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pape christophe
Sa Sainteté, le Pape Christophe18 lors de son prêche

Les fidèles chrétiens catholiques de la « Mission de Banamè » ont commémoré le 5ème  anniversaire de la reprise de la « Mission de Banamè ». C’était du 18 au 21 août 2016 sur la Sainte Colline de Banamè, dans la Commune de Zagnanado.

La Sainte Colline d’Ezéchiel de Banamè Sovidji était noire de monde. Les pèlerins, estimés à plus de 100 mille par les organisateurs, ont pris d’assaut la « Nouvelle Jérusalem » dans le cadre de leur pèlerinage annuel qui coïncide avec le 5ème  anniversaire de la reprise de la « Mission de Banamè ».Venus de toutes les contrées du monde, ils ne voulaient pas se faire conter l’évènement inédit ni rater cette occasion au cours de laquelle Daagbo, Dieu Esprit Saint, a déversé une grâce incommensurable sur les fidèles présents et sur le monde entier. Les trois jours d’intenses moments de prières et de dévotions à la Vierge Marie, Bienheureuse Mère de Fofo Jésus, ont démarré le vendredi passé  par une géante et très longue procession qui a pris source au Collège d’enseignement général de la localité.  Sur près de 2000 mètres, les fidèles, les membres du clergé et toute la Cour Céleste ont marché dans la foi pour renouveler leur engagement à servir Dieu, l’unique, et à obéir à ses prescriptions. Sous un ciel clément, ils n’ont pas senti le temps passé. Des séquences de prières entrecoupées de louanges et des chants animés par le rythme houngan ont été les moments forts de cette procession jamais vécue. Ceux qui faisaient leur baptême de feu l’ont même assimilé à un mystère puisque, selon eux, aucune célébration religieuse n’a drainé autant de monde si ce n’est pas cette marche vers Dieu qui a pris chair à Banamè. A la suite de ladite procession qui a échoué sur la Sainte Colline, les fidèles ont eu droit à l’eucharistie présidée par sa Sainteté, le Pape Christophe XVIII. L’autre  moment palpitant de ces trois jours de pèlerinage a été l’office religieux du samedi et la messe  du  dimanche consacrée à la clôture de  la communion fraternelle des Daagbovi. Arborés de leur tenue de circonstance taillée dans un tissu aux couleurs et  à l’effigie de la Vierge Marie et de Daagbo, Notre Dame du combat de Banamè, les fidèles ont suivi plusieurs enseignements sur l’amour, le pardon, la crainte de Dieu et l’humilité. Dans son homélie, sa Sainteté le Pape Christophe18 est revenu sur les débuts de la mission de Banamè et les péripéties qui se sont dressés sur le parcours des fidèles résolument engagés. A l’en croire, cette mission, comparée à la nouvelle  Jérusalem qui a pris son envol au Bénin,  sur la terre du Vodoun, de la sorcellerie, de tout sauf le bien, est un salut pour le monde entier et la terre d’accueil en particulier. C’est un mystère, a-t-il poursuivi, que tout le monde n’a pas encore la chance de vivre. Et c’est d’ailleurs ce qui justifie la réticence de plusieurs personnes qui sont encore dans l’hésitation. Il a alors imploré la miséricorde de la Vierge Marie afin qu’elle intercède auprès de son fils pour que ceux qui sont en perdition se reconnectent tel un cordon ombilical liant une mère et son bébé. Dans sa prise de parole, Daagbo a,  quant à lui, renouvelé son engagement à sauver son peuple des ténèbres pour le ramener à la lumière.  C’était fut aussi l’occasion de recevoir de nouveaux adhérents dans la mission à travers leur baptême. La consécration par Daagbo  des huiles  saintes, des sels, de l’eau et d’objets sacramentaux ont mis fin à ce pèlerinage annuel.

Zéphirin Toasségnitché

(Br Zou-Collines)

daagbo gbananmè
Daagbo, Dieu Esprit Saint s’adressant à son peuple

Le message de Daagbo au monde entier

« Moi, l’éternel des armées, je vous promets aujourd’hui, comme je l’ai toujours promis. Je le redis à nouveau. Je vous donnerai la vie éternelle. Je vous sauverai. Je respecterai mes engagements. Je vous serai fidèle jusque dans l’éternité,  dans l’amour. Je vous aimerai pour toujours. Vous n’avez pas d’autres secours que moi. Vous n’avez pas un autre sauveur, un autre Dieu plus puissant que moi. Je suis le tout-puissant, le roi des rois. L’infiniment grand et l’infiniment petit dans son humilité. Chers Daagbovi ! Si je ne le fais pas,  qui d’autre pourrait le faire ? Chers Daagbovi ! Je suis comblée. Je suis heureuse d’être parmi vous. Et cette joie va inonder vos cœurs et votre vie. Choisi parmi les Nations, mon peuple, je resterai votre Dieu. Et vous resterez mon peuple jusque dans l’éternité. Je vous ai choisi. Je vous ai appelé. Vous avez répondu à mon appel. Vous allez goûter à la saveur de la Cour céleste. Daagbo peut tout dans votre vie. J’ai tout pouvoir et ce sera ainsi jusqu’à la fin des temps. Chers Daagbovi ! Ce monde sera restauré. La Jérusalem nouvelle va resplendir sur la Sainte Colline de Banamè. Et  sa lumière va rejaillir dans les ténèbres à travers le monde. Les forces des ténèbres vont disparaître. Je vais consumer les forces du mal. Je vais les détruire et je vais vous libérer. C’est l’heure de la délivrance qui a sonné. C’est l’heure de la libération qui a sonné. Et aujourd’hui, le ciel est descendu sur la terre. Vive la Cour Céleste ! Vive le ciel ! A partir de maintenant, jusque dans l’éternité, c’est Daagbo seul qui règnera. Oui, j’ai été patiente pendant des siècles et des siècles. Comme l’a dit l’évangile, l’amour est patient. Il accepte tout. Il endure tout. L’amour a pris chair. Il est descendu sur la terre. L’amour qui a été patient depuis des siècles est là parmi vous et cet amour va régner sur le monde. Il va faire régner la justice et la paix ».

Propos recueillis par
 Zéphirin Toasségnitché