Spread the love
nago_okounlola
Plusieurs groupes parlementaires dont ceux de Mathurin Nago et André Okounlola vont voler en éclat

A l’issue du vote contre la prise en compte du rapport relatif au projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 2009, de profondes fractures sont nées au sein des groupes parlementaires qui forment la configuration actuelle du Parlement.

La cassure est presque consommée au niveau de certains groupes parlementaires. Le mercredi 5 avril 2017,  au lendemain de la plénière sur la révision, 13 députés ayant voté contre la prise en compte du rapport sur le projet de loi ont suspendu leur participation à l’intergroupe parlementaire des Fcbe. En agissant comme ils l’ont fait, ils ont voulu démontrer à la face du monde qu’ils ne sont plus en odeur de sainteté avec le président du groupe parlementaire « République et Unité Nationale »,  présidé par le député André Okounlola. Ce dernier qui a voté le bulletin vert, pour dire ‘’Oui’’ à la prise en compte du rapport dudit projet a provoqué l’iredu groupe des 13 qui ont aussitôt qualifié ce comportement de  dysfonctionnement dans l’intergroupe parlementaire des Forces Cauris pour un Bénin Emergent. En rompant les amarres avec leurs alliés d’hier, ils estiment prendre désormais, leur destin en main. Les députés Valentin Djènontin et Idrissou Bako sont les têtes de pont de cette dissidence et qui, incessamment, vont mettre en place un nouveau groupe parlementaire. L’autre groupe parlementaire qui est menacé de cassure est « Nation, Unité et Développement » de Rosine Vieyra Soglo. La cohésion n’est plus de mise dans ce groupe depuis que la présidente dudit groupe parlementaire a fait une déclaration fracassante, peu avant le vote sur le rapport de la prise en compte du rapport de la commission des lois. Des membres de ce groupe qui, estimant que leur honneur a été entachépar les allégations odieuses de leur « maman », menacent de quitter la barque.  L’autre groupe qui risque de subir le même sort  est « Unité, paix et démocratie » du Professeur Mathurin Coffi Nago. Du fait de la disparité dans ce groupe, lors du vote, des députés sont tentés de claquer la porte. Il en est de même du groupe de Pascal Essou qui pourrait être mis en difficulté. Au demeurant, le projet de révision de la Constitution, introduit au Parlement, par le Président de la République, Patrice Talon, le 15 mars 2017, aura permis de déblayer le paysage parlementaire qui affiche maintenant deux blocs : les mouvanciers au nombre de 60 et les opposants au nombre de 23. De toute façon, la reconfiguration politique au Parlement est inévitable. Les cartes seront redistribuées et on saura clairement ceux qui soutiennent les réformes engagées par chef de l’Etat. La première session ordinaire qui s’ouvre ce jour, lundi 10 avril 2017, réserve bien des surprises.
 Martin Aïhonnou (Coll)
Br Ouémé-Plateau