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ahissou-dossouhouiAprès le coton, la production céréalière a atteint un chiffre record cette année. Des dispositions sont prises par le gouvernement pour mieux gérer le surplus. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse tenue par le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui et son collègue du Commerce Serge Ahissou le vendredi 05 octobre 2018 à Cotonou.

Le maïs béninois sera disponible sur le marché international. Le gouvernement y travaille. L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, à l’occasion de sa sortie médiatique avec son collègue du Commerce. « Au moins en termes de céréales nous ne souffrons pas. Mais s’il y a des invendus importants, le paysan ne produira pas davantage. C’est pour cela qu’il y a des dispositions à prendre pour que le produit coule bien, que le paysan le vende et que les consommateurs aussi l’achètent aisément… », a déclaré le patron de l’Agriculture à l’occasion de sa sortie médiatique. En effet, face à la presse, Gaston Dossouhoui, après avoir annoncé la production record de maïs au Bénin, soit 1.600.000 tonnes contre 1.200.000 la campagne dernière, a plaidé pour la facilitation de l’exportation aux producteurs. Selon lui, de 2016 à aujourd’hui, la production céréalière a dépassé les prévisions à l’interne. Le Bénin est donc à une phase de surproduction. « Si vous allez au marché Dantokpa actuellement, vous aurez le sac de maïs à moins de 20.000 FCfa. Si vous allez sur les marchés primaires de collecte, il est encore entre 10.000 FCfa et 11.000 francs Cfa », a certifié Serge Ahissou, ministre de l’Industrie et du commerce. La saison s’est révélée fructueuse. La production céréalière au Bénin s’est beaucoup accrue du fait de la disponibilité des substances de production. Elle exige donc l’exportation massive de surplus. En dépit des inondations, a-t-il expliqué, les perspectives sont encore très bonnes pour la campagne en cours. A l’en croire, s’il est vrai que cette surproduction témoigne de la rentabilité de la politique agricole du gouvernement, il faille réfléchir maintenant à trouver d’autres issues aux producteurs pour l’écoulement de leur récolte sans pour autant sevrer le pays. Le gouvernement n’a jamais interdit l’exportation de produits vivriers. « Nous ne sommes pas dans un pays où il y a de déficit alimentaire, où il y a manque à manger », a fait remarquer le ministre Ahissou. « En ce moment, nous ne devons pas empêcher la sortie des produits parce que les quantités qui existent aujourd’hui, même tous les Béninois ne peuvent pas finir d’en consommer », a-t-il renchéri. Il faudrait alors épuiser les stocks disponibles avant les prochaines récoltes, pour ne pas subir des pertes dues à la péremption ou l’avarie des réserves. De même, les forces de l’ordre et autres agents assermentés en charge de la sécurisation des frontières ont été invités à faciliter aux producteurs, commerçants et autres exportateurs, l’écoulement du produit vers les pays de la sous-région afin de limiter l’excès à l’interne.

 Woosung Gueli

(Stag)com ministre du commerce