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cour-cotonou05 ans de travaux forcés, c’est le verdict rendu vendredi dernier par la cour d’assise de Cotonou au sujet d’une affaire de meurtre. Jeanne Vitofodji est accusée de crime de coups mortels sur sa voisine Bernadette Yèhoumè en 2010. L’accusée a plaidé coupable. L’incident s’est produit au quartier Dowa gbago à Porto-Novo.

Jeanne Vitofodji dite « tanyinvou » épouse Etienne Kouton et coépouse de Célestine Danvognanou est placée sous mandat de dépôt depuis le 22 octobre 2010. Elle a été entendue sur les faits qui lui sont reprochés vendredi dernier. L’accusée, jeune femme d’environ 29 ans, a comparu pour répondre de crime de coups mortels sur Bernadette Yéhoumè, sa voisine et amie de sa coépouse. L’affaire remonte au 18 octobre 2010, où une première bagarre oppose l’accusée à sa victime qui aurait été mise à contribution par sa coépouse pour mieux la combattre. Mais le drame va se produire le 19 octobre 2010 chez le meunier du quartier où une nouvelle bagarre surgit entre Vitofodji et Bernadette qui selon les témoins aurait giflée l’accusée. Au cours de cette bagarre, vitofodji voulant riposter, sort un couteau de son panier et poignarde son adversaire au-dessus du sein gauche. Cette dernière passe de vie à trépas des suites d’une hémorragie cataclysmique selon le rapport du Dr Clément Padonou, médecin légiste. L’accusée reconnait les faits mais affirme qu’elle n’avait pas l’intention de donner la mort à sa victime. Le ministère public requiert 10 ans de travaux forcés. L’avocat de la défense, Me Arthur Ballé, a plaidé pour une application plus douce de la loi, convaincu que sans la gifle il n’y aurait pas eu usage de couteau. Après délibération, la cour condamne Jeanne Vitofodji à cinq ans de travaux forcés et au paiement des frais de justice. Elle va recouvrer sa liberté dans sept mois.

Inès ZOUNNON