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ELYSE-GBEDO
Marie Elise Gbèdo

Le président Yayi Boni a voulu sonner la fin de la corruption au Bénin en initiant, une marche historique le 07 juillet 2007. Huit ans après, Marie Elise Gbèdo, l’une de ses anciennes ministres fait un bilan mitigé de ce combat et demande au chef de l’Etat de passer à la vitesse supérieure. C’est par une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux, ce jour (Lire sa déclaration).

 7 juillet 2007-7 juillet 2015

Il y a 8 ans jour pour jour, le Président de la République le docteur Yayi Boni a lancé la marche verte contre la corruption. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Il est temps de cesser de lutter contre la corruption et d’appliquer les textes dont nos disposons. Il est temps de se dire que la corruption n’est pas une fatalité mais une gangrène qui ronge les nouvelles générations qui sont nées dans ce système et qui n’en connaissent pas d’autre. J’ai eu la chance d’être en ma qualité de garde des sceaux, Ministre de la Justice de la Législation et de la Protection des Droits de L’Homme, signataire de la loi portant lutte contre la corruption. Les solutions pour combattre ce fléau s’y trouvent. Il est temps de se poser la vraie question par rapport à la corruption. Pour combattre la corruption au Bénin, il faut commencer à sanctionner les élites délinquantes en cols blanc, mains sales et casiers judiciaires vierges. Cela aura plus d’effet que de réprimer la petite délinquance qui fait son lit de l’impunité qu’elle observe au plus haut sommet de l’Etat. Pourquoi personne n’en a le courage ?

Elise Gbèdo