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talon-defiléLes harmonieuses parades des forces de sécurité et de défense, lundi 1er août sur le boulevard de l’Etoile rouge, ont une fois encore, séduit lors du  56ème anniversaire de l’indépendance du Bénin. Placée sous le signe de la sobriété, la 1èrecélébration de l’indépendance, sous le leadership de Patrice Talon, n’a pas manqué de solennité.

A 9h 30, la mise en place était bouclée et le boulevard de l’Etoile rouge, bondé de monde, et décoré aux couleurs du drapeau du Bénin, était prêt à accueillir le chef de l’Etat pour l’ouverture du défilé militaire. A la tribune officielle où étaient déjà installés les anciens présidents de la République, le président de l’Assemblée nationale, les ministres du gouvernement, les présidents des institutions constitutionnelles de la République, les députés, les personnalités politiques, les ambassadeurs, le Haut commandement militaire, les autorités traditionnelles et religieuses, il ne manquait que lui. Quelques minutes avant dix heures, une Jeep militaire se gare près du tapis rouge et captive toutes les attentions. Il est là, Patrice Talon, l’homme attendu pour sa 1ère commémoration de l’indépendance au titre de chef de l’Etat. A sa descente, il est accueilli par le ministre chargé de la Défense, Candide Azannai. Ensuite, l’exécution de l’Hymne national par l’orchestre des forces de l’ordre plonge toute la place de l’Etoile rouge dans une ferveur patriotique. Après près d’une minute au « Garde à vous », la dernière note de l’Hymne national met fin à la méditation afin de laisser le chef de l’Etat se diriger vers la tribune officielle. Le président de l’Assemblée nationale Adrien Houngbédji, les anciens chefs d’Etat Nicéphore Dieudonné Soglo et Boni Yayi, l’ex premier ministre Lionel Zinsou,  les présidents d’institutions de la République, ont, tour à tour, reçu les salutations du chef de l’Etat, Patrice Talon. A dix heures, conformément au chronogramme préétabli, la cérémonie a démarré avec l’allocution de bienvenue et la présentation du programme du défilé par le protocole militaire assuré par le commandant Serge Chabi. « Deux phases vont constituer ce défilé : les défilés pédestres exécutés par chaque détachement des forces de sécurité et de défense, puis les défilés motorisés exécutés par les mêmes détachements », a-t-il annoncé.

Parades harmonieuses et exhibition impressionnante

Avec la précision et la discipline militaire qu’on leur connaît, le détachement de la Gendarmerie nationale a ouvert le bal des défilés pédestres. Dans une harmonie louable, la représentation des anciens combattants a pris le relais en signe de leur attachement perpétuel aux vertus militaires. Place ensuite aux défilés des détachements des centres de formation des forces de sécurité et de défense : les jeunes filles du Lycée militaire de Natitingou, les jeunes élèves du Prytanée militaire de Bembèrèkè, les élèves de l’Ecole nationale des officiers de Toffo, les officiers en formation dans les écoles de formation militaire, le personnel féminin en formation à l’Ecole des sous-officiers, les commissaires en formation à l’Ecole supérieure de Police… Tous ont été sidérés par leur assiduité dans les gestes. Vêtus du nouvel uniforme adopté le 1er avril dernier, chemisette blanche sur bas bleu nuit et coiffé d’un béret bleu, le détachement des élèves en formation à l’Ecole de la gendarmerie nationale de Porto-Novo a passé le témoin aux forces de sécurité publiques et assimilées sous les cadences de la musique de la Police nationale. A suivi le passage du détachement des hommes en uniforme kaki et béret vert chargés de renflouer les caisses de l’Etat. Ensuite, le personnel féminin de la Police nationale qui compte aujourd’hui 400 femmes a exhibé sa rigueur dans les gestes à l’instar du personnel masculin qui a suivi. Coiffés de casques et munis de matraques, le détachement des CRS a réalisé une parade impeccable avant de passer le relai au personnel féminin puis masculin de la Gendarmerie nationale. Sous le commandement du lieutenant Edith Babalola, les forces aériennes du Bénin ont montré la délicatesse et la minutie de leur mission à travers leur défilé sur terre ferme. Les forces navales chargées de la protection des côtes, les forces de l’Armée de terre chargées de la défense, la Garde républicaine, toutesces forces sont passées, à tour de rôle, dans une harmonie captivante. C’est avec la même attention que les spectateurs ont suivi le passage des soldats du feu (les sapeurs pompiers) et ceux des unités spécialisées de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale. L’air populaire et très aimé des hommes en treillis coiffés de béret rouge a annoncé le passage des para-commandos. Têtes hautes et allures imposantes, leurs mouvements disciplinés et minutieux ont une fois encore impressionné. Le défilé pédestre s’est fermé avec la parade des parachutistes pour laisser place à l’exhibition du matériel roulant des forces de sécurité et de défense. Exécuté par chaque corps, le défilé motorisé a été tout aussi séduisant. Chaque corps a déployé le meilleur de son artillerie. Le passage des lourds engins militaires a mis fin au défilé vers onze heures quarante cinq comme prévu dans le chronogramme préétabli. Après le retrait du chef de l’Etat, Patrice Talon, dans une Bentley noire, les officiels ont suivi dans un ordre de préséance annoncé et respecté à la lettre.

Anselme Pascal Aguéhoundé