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cnsr2Le Centre national de sécurité routière constate que l’imprudence et surtout à l’excès de vitesse des conducteurs qui n’observent pas les prescriptions du Code de la route, sont à l’origine de plusieurs cas d’accidents.Deux personnes meurent par jour par accident, soit 700 par an. Ce sont des chiffres qui donnent de l’émoi.

Généralement, la veille des fêtes de fin d’année est une période au cours de laquelle le taux d’accidents croît considérablement. Selon le rapport des accidents publié par le Centre national de sécurité routière (Cnsr), grâce au Bulletin annuel des accidents constatés (Baac),le Benin a enregistré 700 morts par an, à raison de 2 morts par jour entre 2015 et 2016. En outre, 14 blessés et 16 accidentsont été dénombrés par jour. Les samedis sont les jours oùles accidents se produisent le plus.Les pertes en vies humaines sont plus enregistrées les dimanches. Les chiffres publiés par le Cnsr révèlent que février et décembre sont les mois les plus dangereux en matière d’accidentologie dans Cotonou. Les chiffres  tournent autour de 22 morts.Mais, avec les mesures  instaurées, les tendances ont été inversées.Ondénombre environ 6 ou 7 morts.  Selon le chargé de la communication du Cnsr, les couches d’âge comprises entre 15 et 25 ans payent le lourd fardeau en matière d’accidentologie dans les villes. Ils représentent plus de 50%  de morts résultant des casd’accidents. Les heures de pointe sont les plus dangereuses, mais les heures creuses sont celles où le nombre de morts s’élève le plus à cause de l’excès de vitesse qui est d’ailleurs la principale cause. Il est à noter que la ville de Cotonou,àelle seule, a enregistré 60% des accidents.A en croire le Chargé de la communication du Cnsr, le taux d’accidents relevé en 2016 a considérablement baissé par rapport à celui enregistré en 2015. « C’est une grande victoire pour la sécurité routière », s’est-il réjoui avant d’ajouter que ceci n’a été possible quegrâce à la détermination des agents du Cnsr, celle des agents de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des sapeurs-pompiers et des organisations de la société civile. La presse y a aussi contribué à traversles nombreux messages publiés sur le respect du Code de la route et les conseils relatifs à la prudence qu’il faut observer sur les routes. Il a profité del’occasion pourinviter la population à ne pas se fier à la philosophie selon laquelle, il existe un dieu qui fait le bilan et punit les mauvais hommes à travers les accidents de circulation. Il a plutôt demandé derespecter le code de la route, d’avoir de bons comportements sur la route etde respecter les instructions des agents placés sur le terrain. « Mon souhait comme celui de mon Directeur est que nous puissions respecter ce qui doit se faire sur la route.Que nous puissions respecter les règles de la route  afin que tous les Béninois puissent avoir de trèsbonnes fêtes de fin d’année sans accidents et sans la moindre goutte de sang sur la route », a-t-il conclu.

Mohamed Amoussa

(Stag)