Spread the love
ecuA
Les Ecureuils locaux s’illustrent d’une mauvaise manière

Alors qu’ils devaient embarquer pour Lomé vendredi dans le cadre du match contre le Togo comptant pour le 1er tour des éliminatoires du Chan Kenya 2018, les Ecureuils locaux ont décidé de ne pas prendre le départ si une prime consistante ne leur est pas promise. Le ministère des Sports leur réservait une prime de 100.000 francs Cfa pour le port du maillot, une prime de risque de 200.000 f, une prime de campement de 100.000 f. Soit un total de 400.000 f à empocher par chaque joueur dont le nom figure sur la feuille de match. En cas de victoire, chaque joueur devait toucher 750.000 f. Pour des joueurs qui sont partis de rien et qui touchent des salaires ridicules dans leurs clubs respectifs, c’est déjà très important, selon les observateurs. En plus, ils se retrouvent bien traités d’autant que les A qui sont concernés par un arrêté du ministère des Sports fixant les primes des joueurs en sélection nationale senior n’ont qu’une petite avance sur eux. « Les joueurs devaient savoir qu’il s’agit d’un devoir patriotique », confie un ancien international béninois surpris par ce mouvement d’humeur. Comme les observateurs, le président du Comité exécutif consensuel transitoire de la Fédération béninoise de football (Fbf), Anjorin Moucharafou, n’a rien compris de la revendication des joueurs. Arrivé à leur hôtel vendredi soir, il les aurait sérieusement tancés, estimant que le ministre Oswald Homéky a fait un gros effort dans un contexte de morosité économique. Il aurait même promis les virer tous de la sélection nationale s’ils ne se décident pas à changer d’avis. Selon lui, les meneurs de la fronde devront être sanctionnés. Nos sources indiquent que l’encadrement technique dirigé par Oumar Tchomogo en a aussi pris pour son grade. En effet, Anjorin Moucharafou estime que les joueurs ne pouvaient pas décider de boycotter le match s’ils n’ont pas l’appui du staff technique. De toutes les façons, l’ambiance était tendue vendredi soir à l’hôtel des joueurs. Finalement, le groupe a décidé de revenir sur son choix de boycotter le match, sentant les menaces des autorités de plus en plus persistantes. La délégation a pris départ pour Lomé samedi matin à 6 heures après une nuit très agitée.

 
C.G