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IDRISSOU-BAKO

A quelques deux semaines de la fin de sa mission, le Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi (Cos-Lépi) manque de ressources financières pour son fonctionnement. Jusque-là, l’équipe présidée par Badirou Aguèmon, député du Parti du renouveau démocratique, n’a reçu que le cinquième de son budget c’est-à-dire 500 millions de FCfa, une somme décaissée au cours de ce mois de décembre. Un budget qui est estimé à 2 milliards 6 millions de FCfa. Cette situation constitue une grande difficulté, a confié le Vice-président du Cos-Lépi à Océan Fm (transcription ci-dessous), hier mercredi 28 décembre 2016. « L’exécution de la tâche confiée au Cos-Lépi  est légèrement au-dessus de la moyenne », a fait savoir Idrissou Bako. Par ailleurs, il a indiqué que le travail de terrain a été fait. « Nous avions formé tous les acteurs à tous les niveaux. Nous avons déjà fait la collecte des données et les résultats se trouvent déjà au niveau de l’Agence nationale de traitement (Ant) »,a-t-il rassuré.

 
Marcus Koudjènoumè
 
Idrissou Bako, Vice-président du Cos-Lépi : « …Seulement 500 millions sont débloqués »
« Le Cos-Lépi a son budget depuis le mois de septembre. Le budget a déjà fait l’objet d’un Conseil des ministres. Sa mission n’a pas été définie en tant que telle parce que le budget a une enveloppe de 2 milliards 6 par rapport à nos activités. A la date d’aujourd’hui, seulement 500 millions sont débloqués et c’est fait au cours du mois de décembre précisément, le 20 décembre. Les raisons, seul le gouvernement le sait. Mais ce que je sais est qu’en principe, selon les dispositions de la loi, le 15 janvier, on doit pouvoir présenter les contenus du fichier électoral qui est la Lépi. On doit pouvoir le présenter au peuple béninois. Donc, c’est seulement en décembre qu’on a eu le 1/5 du budget, ce qui ne couvre même pas les dépenses engagées, les différentes dettes sur le terrain. Il faut dire que c’est une grosse difficulté. A la date d’aujourd’hui, nous n’avons pas eu un surplus de fonds et la situation est restée comme telle. Dans le travail, les investigations, le travail de terrain a été fait, c’est-à-dire que nous avons déjà élaboré le budget. Nous avons formé tous les acteurs à tous les niveaux, depuis le niveau national en passant par le niveau communal, les arrondissements et même à des niveaux de responsabilité villageoise. Donc, on a formé tous les acteurs. On a déployé les agents sur le terrain. Nous avons fait la collecte des données sur le terrain. Actuellement, les données sont au niveau de l’Ant. Nous sommes obligés, sur la base des moyens qui ont été mis à notre disposition, de pouvoir présenter certainement le minimum.
En termes de pourcentage de travail exécuté, je dirai que nous sommes autour de 60% à la date d’aujourd’hui. Ce n’est pas un raisonnement mathématique, mais puisque je suis pris comme ça du coup, il faut comprendre ceci. On a exécuté le travail, mais je dirai légèrement au-dessus de la moitié. Vous comprenez donc que nous sommes en difficulté et peut-être que le gouvernement a pris l’option à ce niveau-là, de ne pas respecter la loi et en ce moment-là, les institutions compétentes pourront apprécier ».