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abdoulaye BT
Le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, lève un coin de voile sur l’action publique

Le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, dresse un bilan à mi-parcours du processus de développement entamé depuis le 6 avril 2018. Dans cette interview exclusive accoudée au groupe de presse Le Matinal, le numéro 2 du gouvernement évoque les perspectives pour un quinquennat réussi. Il a annoncé la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’actions, c’est-à-dire des réformes et des investissements. Il en a profité pour présenter le rôle stratégique que joue son département ministériel dans l’atteinte des objectifs que le chef de l’Etat s’est fixés à travers le Pag.

Le Matinal : En deux ans, que peut-on retenir des actions du Ministère du Plan et du développement que vous dirigez ?

 Abdoulaye Bio Tchané : Les deux années écoulées, le Ministère du Plan a travaillé à l’élaboration du Programme d’actions du gouvernement (Pag) et à la mise en œuvre des réformes souhaitées par le président Patrice Talon. Nous avons proposé l’avant-projet du Plan national de développement (Pnd). Cet outil qui présente les repères stratégiques de développement du pays sur un horizon de dix ans et qui permet d’assurer la cohérence et la continuité de l’action de développement était un des maillons manquant de notre système de planification. Cela est désormais corrigé.

Des réformes sont également en cours pour renforcer les capacités de production d’informations statistiques dans notre pays. Les analyses statistiques sont d’une importance cruciale pour orienter la prise de décisions dans la gestion d’un pays. J’aime à citer un proverbe américain qui dit que « Si l’on sait mesurer quelque chose, on sait le réaliser ». Les décisions que nous avons prises dans ce secteur permettent de collecter et de mettre à jour les statistiques économiques, sociales démographiques et de santé. Elles permettent aussi de mieux appréhender le secteur informel et de mieux profiler la pauvreté, la précarité et les inégalités dans notre pays. Les actions de coordination statistique ont par exemple porté sur la production des indicateurs de suivi des Objectifs du Développement Durable, de création d’emplois, d’ampleur de la traite des personnes au Bénin, de l’accès aux services sociaux (éducation, santé, eau et énergie) pour nos concitoyens, etc.

Dans le cadre de la recherche et de la mobilisation des ressources extérieures qui est une autre des missions majeures qui nous sont confiées, le ministère a notamment coordonné l’organisation à Paris de la table ronde sectorielle pour le financement de l’assainissement pluvial de Cotonou dont vous avez dû entendre parler. Cette table ronde a permis de mobiliser 238 milliards de FCfa, en termes d’engagement. La souscription de nos partenaires était au-dessus de nos attentes ; ce qui témoigne de la confiance des investisseurs dans notre gouvernement.

En plus de ces réalisations dont je viens de parler, on peut citer le travail traditionnel du Ministère du plan et du développement dans la programmation, la coordination et le suivi du Programme d’investissement public qui regroupent tous les projets de développement de l’Etat ainsi que la participation aux efforts cycliques de préparation du budget annuel de l’Etat.

 Cela fait deux ans que le chef de l’État Patrice Talon est au pouvoir, les signaux sont-ils au rouge ou au vert ?

 Notre pays se porte mieux et va de mieux en mieux. Deux ans après, beaucoup de choses ont changé positivement, les lignes ont bougé, des améliorations notables ont été apportées dans beaucoup de secteurs. Dans le Bénin d’aujourd’hui, l’organisation des concours d’entrée dans la fonction publique est transparente, la lutte contre la corruption et l’impunité est effective, le délestage a disparu, les finances publiques sont assainies, la production agricole est en nette hausse, la croissance économique est réelle.

Je peux aller plus loin en ajoutant que des réformes courageuses sont en cours dans les secteurs où cela s’est avéré utile. Certaines sont douloureuses mais je peux vous assurer qu’elles sont toutes utiles pour mettre notre pays sur le chemin du développement. Ce courage, dont fait preuve le Gouvernement, a redoré le blason de notre pays sur la scène internationale. Le Bénin a retrouvé sa crédibilité. Nous recevons de nombreuses félicitations des autres pays et des institutions internationales. Il ne vous a pas échappé que lors de leurs visites au Bénin en fin 2017, la Directrice Générale du Fmi et la Secrétaire Générale de l’Oif, ont parlé de notre pays en des termes très élogieux. C’est dire qu’il y avait un Bénin avant 2016 et un autre Bénin depuis le 6 avril 2016. Les signaux ne sont pas encore totalement au vert, car nous travaillons pour qu’il y ait davantage d’emplois. Mais ils ne sont plus non plus au rouge. Nous sommes en train d’inverser les tendances négatives.

 Quels sont les secteurs dans lesquels, le gouvernement peut fièrement dire aujourd’hui qu’il a réussi ?

 Vous me demandez là un exercice de synthèse, car une interview ou une émission ne suffirait pas à exposer les actions réalisées par le gouvernement en deux ans. Je me limiterai à quelques-unes qui sont visibles par tous et qui font l’objet de consensus.

Dans le secteur de l’énergie, il y a deux ans quand nous venions, les délestages qui duraient jusqu’à 24 ou 48 heures étaient récurrents. Ces coupures ont disparu aujourd’hui. Les rares coupures observées par moment sont généralement la conséquence de la vétusté du réseau électrique. La situation du secteur de l’énergie s’est significativement améliorée dans notre pays. La capacité disponible sur le réseau électrique national en avril 2016 était de 160 Mw, elle est aujourd’hui de 310 MW. Selon les prévisions du gouvernement, le Bénin va disposer à l’horizon 2019-2020, de 390 Mw y compris les énergies renouvelables pour 100 Mw pour une pointe projetée à 340 Mw en 2020. Notre autonomie énergétique sera donc assurée à l’horizon 2020 et toutes les centrales électriques thermiques en location aujourd’hui pour compenser notre gap énergétique seront entièrement démobilisées.

Le secteur agricole de notre pays est en pleine révolution. Un des exemples les plus illustratifs est celui du secteur du coton où sans la moindre subvention de l’Etat, nous avons réussi à améliorer considérablement les rendements et la production. Les 500.000 tonnes annoncées pour la campagne en cours seront largement dépassées.  Les autres filières agricoles phares ont également eu droit à une attention soutenue du Gouvernement. Nous avons mis en place, les Agences territoriales de développement agricole (Atda). Ces Agences ont pour mission de mettre en œuvre la politique de promotion des filières porteuses spécifiques au pôle de développement agricole et d’initier des actions permettant de s’assurer que les objectifs du gouvernement en matière de promotion des filières et de développement des territoires soient réalisés et produisent des résultats à impacts visibles.

Nous avons également redonné vie au Port Autonome de Cotonou. Dès avril 2016, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, nous avons entrepris des réformes sur la plateforme portuaire pour sa modernisation. Pour en faire un Port de référence dans la sous-région, nous avons recours à l’expertise du Port d’Anvers en Belgique, sous la forme d’une gestion déléguée.

Le Gouvernement a aussi remporté la bataille de la lutte contre l’insécurité. Les braquages intempestifs ont disparu. Il y a manifestement moins de peur à circuler sur toute l’étendue du territoire.

En ce qui concerne les travaux publics, de nombreux chantiers sont réalisés ou ouverts pour construire et améliorer notre réseau routier national. Ces chantiers concernent les axes Natitingou-Boukombé, contournement sud de Cotonou, traversées de Porto-Novo et Parakou, Porto-Novo–Avrankou et Porto-Novo-Sakété. La construction de l’aéroport de Glo-Djigbé sera une réalité dans les années à venir.

Pour finir sur cette question, je voudrais également mentionner la mise en place de nouvelles Préfectures, le lancement de la flotte « Bénin Taxi » et l’assainissement du cadre macroéconomique et des finances publiques.

 Le président de la République avait estimé à Parakou et récemment encore, qu’il faut patienter. Les Béninois doivent-ils toujours patienter ?

 Beaucoup de choses ont été accomplies en deux ans mais beaucoup plus reste à venir de manière visible. Nous avons dû collectivement consentir beaucoup de sacrifices pour mettre en œuvre les réformes nécessaires à l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Les attentes légitimes des populations sont grandes et le travail à accomplir reste considérable. Il nous faut donc tous rester mobilisés. Mais il y a une chose qui est sûre, les trois années à venir, la tendance sera à l’amélioration dans le quotidien de nos compatriotes

 Lors de son séjour au Bénin, Christine Lagarde prévoyait un taux de croissance à 6%. Sommes-nous sur la bonne lancée ?

 Les efforts du Gouvernement à notre arrivée au pouvoir en avril 2016 ont permis de porter le taux de croissance à 4% en 2016. Il a connu une augmentation pour s’établir à 5,4% en 2017. Le cadrage macroéconomique conforme au Programme économique et financier signé avec le Fmi, projette un taux de croissance de 5,6% pour l’année 2018. La hausse de la croissance économique évoquée par Madame Lagarde, Directrice générale du Fmi, est le résultat de la mise en œuvre harmonieuse des réformes évoquées dans les questions précédentes. Les investissements continuent de s’accroître dans les secteurs prioritaires du Pag, lesquels sont à forts impacts sur la croissance économique ; y compris les secteurs du Port et du Tourisme. Vous noterez par exemple que nous commençons à recevoir plus de touristes notamment dans le parc de la Pendjari.

Nous suivons de près ces réformes en nous assurant qu’elles vont dans le sens des orientations du Pag et en faisant les ajustements nécessaires au fur et à mesure.

 Qu’est-ce que ce taux va changer dans la vie des Béninois ?

 Les efforts consentis ces deux dernières années ont servi à poser les bases d’une Nation économiquement solide, ce qui justifie la tendance observée pour la croissance économique. Les changements sociaux, ont commencé par être plus perceptibles par nos compatriotes. Et certains programmes ciblés du gouvernement comme l’Arch ou les cantines scolaires seront plus visibles.

Le gouvernement s’est engagé à améliorer les conditions de vie de nos populations. La création de nouveaux emplois à travers les différents chantiers, l’accès aux soins de santé de qualité grâce aux réformes engagées, l’amélioration du système éducatif (reprise des activités de cantines scolaires dans nos écoles maternelles et primaires), l’accès à l’électricité, à l’eau potable, la reprise des activités de microcrédits etc.,sont les actions fortes entreprises et les mesures sur lesquelles le gouvernement travaille, afin que l’avenir soit reluisant pour les populations notamment les couches les  plus vulnérables.

Pour vous donner quelques chiffres, on peut retenir la création de 63 284 emplois dont 28 478 emplois formels (les emplois formels faisant 45 % de l’ensemble des emplois) en 2017. Mais pour 2018, sur la base des informations rassemblées au premier trimestre 2018 (année du démarrage des grands chantiers), ce sont 49 283 emplois qui ont été créés dont 15 511 emplois formels (les emplois formels faisant 31 % de l’ensemble des emplois).

 Le budget 2018 a fait une part belle à la mobilisation des ressources internes, le gouvernement parvient-il à le faire dans ce contexte difficile ?

 A la suite de la validation, en février 2017, du Plan d’Orientation Stratégique de l’Administration Fiscale, le Gouvernement a mis en œuvre une série de réformes majeures dans le cadre de la modernisation de l’administration fiscale et douanière. Il s’agit, entre autres, de :

– la mise en place d’une plateforme unique Impôt-Douanes-Budget pour améliorer le niveau de recouvrement des impôts et taxes intérieurs, et lutter contre la fraude et l’évasion fiscale et douanière ;

– la maîtrise du fichier des contribuables qui a permis d’accroître en 2017, le nombre de contribuables actifs grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, la fidélisation des contribuables et la réduction de la fraude à l’importation ;

– le paiement, via les banques, des impôts et taxes dont la phase pilote a été lancée en 2017 ;

– la télé déclaration avec la perspective d’intégrer toutes les grandes entreprises à fin juin 2018.

Les prévisions de ressources intérieures sont établies pour l’année 2018 sur la base de ces mesures d’assainissement prises par le gouvernement. Ces mesures sont en train de porter sans doute leurs fruits, ce qui permet d’obtenir des niveaux de mobilisation de ressources intérieures relativement améliorés.

 Les Béninois ont l’impression de payer trop d’impôts et taxes. Que leur répondez-vous ?

 Cette appréciation des actions du gouvernement n’est pas juste. Jusqu’en 2016, certains de nos compatriotes ne s’acquittaient pas de leurs taxes et impôts ou payaient des montants largement inférieurs à ce qui leur revenait. Les réformes actuelles que nous mettons en œuvre visent à assainir le cadre macroéconomique pour une meilleure performance de nos régies financières et par conséquent mobiliser dans le respect des règles admises, les ressources intérieures nécessaires au financement du Pag. Les taxes et impôts répondent généralement à des objectifs de politiques publiques. Leur dimensionnement et leurs objectifs peuvent varier d’un produit à un autre. Par exemple, la taxe forestière est instaurée pour protéger nos forêts et préserver l’environnement. La redevance sur le corridor, la Tvm sont destinées à financer les projets d’infrastructures routières tandis que la redevance sur l’aménagement urbain est destinée à aménager nos villes. Tous les Béninois doivent s’engager sur cette voie de développement économique et social de notre pays que le Président Patrice Talon nous propose au travers du respect de leurs devoirs civiques.

Nous devons d’abord compter sur nos propres forces ; c’est un principe cher au Gouvernement. Les différentes taxes constituent l’effort de chacun de nous à l’amélioration de notre bien-être commun.  On aura recours à l’aide extérieure surtout pour investir ; mais nous ne devons pas aussi dépendre que d’elle.

 L’un des reproches faits au régime est qu’il n’est pas social. Pourtant vous avez déclaré au parlement il y a quelques mois, qu’aucun régime n’a fait autant le social que celui du Président Talon.

 Vous savez, les mesures d’assainissement des finances publiques que nous avons engagées et que j’ai énuméré plus haut, et certaines de nos réformes sont difficiles à supporter par certaines catégories de la population. C’est pourquoi, il est important d’éviter de faire de la confusion. Le gouvernement du Président Patrice Talon s’est engagé à offrir un lendemain meilleur à nos populations et il faut que nous acceptions de l’accompagner sur ce chantier. Toutes les mesures sociales initiées par le régime précédent ont été maintenues, renforcées ou améliorées. C’est ce qui me fait dire qu’aucun régime n’a fait autant du social que celui du Président Talon.

Dans le secteur de l’éducation par exemple, il y a eu la reprise des activités des cantines scolaires dans nos écoles maternelles et primaires.  Depuis la rentrée scolaire en cours, elles permettent de nourrir quotidiennement plus de 351.000 (31%) de nos jeunes écoliers dans 11 départements sur 12. Dès la prochaine rentrée scolaire prochaine, le projet va être amplifié pour servir près de 35 millions de repas et impacter 51% des écoliers de notre pays.

 Le social pour nous, ce sont des actions et projets bien pensés pour impacter les populations cibles, pour leur permettre de sortir de leur précarité. Même dans le social, il faut être rigoureux pour atteindre les objectifs de départ. C’est cette rigueur qui nous vaut des critiques. Je suis bien placé pour vous dire qu’aucun Gouvernement n’a autant fait du social que nous.

Le gouvernement va poursuivre sa politique sociale, notamment à travers la création d’emplois et la mise en œuvre du projet Assurance pour le Renforcement du Capital Humain (Arch) qui comprend notamment la micro finance. Chaque Béninois où qu’il se trouve dans le pays, sentira un changement positif dans son environnement.

 L’année 2018 est vue comme celle de la réalisation des projets importants, qu’est-ce qui va démarrer cette année ?

 En ce moment, notre pays est en chantier dans tous les domaines. Lors de son discours au parlement, à la fin de l’année dernière, le Président de la République avait annoncé que 2018 sera celle du début de la réalisation physique de nombreux projets phares du Programme d’actions du gouvernement. Ainsi, de nouveaux chantiers seront ouverts. D’autres qui sont déjà en cours vont s’accélérer. Dans tous les secteurs de la société, des changements perceptibles seront notés. L’année 2018 sera marquée par l’accroissement des investissements dans les secteurs prioritaires notamment l’agriculture, le tourisme, l’économie numérique et l’enseignement, l’énergie, l’accès à l’eau potable, le cadre de vie (assainissement et logements sociaux). Les projets de ces secteurs relevant du Pag sont suffisamment mûrs pour leur mise en œuvre.

Sur la fronde sociale, c’est éprouvant de mener les débats sur une crise qui perdure ?

Eprouvant ! Le terme me paraît bien trop fort. C’est de la responsabilité du gouvernement de créer et de maintenir le dialogue social dans notre pays. Aujourd’hui, nous avons deux cadres formels de discussions avec les syndicats. J’ai l’honneur de présider l’un d’eux, commission nationale permanente de concertation et de négociation collective gouvernement/Centrales et Confédérations syndicales. C’est avec responsabilité, ouverture d’esprit et flexibilité que je conduis les travaux, aux côtés de mes autres collègues du Gouvernement. Nous ne sommes pas toujours d’accord avec nos interlocuteurs sur tous les sujets mais en règle générale, on arrive à trouver un terrain d’entente autour des revendications des travailleurs. La crise actuelle s’estompe doucement.

 Un appel à lancer au monde des travailleurs à l’occasion de ce deuxième anniversaire ?

 J’exprime de prime abord, la reconnaissance du gouvernement aux responsables des Centrales et Confédérations syndicales qui ont levé leur motion de grève ces derniers jours. C’est une décision sage qui soulage tout le peuple béninois.

Ensuite, je réitère mon appel patriotique et républicain à tous les travailleurs du Bénin en grève, afin qu’ils reprennent le travail, dans l’intérêt supérieur de la nation. Je tiens à préciser que les salaires du mois de mars sont intégralement payés pour tous les travailleurs, y compris pour l’enseignement et la santé. C’est une nouvelle preuve de la volonté clairement affichée du Gouvernement d’aller vers le dégel.

Au cours de la session ordinaire du dialogue social qui s’est ouverte en mars, des avancées significatives ont été enregistrées sur la plateforme revendicative des syndicats, notamment dans le secteur de l’éducation. Le gouvernement s’est engagé pour la signature de six arrêtés d’application du statut particulier des enseignants malgré les difficultés de trésorerie de l’Etat. Pour l’application desdits arrêtés, c’est plus d’un milliard de francs Cfa en 2018 et un milliard 500 millions en 2019 qui seront débloqués. Vous comprenez avec moi que les problèmes des travailleurs sont pris au sérieux par le gouvernement.

Je veux donc rassurer l’ensemble du peuple béninois de l’engagement du gouvernement du Président Patrice Talon à apporter les solutions pertinentes aux préoccupations des travailleurs dans la limite des ressources de la Nation.

 Comment l’Alliance Abt sur la réforme du système partisan ?

 Comme sur toutes les réformes qui portent l’espoir d’un Bénin nouveau qui se révèle à lui-même et au monde, l’Alliance Abt est engagée dans son soutien et y travaille pour que ce soit un succès. Nous sommes donc favorables à la réforme du système partisan. Notre position est claire et connue de tous. Cela fait des années que nous sommes arrivés à la conclusion qu’il fallait repenser le fonctionnement de nos partis. Et nous soutenons les initiatives qui vont dans ce sens.

En ce moment, les réflexions sont en cours au sein de l’alliance pour enrichir le débat. Nous y versons au fur et à mesure nos idées et nos contributions.

 Vous placez les trois prochaines années sous quel sceau ?

 Les prochaines années seront consacrées à poursuivre la mise en œuvre du Pag. C’est-à-dire des réformes et des investissements. Cela se fera dans un contexte de finances publiques assainies et de rigueur dans la gestion des affaires publiques afin de garantir la pérennisation des améliorations déjà constatées d’une part et favoriser la jouissance effective par nos populations des retombées générées par les réformes mises en œuvre.

Les trois prochaines années seront donc des années de travail et de partage.

 Propos recueillis par Serge Adanlao, Rachida Houssou et Rèliou Koubakin