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Regard des deux invités sur l’actualité socio-politique

L’émission « Cartes sur table » de Océan fm a reçu, dimanche 09 juillet 2017, Antoine Adoukonou, acteur politique et Nicolas Ago, consultant indépendant. Pendant 90 minutes, ils ont opiné sur plusieurs sujets de l’actualité nationale, notamment les audits réalisés à la Sonapra et à l’Onasa, et la destitution du maire Séverin Adjovi de la cité des Kpassè.

En ce qui concerne les audits réalisés à la Sonapra et à l’Onasa, et qui ont permis de relever des irrégularités, Antoine Adoukonou pense que c’est un acte important qu’il faut mettre à l’actif du gouvernement. Selon lui, cela vient mettre fin à la non-publication des audits, souvent reprochée aux régimes précédents. « Je crois que le gouvernement de Patrice Talon veut faire la différence. Et il a commencé par publier les audits », a-t-il déclaré. Il a souhaité que l’on l’encourage pour qu’il en publie davantage pour amener les acteurs politiques à une meilleure gestion du patrimoine national. Quant à ceux qui sont indexés dans ce dossier, il a souhaité qu’ils saisissent la justice, au cas où ils  ne se retrouveraient pas dans ce qui a été dit. « Un audit n’est pas une décision de justice. Ils n’ont qu’à faire recourt s’ils ne se retrouvent pas dans ce qui est dit », a-t-il déclaré. Nicolas Ago, quant à lui, pense qu’il ne devrait pas y avoir de problèmes parce qu’un audit, c’est quelque chose de normal. « C’est pour que les choses aillent mieux. Mais nous avons de mauvaises habitudes. On n’a pas la culture de rendre compte et la mauvaise gouvernance dans notre pays, c’est une maladie », a-t-il fait savoir. Il  a suggéré qu’au-delà des audits, la justice puisse faire son travail et que la société civile engage des actions fortes. « Moi je crois que le président Patrice Talon a les atouts pour relever ce pays. Il faut le soutenir», a-t-il ajouté.
Pour ce qui est de la destitution du maire Séverin Adjovi de la cité des Kpassè, Antoine Adoukonou a déclaré qu’il n’y a pas de problème par rapport aux textes. Selon lui, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia a respecté les textes en convoquant ce vote de défiance.  Tout en donnant la nuance existante entre la révocation et la destitution du maire telle que prévue par les textes, il a déclaré que Sévérin Adjovi a été destitué parce que les conseillers communaux ne lui faisaient plus confiance. Selon lui, ce qu’il faut corriger, c’est le système partisan, c’est-à-dire la qualité des conseillers communaux et municipaux.
Dans le même ordre d’idées, Nicolas Ago a indiqué qu’il faut arrêter avec la tricherie. Il a également pointé du doigt la constitution dont les dispositions ne permettent pas de mettre tout le monde au même pied d’égalité. « Quelqu’un comme moi qui n’a pas l’argent ne peut jamais se faire élire et pourtant il a de belles idées. La gangrène est aussi au niveau des députés. On demande à quelqu’un d’aller devant la justice pour prouver son innocence. En principe, pour moi-même député, c’est un honneur de prouver qu’il est innocent, mais on a des dispositions qui font que seul le bas peuple est soumis à la justice. C’est grave», a-t-il laissé entendre.
Le sujet relatif au démarrage du projet Bénin Taxis a été également abordé. Sur ce sujet, les deux invités ont apprécié l’initiative qui permettra de résoudre un tant soit peu le chômage des jeunes. Ils ont souhaité que le gouvernement accompagne le projet pour que cela réussisse. «  C’est Bénin Taxi qui m’a amené ici (Océan fm). Il faut le vivre pour apprécier l’importance de l’action. C’est formidable. J’ai commencé par en jouir», s’est réjoui Nicolas Ago.
 Léonce Adjévi