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Abdourahmane Ousmane, Président en exercice du RiacLe Bénin Marina Hôtel de Cotonou abrite depuis hier mardi 6 décembre, la  8e conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique (Circaf). Prévue pour durer trois jours, les sujets à l’ordre du jour sont entre autres le partage d’expériences de régulation dans les pays membres et échanges autour des actions communes dans l’avènement du numérique avec comme thème principal : régulation des supports de diffusion numérique et les médias en ligne : opportunités et défis. C’était en présence des ministres de l’économie numérique  et de la justice, Rafiatou Monrou et Joseph Djogbénou.

8e conférence des instances de régulation de la communication d’Afrique, c’est l’appréciation du rapport moral et financier période 2014-2016 du secrétariat exécutif du Riarc. Du rapport d’exécution du plan d’action de la même période, observation et suggestion sont attendus. Connaissant la feuille de route de la période 2017-2018, en vue de son adoption, la question des cotisations et contribution pour le fonctionnement du réseau, la question de l’accréditation du Riarc à l’union africaine, l’adoption du document des stratégie de remobilisation des instances membres du Riarc, l’examen de nouvelle demande d’adhésion et la désignation du nouveau président et vice président du réseau sont l’ossature des sujets à débattre à la faveur de cette rencontre des instances de régulation de la communication.

Pour le président en exercice du Riarc, Abdourahmane Ousmane, l’avènement de la télévision numérique terrestre a induit un bouleversement dans le paysage numérique audiovisuel notamment au niveau de la chaine de valeur de la télévision qui appelle la prise en compte de nouveau acteur. Selon lui, il devient dès lors impérieux de procéder à une relecture du cadre institutionnel et juridique de la régulation et de la communication audiovisuelle dans nos pays respectifs.

Pour la ministre de l’économie numérique Rafiatou Monrou, il y a dans cette nouvelle situation une véritable économie numérique des médias à penser, à développer et à suivre pour le bonheur de l’ensemble des acteurs en présence. A l’en croire, le principal défi pour les instances de régulation reste la politique, les techniques à mettre en œuvre pour enserrer ces nouveaux supports médias dans le cadre légal national pour mieux profiter des avantages.

A son tour le garde des sceaux Joseph Djogbénou, représentant du chef de l’Etat, Patrice Talon a montré qu’il faille donner les moyens efficaces aux autorités de régulations afin de leur permettre d’agir convenablement et pertinemment. De ce point de vue,  ce sont les gouvernements qui sont interpellés. « En ce qui concerne le Bénin, nous attendons bien entendus les résolutions que vous allez prendre dans le sens de la satisfaction de ce besoin en équipements et en accompagnement » a-t-il fait savoir en fin de propos.