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Aboubacar YayaLe ministre de la fonction publique Aboubacar Yaya a profité de l’occasion qui lui a été offerte ce samedi 26 décembre lors du lancement du concours de recrutement des enseignants pour répondre à l’ancien médiateur de la République Albert Tévoédjrè. Qu’il vous souvienne, à l’occasion de sa sortie médiatique le mardi 22 décembre dernier au moment où il indiquait son candidat pour 2016, le professeur Tévoédjrè avait critiqué ouvertement l’organisation des concours sous le régime Yayi en condamnant la façon dont les recrutements sont faits dans la fonction publique. « Il faut que la fonction publique, premier instrument d’action du chef de l’Etat sorte de l’enfer têtu des concours frauduleux… On ne peut pas pardonner ça… les auteurs sont connus, ils tiennent à se maintenir perpétuant ainsi le mal de la gangrène sociale… » avait t-il lancé. Aboubacar Yaya visiblement très remonté contre les propos du renard de Djrèrègbé est monté sur ses grands chevaux en tirant à boulet rouge sur ce dernier. Plusieurs révélations ont été faites. Lire ci-dessous l’intégralité de sa déclaration

Interview accordé par Aboubacar Yaya à la presse

«J’ai suivi, avec regret, les propos de notre papa le professeur Albert Tévoédjrè. Vous savez, moi, je viens de quelque part où on dit qu’un grand ne parle pas avec toute la bouche. Quand il parle avec toute la bouche, les enfants transforment sa barbe en balançoire. Monsieur Tévoédjrè est mal placé pour critiquer les concours aujourd’hui. Je le dis et je répète, c’est un papa. Il a le même âge que mon feu père. Ce n’est pas normal. Il a servi ce gouvernement. Il a été Médiateur. Nous savons ce que le Chef de l’Etat et le gouvernement ont fait pour lui. Il nous a dit qu’il va au monastère. Mais, qu’est-ce qui l’a fait sortir du monastère ? Je crois qu’il est parti au même moment que le Pape Benoit 16. Le Pape est encore là-bas. Moi, je lui conseille de retourner tranquillement au monastère. Nous n’avons pas besoin, en cette période très sensible, de ces genres de propos. Il parle de concours frauduleux. Il a la preuve de la fraude ? Moi, je le défie, en tant que ministre de la fonction publique. Je le défie qu’il me sorte une preuve de la fraude. Je dis, c’est grave. N’eut été son âge, j’allais l’assigner en justice. Il implique même le Chef de l’Etat comme si c’est lui qui nous incite à le faire. Je ne suis pas un enfant. J’ai la cinquantaine. Je le dis et je le répète, je suis fils de cultivateur. Donc, je ne vois pas pourquoi je vais pénaliser les enfants venant du même milieu que moi. S’il veut choisir un candidat, il n’a qu’à le faire. Mais, faut pas qu’il brûle le pays. Nous l’avons connu ici. Il a été ministre de l’information en 1961. Il a été ministre du plan de feu Kérékou. Mais, il y avait un scandale qui le concernait. La réhabilitation de l’une de ses villas à Genève sur les fonds de l’Etat. Qu’il explique comment ça s’est réglé que de vouloir mettre le pays à feu et à sang. Moi, du haut de mon expérience et en tant que fils, je lui demande d’aller se reposer calmement comme le Général Kérékou l’a fait. Le Général Kérékou n’a critiqué aucun régime. Donc, il est mal placé pour nous critiquer. Et, je dis cela à tous ceux qui critiquent les autres, par égoïsme, par méchanceté, par perversion, je dis bien par perversion, que la nature enregistre tout. Et, la nature, c’est le seul créancier qui ne fait pas de remise de dettes. Tévoédjrè a fait pression sur nous. On lui a remis un véhicule officiel qu’il roule, alors qu’il n’est plus Médiateur. J’ai des courriers qu’il a déposés à l’actuel Vice-premier ministre pour saisir le ministre des finances pour qu’on mette un véhicule à sa disposition. De quel droit ? Il n’est plus Médiateur. Donc, nous n’avons pas besoin de ses conseils. Il est mal placé pour donner des conseils au régime en place. Je dis et je le répète, je défie quiconque qui m’apportera des preuves des fraudes. Nous, Béninois, on n’est jamais satisfait. Vous tendez le petit doigt au Béninois, il vous prend tout le bras. Moi, je suis prêt. Tant que je serai ministre de la fonction publique, je défendrai l’honneur de mon ministère et je défendrai le gouvernement. C’est ce que je tenais à dire à mon «père». Qu’il aille s’assoir calmement. Chez moi, au Nord, les personnes de son âge sont à la maison et s’amusent avec les petits-enfants. Qu’il aille s’asseoir chez lui à Djrègbé ou ailleurs pour s’amuser avec ses petits-enfants. S’il nous attaque, on va l’attaquer».