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justiceLes assises continuent à la Cour d’appel de Parakou ! Le lundi 13 juillet dernier, il a été question d’un dossier de meurtre commis dans la nuit du samedi 25 juillet 2009 à Koubou dans la Commune de Tchaourou. Selon les faits, le samedi 25 juillet, vers 21 heures, Bio Chabi Banoukpè se rendait dans son champ situé à environ deux kilomètres du village. En chemin, il rencontra Zakari Mohamed, un cultivateur qui revenait du champ. Lorsque le cultivateur l’interpella sur sa destination, à une heure aussi tardive, la réponse donnée ne l’a pas convaincu et il dégaina son coupe-coupe. Mais, l’accusé réussit à lui arracher la machette et lui porta plusieurs coups dont la victime succomba sur-le-champ. Interpellé et inculpé de meurtre, Banoukpè a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. Dans son réquisitoire, le ministère public représenté par Ignace Adigbli, en qualifiant le dossier de ‘’meurtre absurde’’, a démontré par les articles 295 et 304 du code de procédure pénale que tous les éléments sont réunis pour qualifier l’infraction de meurtre. Il a requis 15 ans d’emprisonnement ferme. Dans sa plaidoirie, la défense, assurée par Me Safiatou Bassabi Issifou, a indiqué que son client était dans une posture de légitime défense et a plaidé pour sa relaxe. La Cour présidée par Epiphane Yéyé, a déclaré l’accusé coupable et l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Le 12ème dossier inscrit au rôle, hier mardi, est un cas de coups mortels ayant entrainé mort d’homme. Le sieur Adam Safiou purgeait une peine de 12 mois ferme pour coups et blessures volontaires depuis Octobre 2013 à la prison de Kandi. Mais, le 20 août 2014, pendant qu’il préparait un repas en vue de compléter la ration journalière dans la cour de la prison, Hassane Djanari et deux autres codétenus peulhs jouaient aux courses. L’accusé qui est poursuivi pour coups mortels, selon la procédure de crime flagrant, prit au collet la victime et lui administra des coups de poing et de genoux pour l’avoir averti que ce jeu pourrait renverser l’eau chaude sur l’un d’entre eux. Hassane Djanari s’effondra et rendit l’âme à l’hôpital de zone de Kandi. L’accusé a reconnu les faits, mais a contesté certaines accusations contenues dans les procès-verbaux. Il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle par la cour présidée par Saturnin Afaton. Ceci, malgré la demande d’acquittement de son avocat Macaire Adossou.

 Clément Dognon (Br-Borgou-Alibori)