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Passation-DjogbenouL’actuel président de la Cour constitutionnelle est officiellement entré dans ses fonctions. Il a pris service des mains du président sortant, Théodore Holo.  C’était vendredi 8 juin 2018 au siège de l’institution. A cette occasion, Joseph Djogbénou a insisté sur le devoir d’ingratitude à l’égard de tous.

« Il nous faut nous armer de courage et de sérénité. Il nous faudra assurer le nécessaire devoir d’ingratitude à l’égard de tous. A l’égard aussi bien de ceux qui n’agissent qu’à l’égard de ceux qui commentent ». C’est à travers ces mots que le président de la Cour a tracé les premiers sillons au cours de sa passation de service vendredi dernier. Joseph Djogbénou a confessé au président sortant son engagement sans faille à  tenir solide les bases de l’institution. « Je voudrais vous rassurer de ce que la barque ne saurait tanguer, mais restera bien gardée. Les fortes considérations que vous aviez exprimées, nous allons en tenir compte », a-t-il fait savoir. L’actuel président de la Cour ne perd pas de vue la nécessaire séparation des pouvoirs. « La séparation fonctionnelle des pouvoirs ne doit pas être considérée négativement comme une séparation structurelle des émanations ou des incarnations de l’Etat  au risque de mettre en cause son unité, sa viabilité, sa fiabilité », a-t-il fait savoir. Joseph Djogbénou appelle aussi à voir la constitution comme un outil qui doit s’ancrer résolument dans les défis du développement et non comme un simple instrument de préservation de l’Etat. « La constitution n’est pas un gadget. Il n’est pas non plus un objet désincarné, désintéressé du décor républicain sans lien avec les enjeux de suivi et de renforcement de l’Etat, de son développement dans un monde si difficile, si concurrentiel à tous égards », a-t-il déclaré. Au cours de son intervention, le président sortant, Théodore Holo, a exprimé ses profondes espérances. Celles-ci se résument en quelques phrases. « Faites de la Constitution du 11 décembre 1990, sinon votre bible, du moins votre vade-mecum. N’oubliez pas un seul instant que c’est de la qualité de votre office de juge constitutionnel que dépendent la légitimité des gouvernants, la stabilité des institutions et la paix sociale, facteurs indispensable au progrès économique de notre pays et au bonheur du peuple, en d’autres termes à sa liberté, à sa dignité et à sa prospérité », a-t-il fait savoir.

Hospice Alladayè