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zinliAutrefois appelé Avi-Zinli, le Zinli est un rythme traditionnel béninois généralement exécuté lors des funérailles. Mais, il a évolué et présente aujourd’hui un caractère beaucoup plus festif, sans pour autant perdre son authenticité. Il se danse avec beaucoup de légèreté et de flexibilité par les fils et filles du Danxomè. L’histoire du Zinli remonte au temps des Rois du Danxomè. Le prince Gbéyin, futur roi Glèlè (1858-1889) de Danxomè aurait créé le Zinli au XIXè siècle à l’occasion des funérailles d’un des amis de son père, le roi Guézo. Depuis lors, ce rythme funéraire du plateau d’Abomey a gardé cette renommée initiale avant de s’inscrire dans le registre des musiques populaires. Mais si le Zinli a pu retrouver toute sa notoriété, c’est grâce à la touche particulière de Michel Loukou, plus connu du public sous le nom « Alèkpéhanhou ».  Des artistes tels que Sèmèvo, Abido et Alèmadjohando du plateau d’Abomey excellent depuis peu dans la pratique de ce rythme. Le Zinli se joue avec les Kpézin qui sont des tam-tams ayant deux formes nuancées par la taille : Kpézinnon et Kpézinvi. On leur associe un vase tambour ayant donné son nom au rythme : Zinli. Tout cela se fait accompagner des sons de gongs, de hochets et battements de mains soutenus par des chants et danses. Aujourd’hui, des artistes comme Norbèka, Anice Pépé et bien d’autres exécutent aussi ce rythme. Au départ, le Zinli, c’était deux calebasses d’eau et une cruche appelée  » Lissouzin ». La rénovation que l’artiste Alèkpéhanhou, grand artiste de Zinli, lui a orchestré à partir des années 1980 l’a fait répandre jusqu’aux quatre coins du monde. Grâce à son travail de rénovateur, le roi du Zinli est la coqueluche de bon nombre de festivals européens.
 
Spéro Ahoussinou
(Coll)