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Alimatou Abdoulaye 1
La conseillère Alimatou Abdoulaye aurait dû se taire

La Conseillère municipale Fcbe, Alimatou Abdoulaye, a voulu s’essayer à un exercice qui la dépasse. On garde de sa récente sortie médiatique, une salade garnie de confusion et d’incohérences.

Il est difficile de se faire avocate d’un ancien président dénommé Yayi Boni. Alimatou Abdoulaye, soumise à la tâche, a eu la vie dure au cours de sa récente intervention. Elle perdait toute logique à soutenir des gens qui n’ont cure du bon sens. A force de s’assembler avec des espèces confuses, on fait vite de s’assimiler à elles. Alimatou Abdoulaye n’a pas tort de réagir, l’effet d’entrainement est un principe de contagion. En effet, la conseillère a estimé que la sortie du ministre Hêhomey qu’elle qualifie de super ministre est exagérée. Elle y va avec toute sa verve. « C’est la sortie du super ministre des transports. Il est venu insulter le président. La manière dont il a utilisé les mots est déplacée. Je veux demander au ministre qu’il contrôle sa parole s’il veut parler. Vous les journalistes, c’est vous qui mettez le feu et c’est vous qui l’éteignez. Il vous a utilisé pour dire tout ce qu’il a à dire ». Le style brouillon va de pair avec la logique. Ce qui intéresse dans la démarche de la conseillère, ce sont les arguments qu’elle utilise pour conforter son développement. « Yayi Boni est quelqu’un qui ne reste pas tranquille. Il est sorti pour prendre de l’air un jour férié. Il a dit qu’il va faire un tour pour visiter l’aéroport de Tourou ». Drôle de logique. Mais, il y a plus intéressant. «  Il était seul dans le véhicule. Il a trouvé trois gardiens à l’aéroport. Il n’y avait personne. Il a fait demi-tour au bord de la voie. Le roi était là. Il était descendu pour le saluer. Tout cela n’a pas dépassé 10 minutes ». La conseillère Alimatou Abdoulaye est une artiste. L’alliance Fcbe, c’est vraiment un tout cohérent d’adeptes mal inspiré ou en panne d’arguments pour justifier un acte intolérable sous leur régime. Mais est-ce que la conseillère municipale connaît un peu son mentor Yayi Boni ? Est-ce qu’elle était au pays ce mois d’août 2012 quand son chef adoré a fait son débat du siècle ? Est-ce qu’elle était au pays pendant la période électorale ? Est-ce que madame Alimatou connaît monsieur Aboubacar Yaya ? Est-ce qu’elle a tout au moins été au courant des propos discourtois de ce  ‘’jeune homme’’ envers son « ancêtre » Albert Tévoédjrè ? Hervé Hêhomey en a fait autant ? Madame, en digne disciple de Yayi Boni, devrait dire qu’elle n’était pas au courant. Les Forces cauris doivent nous sortir du jeu. Ne fais pas l’opposition qui veut. Ces roucoulements sans consistance de politiques Fcbe doivent cesser.

 On ne peut laisser le  maire de Parakou continuer sa calamiteuse gestion

L’avocate des causes perdues a voulu s’essayer à défendre un autre indéfendable. Le Maire Souradjou qui a fini de convaincre Parakou de sa capacité à gérer la commune est celui qui, curieusement, a l’admiration de Alimatou. Elle pense que celui-ci travaille bien et qu’il faut que les politiciens le laissent en paix. Ce qui impressionne dans le discours de dame Alimatou, c’est la forte conviction avec laquelle elle déclare que le Maire ne sera pas destitué. «  On ne va pas arriver à la destitution, inch Allah. C’est Dieu qui donne. Qu’ils attendent leur tour. Si le maire finit ses cinq ans, si Dieu dit que ce sont eux qui viendront, ils viendront. Tout cela, c’est de l’agitation, du mépris, de la haine ». Personne ne pense le contraire, mais il faudra juste inviter l’élue communale à la patience. Madame Alimatou a le sacré don d’avoir la mémoire courte. Pour qui connaît bien cette dame, elle fait partie de ceux qui, il y a dix ans, ont lutté pour la destitution du Maire Rachidi Gbadamassi. Elle l’avait fait en son temps par méchanceté ou haine ? Pourtant, le Maire Gbadamassi gérait avec maestria la commune de Parakou. Lorsqu’on n’est pas digne de donner des leçons, on s’abstient. Celui qu’elle prétend défendre ne le mérite pas, parce qu’il a déjà mis à dos la majorité des conseillers qui se déclarent déçus de sa gestion. Pourtant Rachidi Gbadamassi n’avait pas fait autant en son temps quand, le clan de Yayi voulait en découdre avec lui. Comment appelle t-on cela? De l’objectivité ? Non. Alimatou Abdoulaye devrait se la fermer.

AT

Extrait du point de presse de Alimatou Abdoulaye

Question : La destitution est une question de majorité de conseillers à la mairie, dites-nous madame au cas où le maire perdait la majorité, qu’est-ce que cela pourrait causer ?

Alimatou Abdoulaye : On ne va même pas en arriver là inch Allah ! On ne va pas en arriver la. C’est Dieu qui donne. Qu’ils attendent leur tour. A la fin des 5 ans du maire, si Dieu dit que ce seront eux qui viendront, ils peuvent venir, parce que ce sont des problèmes de personnes et d’intérêts. Ce n’est pas qu’ils veulent le développement de Parakou. C’est une question d’intérêts. C’est tout ! Nous voulons la paix à Parakou. Qu’ils nous laissent tranquilles gérer Parakou. Qu’ils nous laissent comme ça.

Le second point porte sur la sortie du ministre des transports. Qu’en est-il concrètement madame ?

Effectivement, c’est sur la sortie du super ministre des transports qui est venu pour insulter le président. Ce n’est pas parce que je suis avec le président sortant, mais je trouve que la manière dont il a utilisé les mots est un déplacée. Quand même ! Pour un ancien président, on ne peut pas s’adresser à lui comme cela. Je trouve que c’est un peu déplacé. Comment le président Yayi Boni est sorti ? C’était un lundi férié : 15 août. Yayi Boni, c’est quelqu’un qui n’aime pas rester tranquille. Il est sorti pour prendre de l’air un jour férié. Il a dit qu’il va faire un tour pour aller visiter l’aéroport de Tourou. Il était seul dans son véhicule. Quand il est parti, il a trouvé trois gardiens à l’aéroport. Il  n’y avait personne. Il  a fini. Il a fait demi-tour au bord de la voie. Le roi était là. Il  est descendu pour saluer le roi de Tourou, qui était malade et qu’il avait fait évacuer sur Cotonou, et voir comment sa santé s’améliore. Tout ça n’a même pas dépassé 10 minutes.  Quand il a fini, il est sorti et rentré dans son véhicule… C’est tout le problème.  Yayi Boni a été un fond de commerce pour les politiciens. Nous voulons la paix. Et quand il a parlé de l’aéroport, il n’est pas allé loin. Il est venu répondre à Yayi. Pourquoi il n’était pas arrivé avant que Boni Yayi n’aille à l’aéroport ? Il a fallu que l’ancien chef de l’Etat aille à l’aéroport pour que le super ministre agisse. Donc, ce que je demande au super ministre, c’est la paix dans la ville de Parakou. S’il veut parler, qu’il contrôle ses paroles. Je suis sûre que le président Talon ne peut pas lui dire de venir parler comme il l’a fait. Et vous les journalistes, vous m’excusez, c’est vous qui mettez le feu et c’est vous qui l’éteignez. Il vous a utilisé pour que tout ce qu’il dit sorte. Est-ce que c’est bon ? Il a dit qu’il vous a utilisé pour que tout ce qu’il dit sorte dans les medias et s’il dit que c’est faux, je l’invite à un débat contradictoire. Peut-être que vous étiez là et vous saviez de quoi je parle ? Ensuite, il a parlé de l’aéroport qui est un aéroport international. L’aéroport a été certifié par l’Asecna et les équipements sont là. C’est la société synergie Afrique qui s’occupe de cet aéroport. Ils n’attendent que l’autorisation du gouvernement pour venir faire l’installation, parce que tout est là. Et comme l’installation n’est pas faite, les souris ont bouffé toutes les installations électriques. Donc, il va falloir tout renouveler encore. La société Synergie attend le gouvernement pour l’installation des matériels.

 Je vous remercie.

 Propos recueillis par Abdourhamane Touré