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En direct du studio de Océan Fm, Achap Dambaba invite yayi boni à renoncer à la révision de la Constitution

Candidat et tête de liste de l’Alliance Soleil dans la 15eme circonscription, le Secrétaire général du Groupement des importateurs de véhicules (Giv), Achap Dambaba pense que la question de la révision de la constitution ne doit pas être à l’ordre du jour. Il était l’invité de l’émission Cartes sur table de la radio Océan Fm d’hier dimanche 22 mars 2015.

Océan Fm : Pourquoi êtes vous si tant préoccupés par la situation des jeunes?

 Achap Dambaba : Aujourd’hui le chômage est comme une espèce de bombe à retardement qu’il faut désamorcer en ce sens que, quand je regarde depuis 1987, l’État n’a pas pu recaser tous les diplômés qui sont sortis. Donc, il y en a qui se sont débrouillés pour s’insérer, soit parce qu’ils ont peut-être eu la chance de côtoyer certaines entreprises, soit pour d’autres parce qu’ils ont eu des parents dans l’administration. Malheureusement, le gros contingent reste sur le carreau. Voilà pourquoi je suis préoccupé et, il faut trouver une solution. Parce que la problématique posée par le problème de l’emploi des jeunes est qu’il faut inventorier et voir ce qui existe en termes d’emplois dans le secteur privé et dans l’administration, y compris les entreprises publiques. Ensuite, répondre aux interrogations liées aux gros problèmes posés par l’informel au Bénin où évolue la grande majorité de la population. Il faut, par ailleurs, aussi faire un diagnostic du secteur privé, secteur d’activité par secteur d’activité avant d’asseoir une politique d’emploi plus volontariste. Parce que quand vous regardez, pour la plupart, tous les gouvernements n’ont pu que prendre des mesures qui sont pour moi sans impacts réels sur la population. Donc, il faut prendre des mesures vraiment audacieuses pour essayer de caser ces jeunes qui sont au bout du gouffre. Je ne dirais pas que la politique du gouvernement a du plomb dans l’aile. Pour autant, je dois préciser son manque de volontarisme. Il y a quelques années, j’avais livré, dans un journal, une réflexion dans laquelle je demandais à l’État d’essayer de voir la possibilité de mettre les services publics décentralisés pour l’emploi dans les différents arrondissements. Ce qui faciliterait la tâche aux étudiants quand, ils finissent, pour pouvoir aller s’inscrire. Malheureusement, une autre formule a été trouvée et cette formule a été contre productive.

 Avez-vous fait des propositions concrètes au gouvernement par rapport à la question de la jeunesse?

 Ce qui est sûr, c’est qu’il faut un arsenal juridique pour faire cela. Pour autant, pour résoudre le problème du chômage, le gouvernement doit élaborer une stratégie à même de promouvoir l’emploi des jeunes. Pour cette stratégie, il faut cerner les besoins spécifiques des petites et moyennes entreprises et donner une formation de qualité adaptée aux besoins de ces entreprises. Il y a une espèce de transition entre le moment où les enfants ont quitté l’école et le moment où ils accèdent à l’emploi. Il faut voir cette transition parce que, parfois, elle est très longue. Et, quand elle est longue, au bout du rouleau, les jeunes perdent la piste. Il faut aussi éliminer les barrières, car il y a les barrières qui existent pour l’embauche des jeunes. Il faut trouver une solution pour mettre ces barrières à plat parce qu’aussi l’âge de la retraite est aujourd’hui de 60 ans. Il ne faut pas copier pour copier, parce que les occidentaux quand ils mettent 60 ans, c’est parce que la durée de vie là-bas est plus élevée que chez nous. Ils ont des conditions de vie plus faciles. Ils ont des cadres de travail dignes du nom alors qu’ici, ce n’est pas le cas. Il faut diminuer l’âge de la retraite à 55 ans. Cela permettra de libérer des postes pour que ces jeunes puissent s’insérer facilement dans l’administration.

 Est-ce que pour vous, le gouvernement actuel n’a pu rien faire puisque vous parlez de bombe à retardement ?

 Il n’y a même pas de statistiques fiables. Je viens de vous dire que depuis 1987 on a arrêté d’insérer systématiquement les jeunes dans la vie active. Si des gens avaient des statistiques fiables, chaque année, on saura qui on a embauché et qui sont ceux qui sont restés sur le carreau. Malheureusement, même l’Insae est incapable aujourd’hui de vous sortir le nombre de chômeurs, parce qu’il faut faire un distinguo entre chômeurs demandeurs d’emploi et chômeurs non demandeurs d’emploi. Tous ces paramètres sont à prendre en compte. Malheureusement, la politique du gouvernement n’est pas consciente de cela.

 Quels sont les freins que vous identifiez ?

 Ce qui est sûr est que malheureusement j’ai regardé un peu à gauche et à droite et j’ai constaté que tout ce qui se passe en terme de création d’emploi des jeunes. C’est comme si le gouvernement restait dans le bureau et prend des décisions parfois contre la volonté de ces jeunes. Parfois, il faut les associer. Il faut leur demander ce qu’ils veulent faire. Ils vous le diront. C’est c’est sur la base de ce partenariat entre les jeunes et l’administration que peut-être on pourra trouver des solutions. Mais, il ne sert à rien de prendre des mesurettes qui, pour moi, ont été contre-productives.

 Organisez-vous des séminaires pour parler aux jeunes ?

 Il n’appartient pas au secteur privé d’indiquer comment régler le problème du chômage des jeunes. Il appartient à l’État, au gouvernement de le faire. Quand vous avez un jeune qui a le Bac plus 5 ans qui attend qu’une place se libère et, que le gouvernement ne fait rien pour libérer, il y a problème. Nous, on a fait les états généraux du secteur privé. Mais les recommandations de ces États généraux, on ne sait pas ce que les gens en font.

 Donc, pour vous il ne faut pas attendre la fin des études avant de trouver un emploi ?

 Il y en a qui décrochent par contrainte. C’est contre leur gré qu’ils abandonnent les écoles. Certains qui ont un diplôme n’’arrivent pas à travailler. Il faut trouver des solutions par rapport à des formations adaptées à nos réalités. Cela seul ne suffit pas. Il faut avoir une politique d’emploi audacieuse.

 Que pensez-vous des institutions de politique d’emploi qui sont installées ? L’Anpe par exemple.

 L’Anpe existe partout, même en France. Mais c’est ce qu’elle fait qui est important. Il faut avoir une bonne économie pour créer de l’emploi. Lorsque l’économie ne suit pas, vous allez avoir des problèmes. Il est clair que quand vous n’avez pas une bonne croissance, cela ne peut pas enclencher la dynamique de création d’emplois. Il faut d’abord régler un problème économique, ensuite regarder ce qu’on peut faire pour insérer les jeunes dans la vie active. Si on ne fait pas cela, on a un problème à régler.

 Vous êtes importateur de véhicules. Y-a-t-il assez de places pour les jeunes dans ce secteur?

 Même s’il n’y a pas trop de jeunes dedans, c’est clair que cette filière nourrit 3 millions et plus de Béninois. Notre filière rapporte, au bas mot, à l’Etat, toutes les régies confondues, 8 milliards le mois. Quand on va rentrer dans les petits détails, il y a les mécaniciens qui trouvent leur compte, les peintres, y compris la vendeuse de « Pur Water ». C’est une filière qu’il faut essayer de réorganiser. Mais, j’ai cru comprendre que parfois le gouvernement ne taille pas d’importance à cette filière. Il faut regarder la filière de véhicule d’occasions dans laquelle l’Etat ne met pas un iota, mais tire 8 milliards le mois.

 Mais le gouvernement a quand même mené des actions à l’endroit du Port de Cotonou. Cela a forcément eu des retombées sur votre filière.

 Evidemment ! Les réformes au Port ont donné des fruits. Cela, il ne faut pas le contester. Aujourd’hui, vous pouvez sortir un véhicule un même jour quand il est en transit. Le gouvernement a aussi essayé de contenir les fraudes.

 Mais qu’est ce qui ne va pas au niveau de l’importation des véhicules ?

 Il y a une commission de suivi de la filière véhicules d’occasions qui est censée être le creuset pour connaître les problèmes de cette filière et essayer de faire des propositions. Malheureusement, cette commission mixte de suivi est inopérante depuis des années.

 Qu’est-ce qui se passe ?

 Je ne sais pas. Entre le désir des hommes et l’avarice choses.

 Avez-vous fait des démarches par rapport à ce sujet spécifiquement ?

 Avec l’avènement de ce ministre de l’Economie maritime, il a pu nous faire un clin d’œil. Il est arrivé et a fait bouger les choses. Il a commencé à baliser le terrain. Je crois que la commission mixte de suivi qui a arrêté de fonctionner depuis deux ans et demi sera chose faite d’ici quelques semaines.

 Il n’y a pas assez de transparence dans la filière véhicule d’occasions. Est-ce que c’est parce que chacun y trouve son compte ?

 C’est un gouvernement qui manque parfois d’orientation. On devrait revoir le barème tarifaire. Il y a de petites rubriques qu’il faut complètement enlevées. Par exemple, l’acompte forfaitaire qui est un impôt que nous payons par anticipation. Pourquoi ne pas complètement supprimer l’acompte forfaitaire pour permettre à notre Port d’être, lus compétitif parce que cela fait 50 mille francs en moins. Quand on aura supprimé l’acompte forfaitaire, notre Port sera plus compétitif que celui de Lagos ou Lomé. Malheureusement, cela traine. On ne sait pas pourquoi.

 Il y a certainement beaucoup de faux frais.

 Il n’y en a plus. Cela a considérablement diminué.

 Il semble que le port de Lomé est plus compétitif que celui du Bénin

 Les gens cherchent toujours à surfer sur les montants.

 Mais, c’est un manque à gagner pour l’Etat béninois !

 Je ne crois pas parce qu’au Togo, ils sont à 60 mille véhicules l’an. Nous, on est à 330.000. Il n’y a pas photo. Il faut exhorter à aller plus en avant et créer les conditions. On peut passer d’ici 2 à 3 ans à 500 mille véhicules. On a les possibilités, mais malheureusement, l’accompagnement de l’État manque.

Que peut faire l’Etat pour permettre d’atteindre cet objectif ?

 Il faut revoir le barème tarifaire, assainir le cadre de travail, supprimer les derniers faux frais qui existent ainsi que l’acompte forfaitaire.

 Est-ce que l’enlèvement des véhicules est plus rapide qu’avant ?

 Oui, c’est rapide. Vous pouvez enlever un véhicule quand il est en transit le même jour. Maintenant, pour ce qui est de la mise en consommation, à cause du problème de plaque, il faut attendre deux à trois jours. Je pense que le gouvernement a fait fort.

 Mais, il y a trop d’Associations de véhicules d’occasion !

 Il y a les vraies qui défendent réellement les intérêts des transporteurs. Il y a d’autres qui sont taillés sur mesure, juste pour aller racketter un peu à gauche et à droite les gens et qui créent parfois des faux frais. Là, il faut que le gouvernement aille chercher à comprendre qui est vraie Association et qui ne l’est pas. Il faut que l’Etat aille chercher au niveau des archives pour voir les Associations faitières.

 Vous êtes candidat et tête de liste dans la 15ème circonscription. Comment vous vous préparez ?

En politique, il ne faut pas improviser. C’est une lutte de longue haleine. J’ai déjà au dos 4 candidatures. Je me suis déjà présenté au moins 4 fois pour les législatives et une fois pour les municipales. Quelque part, j’ai une petite avance sur les nouveaux venus qui vont peut-être attendre l’ouverture officielle des campagnes pour commencer à courir pendant que moi déjà, j’ai mes cellules dormantes. J’ai des petits comités par quartiers que j’ai créés depuis des lustres, que j’ai réveillés. Donc, c’est le support pour aller aux élections.

 Que proposez-vous concrètement aux électeurs ?

 Tout est clair. Cela fait 25 ans que notre démocratie existe. Cela fait 25 ans que certains partis classiques sont là. Jusqu’à aujourd’hui, le quotidien des Béninois n’a pas changé. Il faut vraiment voter pour ceux qui vont aller au Parlement défendre les intérêts de la population et essayer de pouvoir être en symbiose avec le gouvernement dans le cadre d’un parlementarisme rationné. C’est-à-dire qu’il ne faut pas bloquer l’Exécutif. Il faut discuter avec l’Exécutif afin qu’il ne cherche pas à passer en force. Voilà ce qu’il faut faire quand on va au Parlement. Il ne sert à rien d’aller prendre des véhicules et aller se balader sans chercher à écouter la population pour savoir les questions qui les intéressent. Moi, je ne serai pas un député en véhicule. Je serai un député de terrain.

Est-ce à dire que tous ceux là qui sont à l’Assemblée aujourd’hui ne descendent pas sur le terrain ?

 Je ne dirai pas tous ceux là, mais il y en a qui attendent l’approche des élections pour aller aux chevets des populations. Cela n’est pas normal. Dans ma 15ème circonscription, il y a 6 arrondissements. J’ai pris l’engagement que si j’étais élu, je passerai toutes les deux semaines dans l’un des arrondissements. J’ai 90 jours pour parcourir tous les six arrondissements. Je vais le répéter jusqu’à la fin de la mandature. Voilà le député homme de terrain que je vais incarner.

 Vous ne partagez pas des sacs de riz comme d’aucuns le font déjà ?

 Si les gens ont l’habitude de faire cela, je ne le ferai pas parce que pour faire de la politique, il faut avoir une conviction. La politique a une dose de morale et d’éthique qu’il faut respecter.

 On ne peut pas parler de l’Alliance Soleil sans évoquer le nom de Robert Gbian. Beaucoup l’attendaient uniquement pour les présidentielles, mais il se positionne encore pour les législatives. Est-ce une sorte de mise en condition pour lui ?

 Je ne vais pas me prononcer sur cette question. Je vous dirai d’attendre que ce soit lui-même, puisqu’il est la personne la plus indiquée pour vous répondre. Je vais simplement vous dire qu’il y a une dynamique autour de sa candidature. Les états major sont en train d’être mis en place. Le moment venu, il vous dira s’il sera candidat ou pas.

 Ce n’est pas opportun de réviser avant 2016. Lorsqu’il y a des suspicions, je crois qu’il faut éviter tout. Il faut surseoir la révision, pour que quelqu’un d’autre vienne la faire après 2016. Sinon, cette affaire de révision va dégénérer. Il y a des griots qui s’acharnent, mais ils sont minoritaires et n’auront pas la chance de passer en force.

 Donc, le chef de l’Etat n’est pas demandeur d’un 3ème mandat ?

 Non, puisqu’il a répété partout qui partira en 2016. Même, s’il est sur le terrain tout le temps. On ne peut pas le lui reprocher. Mais, ce qui n’est pas bien, c’est d’utiliser les moyens de l’Etat. Il faut voter une loi pour obliger les ministres candidats à démissionner.

 Selon le nouveau Code électoral, tout le monde peut être candidat aux élections locales. Qu’est-ce que cela vous fait ?

 Ce qu’on peut déplorer, c’est que le verrou du casier judiciaire soit sauté. Comme un magistrat l’a dit, cela ouvre la porte à tout le monde. Même les délinquants peuvent s’infiltrer maintenant en politique. C’est une grosse aberration. Il faut que les gens revoient leur copie. Il faut aussi dénoncer le fait que les analphabètes peuvent être candidats. Cela aura des conséquences néfastes. Il faut décourager ces pratiques. Même si nous sommes un peuple analphabète à 80 %, il faut plutôt donner la chance au 10% qui reste de pousser le Bénin vers l’avant. Tôt ou tard, les gens ou la Cour constitutionnelle prendront leurs responsabilités. Il faut exiger comme minimum le Cep. On ne peut faire du cas par cas en voulant voter une loi. Il faut tenir compte de l’intérêt général.

 Vous avez suivi la sortie officielle de l’Alliance Fdu et les déclarations du Pr Nago. Il a parlé de gouvernance improvisée, et de cadavres dans les valises. Quelle est votre réaction ?

 Nos aînés ne donnent pas l’exemple de gens responsables. Il ne faut pas manger et cracher après dans la même soupe. Il faut savoir raison gardée. Surtout que le Pr Nago est aspirant à de hautes fonctions, il faut qu’il évite de dire certaines choses. Il doit se mettre au-dessus de la mêlée. Certes, il n’est pas directement comptable de la gestion de Yayi Boni, mais il resté longtemps dans la mouvance. Il a fait voter des lois, et il a été président par le truchement des Fcbe. Peut-être que certains jeunes vont avaler des couleuvres, mais moi non.

 Vous êtes candidat dans la 15ème circonscription. Quels sont les problèmes qui se posent ?

 Les Béninois souffrent du manque d’emploi. L’énergie, c’est un problème, et la gestion des inondations également. Il y a d’énormes problèmes administratifs. Par exemple, les étudiants galèrent énormément pour s’établir les cartes d’identité. Il ne faut pas attendre le gouvernement pour régler tous ces problèmes. Je ne comprends pas les organisations de la société civile qui sont là pour la lutte contre la corruption, mais ne font rien pour régler les problèmes de développement. C’est pour cela que je propose le « parlementarisme rationné » pour être en symbiose avec l’Exécutif.

 Peu de femmes on été positionnées sur les listes. N’est-ce pas un handicap pour le développement ?

 Sur ma liste il n’y en a même pas. J’en étais choqué. Mais après enquête, on m’a dit que ce sont les femmes elles-mêmes qui en sont la cause. Il y a assez d’associations de femmes, mais elles ne cherchent pas à s’imposer. J’ai cherché à mettre au moins une femme sur ma liste, mais je n’en ai pas trouvé. Peut-être qu’avec la loi, on aura les 20 %. La raison avancée, c’est qu’elles n’ont pas suffisamment de moyens. La politique est malheureusement réduite aux affaires de sous au Bénin. On m’a dit, par exemple, que pour passer à Cotonou, il faut au moins mettre 50 millions de francs Cfa. Je dis que je ne marche pas dans ce sens. Parce qu’une fois que vous donnez de l’argent, après vous allez chercher à entrer en possession de vos sous. C’est pourquoi vous ne voyez pas les députés sur le terrain. Il ne faut pas aller au Parlement pour défendre les intérêts de ceux qui vous ont financé. Le rôle du Parlement, c’est la représentativité. Après, il faut légiférer et contrôler l’action du gouvernement. Nous allons innover. Il faut revoir le règlement du Parlement. Il y a beaucoup de choses à revoir. Il faut une commission sur le développement durable. Par ailleurs, les commissions d’enquêtes sont inopérantes. Il faut donner plus de moyens aux commissions d’enquêtes. Il faut aller au bout des enquêtes.

 Votre analyse de la gestion des fonds Fadec

 Le bilan est catastrophique. Le travail des députés est louable et à féliciter. Il appartient à quelqu’un d’autre de poser l’acte qu’il faut pour faire aboutir l’enquête. De la même façon, le code foncier a été voté. Il reste à le promulguer. Entre-temps la corruption continue, et l’Anlc n’a pas les coudées franches. Tout est dans le flou. Tout baigne dans le flou dans ce pays. On ne peut pas continuer comme cela. Il faut mettre fin à l’impunité. Soixante-ans après les indépendances, il faut tout réorienter. Même l’éducation et l’école sont à repenser au Bénin. En direction des jeunes je dirai simplement : ne vous souciez pas d’être sans emploi. Souciez-vous d’être digne d’un emploi.

 Le football béninois est moribond. Qu’est-ce que vous en pensez ?

 La politique a pris le pas sur tout au Bénin. C’est inadmissible.

 Le siège du Parlement est devenu un éléphant blanc. Ce sont des milliards jetés par la fenêtre. A qui la faute ?

 Cela montre que la gouvernance actuelle n’est pas au top. Il faut terminer cette construction. Il faut s’en donner les moyens. Ce n’est pas normal se qui se passe.

 C’est qui le candidat de l’alliance Soleil pour la présidentielle de 2016 ?

 C’est trop tôt d’en parler. Cela va dépendre de beaucoup de paramètres.

 Transcription Hospice A. et Wilfrid N.