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ecu-ecuAprès l’exploit réussi face l’Algérie (1-0) mardi 16 octobre dernier au stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou, nous avons noté la prestation des Ecureuils sur 10.

Fabien Farnolle 7 : En première période, il était tranquille, pas inquiété car ses coéquipiers avaient la maîtrise de leur sujet. Mais en seconde période, il sort deux arrêts décisifs dans le temps additionnel et une dernière sortie plus que rassurante sur le dernier corner des Algériens. Irréprochable.

 Emmanuel Imorou 6,5 : Il a sorti un match très accompli dans son couloir gauche. Très présent offensivement, il a régulièrement lancé ou suivi les actions menées dans son sillage. Il n’était pas loin d’obtenir un pénalty dans le premier acte. Puis, il s’est appliqué à fermer son couloir quand Ryad Mahrez est rentré. Le Caennais qui n’avait plus joué à Cotonou depuis sept ans, était dans son élément.

 Séidou Barazé 6,5 : Il commence à prendre la mesure du poste. Aligné à droite dans une défense à quatre, il a montré plus de garantie. Dans le placement défensif et les interceptions, il n’a été jamais dépassé. Ses sorties de balle également étaient sans déchet. Il aurait même pu être passeur décisif si Steve Mounié avait trouvé le cadre sur son centre de la 25è minute. Une prestation correcte.

 Khaled Adénon 7 : Habitué à couvrir, replacer, gagner ses duels sans vice, alterner convenablement jeu court et long, le défenseur amiénois a fait un match sans faute. Discret, il est devenu le leader des siens quand il a pris le brassard après l’exclusion de Stéphane Sessègnon. C’est lui qui a guidé l’équipe alors qu’elle est en infériorité numérique.

 Olivier Verdon 7 : Ça commence à devenir un classique de le voir défendre avec autant d’autorité pour un gamin de 23 ans. Il aligne à la perfection la présence dans les duels, l’anticipation et les choix de relances verticales sans s’affoler. On ne peut rien ou presque lui reprocher tant sa prestation était aboutie. Il est de plus en plus à son aise aux côtés d’Adénon. Convaincant.

 Jordan Adéoti 7,5 : Le régulateur, le premier relanceur, le boucheur. C’est lui qui a permis à l’équipe de garder un constant équilibre dans l’entrejeu sans se débrider. L’Auxerrois a été encore plus énorme quand l’équipe est passée à dix. Pas avare dans les efforts offensifs, il affiche un volume de jeu impressionnant et une justesse technique très utile dans la moitié adverse. Bluffant.

 Sessi d’Almeida 8 : Première titularisation en A à Cotonou, premier but international qui offre une victoire face à un adversaire invincible depuis 35 ans. On a aimé sa fougue, son activité dans l’entrejeu et son pressing de tous les instants. Sa débauche d’énergie a surpris et dérangé les adversaires. Même s’il a des progrès à faire dans le placement et les relances, il marque sur son unique tir du match. Tueur.

 Stéphane Sessègnon 5 : Son expulsion de la 55è minute gâche un peu le match de patron qu’il faisait. Même si personne ne sait les mots échangés avec l’arbitre, le capitaine doit être plus exemplaire. Il amène tout seul le premier but en mystifiant Ghezzal et Bensebaini avant de servir d’Almeida. Le Sessègnon qu’on aime était résumé sur une action. Créateur et utile.

 Michael Poté 5,5 : C’est clairement un match à oublier pour l’attaquant qu’il est. Pas souvent servi dans le bon tempo sur les phases offensives, il n’a carrément pas existé. Il s’est quand même beaucoup dépensé pour fermer son couloir au point d’être averti. C’est une nouvelle confirmation qu’il n’est plus à son aise sur un côté. Il était tout de même au départ de l’action qui amène le but. Réconfortant.

 Jodel Dossou 7 : L’homme qui emballe le match sur chaque ballon touché en phase offensive c’est lui. A gauche comme à droite, la défense verte a souffert de ses coups de rein. Devenu leader technique après la sortie du capitaine, son match aurait été plus parfait s’il était plus juste dans la surface adverse sur les dernières passes tout comme sur ses tentatives personnelles. Remuant.

 Steve Mounié 6,5 : Il n’a pas marqué mais son travail face à la défense adverse a été énorme. Présent sur tous les ballons aériens, il a encore obtenu des coups francs qui méritent d’être mieux exploités. L’attaquant d’Huddersfield a bien participé au jeu défensif en formant presque tout seul un premier rideau défensif. Unique regret, sa tête plongeante de la 25è minute non cadrée. Sa meilleure occasion du match. Bagarreur.

 

Géraud Viwami

(Coll)

  Le Bénin ne digère pas l’arbitrage

Mardi dernier, le Bénin a signé l’une des plus belles performances de son histoire en faisant tomber l’Algérie (1-0) à l’occasion de la 4e journée des éliminatoires de la Can 2019. Pourtant, même à domicile, les Ecureuils ont dû composer avec plusieurs paramètres décevant, à commencer par l’expulsion de leur capitaine, Stéphane Sessègnon, dès la 54e minute pour une contestation qui semblait banale. « Je pense que sur l’action précédente, à mon avis, il y a une faute sur mon partenaire que l’arbitre n’a pas sifflée. Étant capitaine, j’ai le droit de la réclamer, et j’ai aussi le droit d’échanger avec l’arbitre. Ce que j’ai fait, puis il me met un carton jaune et le rouge après que je lui ai fait comprendre que j’étais dans mes droits de réclamer lorsqu’il ne siffle pas bien », a raconté le sociétaire du Gençlerbirliği Sk.

 Dussuyer : « vraiment, l’arbitre n’a pas été bon »

 Pour couronner le tout, l’arbitre a ensuite accordé dix minutes de temps additionnel ! Et les Fennecs, menés depuis la 16e minute, ont failli en profiter pour égaliser, mais Fabien Farnolle a réalisé un arrêt décisif devant Baghdad Bounedjah, avant qu’Adam Ounas ne trouve la barre. Après la rencontre, le sélectionneur du Bénin, Michel Dussuyer, a chargé l’arbitre namibien de la rencontre, Jackson Pavaza. « On a eu beaucoup d’événements contre nous, surtout en deuxième période. (Sur l’arbitre) Déjà dans le couloir, il fait enlever le collant noir à Farnolle et je me suis dit qu’on avait à faire à un type compliqué. Ensuite, il a continué. Vraiment, il n’a pas été bon. Sur le carton de Stéphane Sessègnon, on voit que c’est quelqu’un qui manque de psychologie. Franchement, je ne sais pas là où il est allé chercher les 10 minutes d’arrêt de jeu », a pesté le technicien français. Malgré ces faits de jeu défavorables, l’équipe béninoise s’est arraché pour décrocher la première victoire de son histoire contre l’Algérie. Un succès qui n’en aura que plus de mérite !

 C.G