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OMEKYLes ministres des Sports, de la Culture et de l’Enseignement secondaire étaient face à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, lundi 14 novembre 2016. Tour à tour, Oswald Homéky, Ange N’Koué et Lucien Kokou ont défendu devant la représentation nationale leurs budgets en hausse. Lire ci-dessous, leurs impressions après l’exercice. 

Oswald Homéky, ministre des Sports :« 18 milliards de FCfa, une première »

«…Le budget 2017 du Ministère des sports va être une première, parce qu’il va être de 18 milliards de FCfa dont 12 milliards de FCfa d’investissement et 6 milliards de FCfa de dépenses ordinaires avec un besoin de dépenses additionnelles qui s’élève à 3 milliards de FCfa sur lequel l’Assemblée nationale va éventuellement se prononcer. Donc, nous sommes entre 18 milliards de FCfa et 22 milliards de FCfa pour le compte de l’année 2017. J’ai annoncé la dernière fois quand j’accordais les subventions aux différentes fédérations sportives qu’à partir de 2017, ces subventions seront octroyées dès le premier trimestre de l’année. J’ai également annoncé que le montant des subventions sera augmenté. Et quand je parle des subventions, le Ministère des sports va s’investir à mobiliser le sponsoring des entreprises privées pour accompagner les différentes fédérations. Bien au-delà de tout ça, le budget dont j’ai parlé ne prend pas seulement en compte les subventions. C’est un budget important qui prend en compte la promotion du football à la base. Nous allons instituer les clubs sportifs dans toutes les disciplines sportives majeures. Nous allons mettre en place des conventions avec l’ensemble des 77 Communes du Bénin pour avoir des équipes dans plusieurs disciplines qui ont été identifiées. Nous allons aussi investir dans les infrastructures sportives sur l’ensemble du territoire national. Nous aurons 12 académies départementales pour prendre en charge les meilleures athlètes qui seront sélectionnés (…) L’Etat est une continuité et nous avons le devoir d’assumer ce qui a été fait, même si ça n’a pas été tout à fait bien fait. Nous avons dit que notre mandat est un mandat d’audace. Donc, sans état d’âme, nous allons supprimer ce qui n’a pas été bien fait. La plupart des projets qui ont été lancés sous l’ancien régime l’ont été sur des bases émotionnelles. Rien n’a été rigoureusement planifié. C’est pour cela que nous nous sommes retrouvés avec un héritage difficile à gérer. C’est le cas du programme de volontariat d’expertise professionnelle qui a été lancé sans qu’on ne planifie les ressources pour payer les volontaires. Nous sommes en train d’essayer de redresser la barre. C’est un programme qui va être repensé et désormais coordonné entre mon Ministère et le ministre du Travail, de la fonction publique et des affaires sociales (…) Nous aurions pu dire nous construisons 2017 à partir de ce qui existe en 2016. Mais, je dois avouer que l’existant n’est pas de bonne qualité. Nos ambitions sont assez fortes. Nous allons reprendre à zéro. Nous allons remettre le sport à l’école, à l’université, dans les Communes. Nous voulons remettre le Bénin à sa place sur le plan sportif… »

Ange N’Koué, Ministre de la culture et du tourisme : « 35 milliards de FCfa,… la formation dans tous les sens »

«…Le montant de mon département ministériel est d’environ 35 milliards de FCfa dont un investissement de 30 milliards de FCfa. Les travaux qui seront exécutés au cours de l’année 2017 prendront en compte la formation dans tous les sens, parce que nos enfants ne comprennent plus rien de notre culture… »

Lucien Kokou, ministre de l’Enseignement secondaire : « Le budget est passé à 61 milliards de FCfa »

«…Le budget du Ministère de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle est passé de 61 milliards de FCfa en 2016 à 78,8 milliards de Fcfa pour le compte de l’année 2017. Vous devez avoir constaté un petit accroissement qui est lié au prochain recrutement d’enseignants en décembre. C’est lié aussi aux réformes à mettre en place dans le système éducatif pour améliorer les résultats de nos examens au cours de l’année 2017. Vous n’êtes pas sans savoir qu’au Bepc en 2016, nous avons eu 16%. Ce  qui appelle nécessairement des réformes. L’une des innovations dans ce budget, c’est d’abord de rapprocher le corps d’encadrement des enseignants. Nous avons créé 6 pôles d’inspecteurs pour les bi-départements par rapport au nombre d’inspecteurs que nous avons à disposition… »

Propos recueillis par Martin Aïhonnou (Coll)