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Le chef de l’Etat doit rompre le silence

 (La réaction de Yayi attendue)

Des matériels militaires qui auraient transité par le Bénin en direction d’un pays africain, des personnalités au sommet de l’Etat citées. L’affaire trouve écho au sein de l’opinion publique qui, tout en se montrant méfiante, espère que le régime de Yayi Boni réagisse pour laver le Bénin de tout soupçon.

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux et certains médias reprennent en boucle une répugnante et effrayante histoire de trafic de matériels militaires dans laquelle le Bénin est cité. Le caractère grotesque des accusations n’est pas à exclure, tant des détails des plus sordides et invérifiables sont donnés. Ce fait, pourtant habituel et banal, serait passé inaperçu, si le nom du Chef de l’Etat béninois, Yayi Boni, n’y était pas mêlé. On parle de matériels militaires d’une valeur de 60 milliards de francs Cfa qui auraient transité par le Bénin pour le compte d’un autre pays africain. Et ce, en violation totale de la résolution 2153 du Conseil de sécurité de l’Onu du 29 avril 2014 relative à l’embargo sur les livraisons de matériels militaires à destination du pays concerné. Mais, tout cela ressemble à une campagne et à des manœuvres orchestrées pour salir l’image du Bénin. La preuve, un ex-ministre du gouvernement de Yayi Boni accusé d’avoir servi d’écran dans la transaction, n’a pas hésité à réagir en balayant du revers de la main, les accusations. L’un des fils du président y est également cité. Face à cette affaire sensible, sans fondement, et pour laver l’Etat béninois de tout soupçon, une réaction est attendue au sommet de l’Etat, comme ce même régime sait si bien le faire dans des dossiers moins graves que cela. C’est une question de responsabilité.

 A.T

Marcel de Souza
Marcel de Souza exige les preuves

 Marcel de Souza dément son implication

 L’ancien ministre du Développement, Marcel de Souza, n’a pas longtemps attendu pour réagir sur l’affaire trafic de matériels militaires dans laquelle son nom est cité. Sur sa page facebook, le samedi dernier, le député a démenti son implication. Il y voit « un canular de mauvais goût qui n’a que pour objectif de ternir son image ».

« J’apprends que depuis plusieurs jours, mon nom est cité dans une affaire de trafic de matériels militaires au profit d’un Etat voisin. L’on m’accuserait d’avoir bénéficié de quatre ordres de virement d’un montant de 120 millions de dollars Us, soit 60 milliards de FCfa (j’attends qu’on me montre le bordereau de virement) faits au profit de deux sociétés écran de droit chypriote (quels sont les noms de ces sociétés ?), en contrepartie de l’acquisition extra budgétaire par le Bénin, et de matériels militaires pour un chef d’Etat de la sous-région. Tout en m’inscrivant en faux contre ces allégations, j’aimerais rassurer mes amis, militants et sympathisants, à prendre celles-ci pour ce qu’elles sont : un canular de mauvais goût qui n’a pour seul objectif que de ternir, une fois de plus, mon image et mon honorabilité. Je les invite au calme et à la sérénité, car bien de batailles attendent d’être gagnées. Ne nous laissons pas distraire».