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Paul Issè-Iko et Laurent Mètongnon prennent leur revanche sur l’histoire

Paul Issè Iko et Laurent Mètongnon, deux leaders syndicaux connus pour leurs luttes opiniâtres aux côtés des travailleurs, n’avaient pas pris part au dernier meeting organisé par leurs compères des autres centrales. Ils donnent les raisons de cette démarcation.

Ils n’y étaient pas. Paul Essè Iko, secretaire général de la Cstb, et Laurent Mètongnon , chef de file de la Fésyntra-finances, ont brillé par leur absence à la grande rencontre des syndicats le mardi 06 décembre à la Bourse du travail. Au-delà des vieilles blessures qui n’ont pas été pansées, plusieurs autres raisons expliquent ces absences de ces responsables syndicaux. Pour le Sg de la Fesyntra-Finances, Laurent Mètongnon, le mode de fonctionnement des responsables syndicaux n’a presque jamais été rectiligne. Les secrétaires généraux des 4 centrales et confédérations (Cgtb, Cosi-Bénin, Csa et unstb) sont, selon lui, des combattants qui jettent l’arme en plein combat. « Ce sont des gens qui font marche arrière en pleine lutte. Je ne pense pas qu’il faudra les suivre. Lorsqu’on est engagé, on y va jusqu’au bout. Nous avons lutté et nous savons ce qu’est la lutte », a-t-il affirmé.  Pour le syndicat, la cause est juste, mais les partenaires en présence ne sont pas dignes de confiance. « Moi, j’étais avec les forces de gauche et nous avons fait une déclaration. Le combat est noble et nous nous sommes engagés », a-t-il déclaré. Pour le leader syndical, les vieilles divergences n’ont pas été aplanies. « Ce sont  eux qui s’étaient alliés avec Yayi en 2014 et avaient dit qu’on voulait faire l’insurrection. Ils l’ont oublié ? Les divergences de 2014 n’ont pas été aplanies. Pourquoi devrons-nous être ensemble ? », s’est interrogé, Laurent Mètongnon. Pour Paul Essè Iko, il y a eu une volonté des responsables syndicaux d’instaurer le dialogue, mais le processus était inachevé. Même si le syndicat rouge ne rejette pas tout de go la possibilité d’une unité d’action, il condamne cette logique qui veut qu’on soit ensemble pour le plaisir de l’être. « En 2014, ils nous ont invectivés. Maintenant, s’ils veulent qu’il y ait une unité d’action, il faut définir des critères. On ne suit pas pour le plaisir de suivre. Nous n’allons pas y aller pour le plaisir de leur plaire. Il faut qu’on s’entende sur le minimum », a fait savoir le responsable syndical.

AT