Spread the love
luc-atrokpo2
Le maire Atrokpo apporte sa part de vérité

A l’issue des travaux de la 2ème session extraordinaire qu’il a eu à présider le mercredi 26 octobre 2016, le maire de la Commune de Bohicon, Luc Sètondji Atrokpo, s’est prononcé sur l’accusation de «Faux en écriture publique» dont  certains de ses conseillers l’accablent depuis quelque moment. A travers une déclaration de presse, suivie d’une interview qu’il nous a accordée, l’autorité communale a éclairé l’opinion publique nationale et internationale sur ce dossier.

Le Matinal : Monsieur le maire, le Conseil communal vient de tenir sa 2ème session extraordinaire de l’année. Quelle est la quintessence de cette rencontre ?

Luc Atrokpo: Cette  2ème session extraordinaire est consacrée au collectif budgétaire parce que nous avons de nouvelles ressources. La ville de Bohicon a été retenue au nom des 21 communes qui doivent bénéficier des fonds transitoires du Ppea et il fallait que le conseil délibère pour que nous construisions un château d’eau à Houawé Atogouin dans l’arrondissement de Ouassaho. Sans ce collectif, on ne saurait démarrer la procédure.  Donc, il était obligatoire pour nous de nous réunir. Je suis très ému de constater que les conseillers ont voté ce collectif pour nous permettre de démarrer les travaux de construction de ce château d’eau.

 Le deuxième point  inscrit à l’ordre du jour à cette session concerne la sortie médiatique de vos conseillers qui estiment qu’il y a eu du faux en écriture publique au niveau du budget de la Commune. C’est une grave accusation.

En réalité, ce qui s’est passé est simple et toute  personne qui a fait un jour de comptabilité est sensé comprendre.   Lorsqu’on doit voter un budget, le maire introduit en conseil, son avant-projet de budget. Les conseillers amendent.  Donc, les chiffres peuvent changer déjà à partir de là. Lorsque les conseillers amendent et votent,  ce n’est pas encore le budget. Nous l’envoyons à la préfecture. Le préfet, au nom de la légalité,  vérifie pour voir si tout ce qui a été prévu est respecté.  Si ce n’est pas le cas, il vous demande de revoir votre copie.  Dans le cas du budget de la ville de Bohicon par exemple,  le Fadec non affecté investissement voté était de 371.927.884 F Cfa. Mais, il a été réduit à 249.966.219 F.Cfa.  Lorsque vous venez par exemple au niveau de la subvention Psdcc volet communautaire,  qui d’habitude s’inscrivait dans la section investissement dans le budget adopté par le conseil communal, le préfet a demandé que cela soit viré au niveau du fonctionnement. Ce n’est même pas un fonds qui est géré par le maire. A ce niveau,  dites-moi, lorsque le budget envoyé à la préfecture est amendé par le préfet,  et que les chiffres ne sont plus les mêmes,  est-ce qu’on peut conclure qu’il y a faux en écriture publique et manipulation de chiffres ? Ils  prennent le budget voté par le conseil communal  qu’ils comparent  au  budget approuvé par le préfet  pour dire que les chiffres ne sont pas les mêmes. Et puisque les chiffres ne sont pas les mêmes, il y a faux en écriture publique. Il y a manipulation de chiffres.

Un message pour rassurer votre population et les partenaires qui vous accompagnent.

Je souhaite qu’on s’en prenne à ma personne, mais qu’on respecte la ville de Bohicon. Nous avons des partenaires qui sont partout dans le monde. Lorsque vous inventez certaines choses, alors que l’objectif aujourd’hui, c’est de renforcer le partenariat que nous avons avec ceux-là, vous créez un doute dans leurs têtes.  Je pense que les partenaires sont assez avertis.  Je voudrais inviter la jeunesse à travailler avec le conseil communal pour que nous puissions avoir plus  de voies pavées, de centres de santé,  donner de microcrédits aux femmes, régler les questions d’emplois et de chômage  des jeunes. Nous aider, c’est nous conseiller,  c’est attirer notre attention sur ce qui ne vas pas. On est  tout à fait ouvert aux critiques constructives. Je voudrais lancer un appel à tous ceux qui habitent Bohicon. Qu’ils soient Nagot, Goun, fon, mahi, peulh ou autres, ils  sont les bienvenus ici. Je voudrais, en ma qualité du premier citoyen de la ville, leur dire qu’à Bohicon, ils sont chez eux. Le développement se fait dans l’union et non dans la division. Ceux qui pensent qu’ils peuvent diviser la ville de Bohicon en parlant de fils et filles de Bohicon tout en mettant les autres à part, se sont à nouveau trompés. Le développement aujourd’hui est inclusif.

Propos recueillis par Zéphirin Toasségnitché

(Br Zou-Collines)