une fois encore la bonne foi du gouvernement et sa volonté de parvenir à un accord. La plupart des responsables syndicaux ont montré leur disponibilité à sortir de la crise sauf la Cstb qui veut jouer la carte du « tout ou rien ».

 JPM