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Maîga Anki Dosso 2La sixième journée du Procès Icc-Services a démarré le 26 décembre 2018 à Porto-Novo. L’ex Directeur général de la Police nationale, Anki Dosso Maïga était à la barre, pour répondre aux questions de la cour au sujet du permis de port d’arme délivré à Emile Tégbénou.

L’ex Directeur général de la Police nationale, Anki Dosso Maïga a confondu le ministre Armand Zinzindohoué et a confirmé que les services du ministère de l’intérieur étaient au courant de l’existence de Icc-Services depuis décembre 2006. Des révélations faites à la Criet ce 26 décembre, il a été dévoilé que la demande du port d’arme effectuée par Emile Tégbénou a été examinée avec une célérité anormale. Le Directeur de la police nationale a reconnu devant la cour qu’il a reçu des pressions avant la délivrance du permis. Selon lui, les pièces essentielles avaient été fournies. L’extrait du casier judiciaire et le rapport d’enquête de moralité étaient favorables, raison pour laquelle le dossier a été validé.Il a précisé qu’il a eu une pression du Ministre Armand Zinzindohoué pour la délivrance du permis du port d’arme. « Le dossier de Emile Tégbénou a été transmis main à main ; ce qui est anormal et contraire à la démarche administrative. La Police n’a pas eu le temps de faire les vérifications nécessaires sur Icc-Services, sinon le permis n’aurait pas été délivré », a souligné Anki Dosso Maiga. Au cours des débats, après une suspension intervenue suite à l’apparition d’un nouvel accusé, Justin Dimon, absent au procès depuis le début, Me Olga Anassidé a porté à l’attention du président de la cour que les avocats ainsi que des accusés et des sachants ne sont plus sereins dans le procès. Pour le conseil de la partie civile, il y aurait des actes d’intimidation sur certains avocats, sachants et témoins. Elle exige donc à la Cour de prendre les mesures idoines pour le retour de la sérénité au niveau de tous les acteurs du procès en cours.En réponse à la réaction de Me Anassidé, le président de la Cour s’est adressé au procureur spécial en lui demandant les mesures qu’il prend pour que le procès puisse aboutir à la manifestation de la vérité sans que personne ne se sente menacée ou ébranlée.En réponse aux questionnements du président de la Criet, le parquet spécial rassure toutes les personnes impliquées dans le dossier Icc-Services sur les mesures prises pour qu’ils ne s’inquiètent de rien. Pour le procureur spécial, le parquet a pris toutes les dispositions et d’ici peu, rassure-t-il, les effets des actes du parquet spécial seront bientôt portés à la connaissance de tous. Il invite donc toutes les personnes intervenant dans le dossier à garder leur sérénité.

 Jean-Paul Mahougnon