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animaux-domestiquesAu Bénin, les populations ont pris l’habitude d’immoler les bêtes et de les consommer sans, au préalable, faire recours à des structures spécialisées comme l’Abattoir. Une telle pratique comporte assez de risques pour la santé des populations. C’est ce qu’indique le docteur Mohamed Sossouhounto de l’Abattoir de Cotonou.
Les viandes comportent parfois des maladies qui affectent la santé de l’homme. C’est ce que déclare le Directeur de l’Abattoir, Mohamed Sossouhounto, pour fustiger l’attitude des populations qui ne viennent pas à l’Abattoir avant d’immoler les animaux qu’elles veulent consommer. Selon lui, l’Abattoir est un centre réputé pour le contrôle de la qualité de la viande. L’Abattoir, à ses dires, sollicite l’intervention de sept vétérinaires qui contrôlent la qualité des viandes. Ils procèdent à une inspection sur pied pour voir si de point de vue extérieure les animaux ne présentent aucun signe de maladie. Les bêtes sont abattues. Les carcasses, la viande et les organes sont par la suite traités par les vétérinaires. En cas d’alerte, l’animal au complet est saisi, puis enterré avec des produits chimiques pour éviter toute contamination. Le Directeur de l’Abattoir précise que les viandes qui sortent de l’Abattoir sont des produits  aptes à la consommation sans risque de maladies. Par ailleurs, le vétérinaire attire l’attention sur les viandes non inspectées que des clandestins se donnent le plaisir d’abattre lors des manifestations festives ou à la maison. A ce propos, toutes les viandes ne sont pas bonnes à manger, surtout si elles ne sont pas inspectées. Selon lui, depuis bientôt 30 ans, les frais d’inspection des animaux s’élèvent à 500f. Malgré cela, la population refuse de faire passer les animaux à l’inspection.
 
Carelle Komi
(Stag)