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Pari réussi pour Houngbédji et les siens

Les rideaux sont tombés sur le 4ème congrès du Parti du Renouveau Démocratique, le samedi dernier. Après les réflexions sur la réforme du système partisan, place a été faite  à la succession au sein du parti.

 Les jeunes du Parti du renouveau démocratique de  Adrien Houngbédji, participent désormais à la gestion du parti. Les conclusions des assises du 4è congrès qui s’est déroulé du 1er au 2 décembre 2017, stipulent que les jeunes auront leur place, au sein du Bureau exécutif national. Même si le commandement n’a pas changé de main, c’est une avancée de voir les jeunes évoluer, aux côtés du leader charismatique pour la gestion au sommet du parti. Aux postes de vices présidents, on retrouve Jean Claude Houssou, Joseph Ahissou, Joël Alagbé, Médard Sessinou, Hugues Patinvoh. Le parti leur doit beaucoup, et leurs légitimes aspirations, ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds. « Nous devons prendre acte de cette revendication et prendre les mesures qui s’imposent. Si vous me  donnez votre  accord pour cette nouvelle orientation, (un accord sincère et cohérent) eh bien, à partir de ce congrès et des statuts qui sont notre loi fondamentale, nos jeunes de 18 à 35 seront représentés pour 1/3 dans les bureaux de nos cellules, 1/3 dans les bureaux des nos sous sections, 1/3 dans les bureaux de nos sections. Et à la Direction exécutive nationale (Den), ils seront 1/3 de la Den âgés de 25 à 45 ans, à condition d’avoir un Cv qui atteste non seulement qu’ils sont militants, mais qu’ils ont reçu une formation  qui les rend aptes à exercer les plus hautes responsabilités », a déclaré  Adrien Houngbédji, dans son discours d’ouverture. Plusieurs autres décisions ont été prises lors des assises pour dynamiser le parti qui a vainement cherché à briguer la magistrature suprême. Ce congrès du Prd s’est ouvert à un moment où le gouvernement de Patrice Talon a engagé des réformes profondes aux plans économique, social et politique. La problématique du financement des partis politiques est inscrite dans les réformes. Le Parti du renouveau démocratique, ayant passé plus de 25 ans dans l’opposition, mesure bien les avantages d’une telle réforme. En œuvrant pour les réformes du système partisan, au Bénin, il sait mieux que quiconque les avancées que tirerait le pays au plan démocratique.

La réforme du système partisan

  « Il n’y a pas de démocratie sans parti politique. Et notre 4ème congrès se déroule au moment même où des consultations d’envergure sont menées sur l’efficience et la viabilité de notre système partisan. Un système partisan qui n’a jamais réussi à hisser un de ses acteurs au sommet de l’Etat. Un système partisan dans lequel les partis politiques peinent à jouer leur rôle dans l’animation de la vie politique. Un système partisan dans lequel nous ne sommes, la plupart du temps, que des clubs, qui se font et se défont au gré des régimes, et au gré des intérêts électoraux : 240 partis politiques ! Un système partisan où le retournement de veste et la transhumance ont rang et prérogative de sports nationaux. Un système partisan enfin où, faute de ressources propres, les acteurs politiques deviennent une proie facile pour les puissances d’argent, avec l’aliénation qui en découle. Tout cela a contribué à fragiliser et à décrédibiliser progressivement notre démocratie », a déclaré Adrien Houngbédji. Face à cette problématique, le ministre Djogbénou, Garde des Sceaux, a fait remarquer, aux congressistes que le gouvernement a à cœur qu’une telle réforme aboutisse. Que moins de partis politiques (une dizaine) prennent la parole, lors de pareilles assises, 3 à 4 partis pour l’avenir, sera une grande avancée pour la démocratie et le financement des partis. L’adhésion du Parti du renouveau démocratique au Grand parti unifié est donc attendue selon Joseph Djogbénou : « C’est l’ensemble des partis qui appelle au regroupement. C’est le Chef de l’Etat qui appelle au regroupement, regroupement de ses amis comme de ses adversaires », a-t-il conclu.

 Martin Aïhonnou

(Coll)