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Alain-ADIHOUL’ancien ministre Alain Adihou a convié ses amis et proches à une messe d’action de grâce suivie d’une conférence publique, samedi 11 août 2018, à l’église Saint Jean-Baptiste à Cotonou. Les deux mots forts qui ont marqué ces instants d’émotions sont le pardon et le service.

Dans le texte du jour, le prophète Habacuc se désolait face à Dieu de l’oppression constante et impunie des plus forts appelés chaldéens sur les plus faibles. Le prophète dans le livre saint se plaignait de cette injustice et accusait Dieu de rester silencieux face à cette domination injuste. Au cours de son homélie, le père célébrant Louis Ondokodo a laissé entendre que l’histoire se répète aujourd’hui. La différence aujourd’hui, souligne-t-il, c’est le consentement des peuples opprimés à rester sous le joug de ces chaldéens du monde qui œuvrent à semer les graines de l’injustice et détruire les communautés sous le pouvoir de l’argent. Le monde, affirme-t-il, est en perpétuel pas être décadence en raison de sa soumission aux lois des Chaldéens des temps nouveaux. Il est temps, souligne-t-il, que l’Afrique se libère de ces derniers et fonde ses modèles sur le service et le sacrifice. L’humanité, selon le célébrant, a besoin d’un nouveau type de leadership qui place l’humain au centre de tout et prône le service au prix du sacrifice. « C’est ce devoir de service au prix du sacrifice que nous célébrons aujourd’hui. En acceptant le service au prix même de la souffrance et du sacrifice, Alain Adihou a montré le chemin. Le leader africain doit comprendre qu’il doit servir au lieu de se servir.  Le ministre Adihou est le symbole vivant du serviteur qui s’offre en sacrifice pour le triomphe de la justice. C’est inédit », a-t-il laissé entendre. Il a prié afin que son exemple inspire et contamine des générations.Celles-ci doivent apprendre à devenir des leaders qui servent pour le bien de la communauté.Ils ne doivent des leaders qui se servent et affament leur peuple. Au cours de sa conférence publique qu’il a tenue juste après la célébration de l’Eucharistie, Alain Adihou a mis l’accent sur deux mots forts à savoir le pardon et le service. L’ancien ministre a déclaré avec forte conviction sa volonté de pardonner et très sincèrement à tous ceux qui ont cuisiné sa souffrance dans ce dossier. Il ne boude pas du tout sa volonté à continuer malgré les écueils, son cheminement politique avec toujours pour principe socle, le devoir de servir quel qu’en soit le prix à payer. Il a également exprimé son désir ardent de demander à partir d’octobre prochain 1000 messes d’action de grâce dans différents diocèses. Ces 1000 messes correspondent à ses 1000 jours de séjour carcéral. «  Dieu est grandeur. Je voudrais compter sur Dieu», a-t-il conclu.

HA