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ESSENCE-FRELATELa lutte contre l’essence frelatée ne se fera pas par les muscles. La première autorité du Bénin l’a sans doute compris depuis plusieurs années. Mais il semble que la leçon n’est toujours pas assimilée par certains hommes en uniforme qui continuent de brutaliser les contrebandiers. Le carnage du mercredi 14 octobre interpelle. 4 personnes ont été soumises à l’horreur du feu. Elles ont été calcinées parce qu’elles étaient à bord d’un véhicule transportant l‘essence de contrebande. Selon les informations, ce véhicule était pisté depuis Porto-Novo par les services spécialisés de la Douane. Le chauffeur ayant compris qu’il était pourchassé a mis le pied sur l’accélérateur. Tel dans un film de western, il a pris tous les risques pour échapper aux hommes en uniforme. Mais ceux-ci, selon les informations, n’ont pas démordu. Ils ont maintenu la pression jusqu’à le coincer contre les barrières de sécurité au niveau de Sèmè-Podji. Le liquide inflammable a explosé et 4 des passagers à bord ont été calcinés. Cette version a été balayée du revers de main par les services douaniers qui ont récusé toute responsabilité dans ce drame. La Douane n’est donc ni de près ni de loin impliquée dans ce carnage, indiquent les autorités. Il s’agit donc d’un accident comme tout autre. Les raisons de la mort « sauvage » et affligeante de ces passagers est donc soigneusement ensevelie dans ce discours formaliste de dénégation en dépit des témoignages des personnes ayant assisté au drame. Réfléchir à une lutte pensée contre l’essence frelatée serait un défi à la fois des hommes en uniforme que des prochaines autorités béninoises.

AT