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Bruno-AmoussouEn tournée d’explication sur la crise du Parti social démocrate (Psd), Bruno Amoussou  était hier mardi 4 juillet 2017 à Klouékanmè et à Djakotomey. Le président d’honneur Bruno Amoussou, a saisi l’occasion pour s’excuser auprès des populations.

A l’occasion de sa tournée d’explication sur les tenants et les aboutissants de la crise au sein du Parti social démocrate (Psd), le président d’honneur du parti, Bruno Amoussou, n’est pas allé du dos de la cuillère pour justifier les dernières décisions qui ont déchargé Emmanuel Golou. Lors de sa descente dans les communes de Klouékanmè et de Djakotomey en effet, Bruno Amoussou a expliqué le processus par lequel M. Golou a été tout d’abord élu député à l’Assemblée nationale, puis promu président du Psd. A l’en croire, Emmanuel Golou a gravi les échelons du parti et a fini de démontrer ses compétences. « ….Je suis venu vous demander pardon parce que je me suis entêté. Je  n’ai pas voulu écouter, ni suivre les conseils qui ont été donnés. J’ai fait un passage en force pour que Emmanuel Golou devienne secrétaire général du parti en 2000, puis député», a expliqué le président d’honneur du Psd. Mieux, le choix de le faire nommer ministre, a affirmé le Renard de Djakotomey, a suscité des remous au sein du parti et le départ d’un certain nombre de responsables du Psd dont le secrétaire général sortant Félix Dansou, le trésorier général du parti, Nestor Codjia et d’autres. « Il est temps que Emmanuel Golou accepte d’être déchargé », a-t-il fait savoir. C’est pourquoi il a été déchargé, martèle-t-il. Le président d’honneur du parti a présenté ses excuses à tous ceux qui ont été affectés par ces décisions qu’il a prises. Tout en faisant observer qu’une nouvelle ère s’ouvre au sein du parti, il a invité tous les militants qui avaient claqué la porte à revenir.

Par ailleurs, il a expliqué aux militants que la crise qui secoue le Psd n’a rien à avoir avec le gouvernement, ni avec son chef, le président Patrice Talon. Pour lui, il y a des faits qui datent de 1991, 1996 et 2000.

Odi I. Aïtchédji

(Coll)