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Ofpa 1Cotonou a abrité la session ministérielle de la 11ème conférence des ministres en charge de la fonction publique des Etats couverts par l’Observatoire des fonctions publiques samedi 17 novembre 2018. Occasion pour les délégations des neuf pays membres de l’Ofpa de poser les bases pour la renaissance de l’institution.   

Après trois jours de conclave des experts de l’Ofpa, les ministres en charge de la fonction publique des Etats membres de l’institution se sont retrouvés à huis clos pour mieux enraciner les fonctions publiques à travers l’Observatoire des fonctions publiques africaines. A cet effet, d’importantes décisions ont été prises par les pays représentés à la session de Cotonou. Au nombre de celles-ci, la tenue d’une session extraordinaire au plus tard en avril 2019 à Bamako (Mali), la relecture de tous les textes officiels de l’Ofpa en vue de recadrer ses missions au regard de l’évolution du contexte, la relance du paiement des contributions de tous les Etats membres au titre des années 2018 et 2019 et la réalisation d’une étude sur la faisabilité de transformer l’Ofpa en un centre de formation professionnelle au profit de l’administration publique en matière de renforcement des capacités. La session ministérielle de la 11ème conférence des ministres en charge de la fonction publique de l’Ofpa a décidé également d’encourager tous les pays membres à prendre part aux activités statutaires de l’organisation, de confier l’administration provisoire du Secrétariat exécutif de l’Ofpa au Directeur général de la fonction publique du Bénin en attendant la désignation du nouveau Secrétariat exécutif. Concernant les douzième et treizième conférences, la rencontre a décidé de reverser cette question à la session extraordinaire de la conférence des ministres de Bamako pour la prospection des pays d’accueil. Dans son mot de bienvenue, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la fonction publique et Vice-présidente  de la Conférence des ministres a rappelé l’historique de l’Ofpa depuis l’Initiative de Cotonou en novembre 1991 jusqu’à ce jour. Elle a relevé par ailleurs les difficultés que vit l’institution, surtout depuis 2014 où ses instances supérieures ne se sont plus réunies. « Avec la tenue de la présente session, cette situation déplorable prend fin », a-t-elle indiqué. Elle invite à cet effet ses collègues à prendre l’engagement de faire rayonner l’institution pour un avenir radieux des fonctions publiques africaines. Ali Mbodou Mbodoumi, ministre de la Fonction publique, du travail et du dialogue social du Tchad, président en exercice de la conférence des ministres de l’Ofpa, a quant à lui, relevé les difficultés financières et institutionnelles depuis quelques temps. Il a mis l’accent sur les conséquences de la non-tenue des instances décisionnelles de l’organisme qui paralysent son fonctionnement régulier. Il a souhaité que cette session soit l’occasion de poser un bon diagnostic afin que les solutions trouvées soient adaptées aux stratégies novatrices de relance de l’Ofpa. Représentant le ministre d’Etat, chargé du Plan et du développement, Barnabé Dassigli, ministre de la Décentralisation, a fait observer que l’administration publique, dans le rôle qui lui est dévolu, doit offrir des prestations de qualité à ses usagers clients. Tout en se réjouissant de la rencontre de Cotonou de 2018, il a indiqué que l’Ofpa doit jouer en tant qu’outil au soutien des Etats membres afin de se projeter comme un véritable creuset de réflexions transversales et de mutualisation des expériences pour des fonctions publiques africaines modernes, dynamiques et intelligentes.

 Odi I. Aïtchédji