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Talon-discours
Patrice Talon promet des lendemains meilleurs aux Béninois

Dans son discours à la Nation à l’occasion de la célébration du 56ème anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, le chef de l’Etat a réaffirmé nombre de ses engagements pris lors de sa prise de pouvoir le 06 avril 2016. Il a notamment insisté sur la révision constitutionnelle qu’il a engagera sous peu selon les règles démocratiques. C’est son vœu le plus ardent et il ne l’a pas caché pour la énième fois. Il a fait de ce projet une priorité, tout comme la lutte contre la pauvreté et le sous-développement. Faisant le constat selon lequel le Bénin n’a pas connu une avancée sur le chemin  du développement économique et social, Patrice Talon laisse croire qu’il travaillera pour les prochaines années à mettre le pays sur les rails d’un développement harmonieux, vertueux et durable. Certes, le Bénin est un pays de liberté, mais celle-ci n’est pas une fin en soi, mais un moyen de développement, a reconnu le président de la République. C’est pourquoi, il s’engage  à opérer des choix pertinents qui tiennent compte des talents du pays, ses potentialités et compétences ainsi que ses ressources pour aller à la conquête du développement. C’est à la fois un défi commun et personnel, souligne le chef de l’Etat. En ce moment où le peuple peine à retrouver sa stabilité économique et social, en ce moment où le panier de la ménagère s’appauvrit, en ce moment où le tissu économique souffre du manque d’oxygène, le président de la République semble avoir posé le diagnostic et envisager les solutions pour changer le visage du pays. Un discours très bref, mais plein de volonté et d’engagement. On se demandait le type de discours que  le chef de l’Etat allait adresser aux citoyens par ces temps où les voix s’élèvent pour exprimer leur impatience à voir les choses changer, à voir leur situation s’améliorer et surtout à regarder l’avenir avec optimisme et sourire. Ils ont la réponse à leurs inquiétudes. Maintenant, il reste à voir ces engagements se transformer en actes concrets. Ce qui a aussi retenu les attentions dans ce discours, c’est le souci permanent du chef de préserver l’unité nationale. Il tranche du coup d’avec les propos va-t-en-guerre de son prédécesseur qui promettait la guerre et l’affrontement à son peuple. Les notes de cette allocution prononcée à la veille du 1er août 2016, la première du genre pour le chantre de la Rupture et du Nouveau départ sont susceptibles d’adoucir les nerfs et de calmer les esprits qui s’échauffent, sauf ceux qui ne veulent pas voir les choses avec objectivité. Cependant, le chef de l’Etat est resté étrangement discret sur l’épineuse question de l’insécurité qui, sans se tromper, donne de la sueur froide à son gouvernement.

 F.N