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atao-hinnouhoLe temps est passé, et les oppositions s’apaisent. Les positions tranchées d’hier tombent et même disparaissent. Certains grands opposants affichés commencent à explorer la possibilité de la capitulation.

Il y a quelques années, lors du vote du projet de réforme constitutionnelle, les passions étaient assez vives. Les débats étaient suffisamment houleux avec des néo opposants qui avaient un seul objectif : tuer le projet dans l’œuf. Cela a été inévitable. Le projet a été rejeté à l’étape de recevabilité. Hier, le contexte était carrément différent. Les discours, dans leur contenu, étaient moins durs et les débats, dans leur grande majorité, allaient dans le sens d’une acceptation de l’initiative de certains députés de la minorité parlementaire. La curiosité est que certains d’entre eux appartenant à la ligne dure de l’opposition,par le passé, ont cette fois-ci acquiescé sans gros efforts.  D’autres ont fait des critiques modérées sans battre totalement en brèche l’initiative. Même pendant les discussions sur le contenu de la proposition de loi proposée, les députés de l’opposition ne se sont pas signalés pourissa salifou 2 apporter leur avis. Il n’y a que ceux du bloc de la majorité présidentielle qui sont intervenus pour apporter leur amendement.  Qu’est-ce qui a pu bien faciliter cette position relativement modérée alors même qu’on veut toucher à la loi fondamentale? Pourquoi les bruits d’hier se sont très vite apaisés ? Au-delà de l’évidence qui concerne le bien-fondé de la proposition de loi, c’est aussi que la réforme proposée ne défavorise pas, outre mesure, les députés qui seront élus pour le compte de la 8ème législature. Certains trouvent même que c’est une réforme assez sérieuse qui réorganise la vie politique du pays. C’est peut-être ces raisons qui expliquent la modération notée hier, mais la curiosité réelle réside dans la caution claire apportée par certains  opposants d’hier au projet soutenu par la majorité. La position qui a retenu le plus les attentions, c’est celle du député Atao Hinnouho actuellement derrière les verrous. Il a donné procuration à un député du Parti du renouveau démocratique (Prd) pour porter sa voix. Pour qui connaît la position de l’homme jusqu’à sa détention, il a été un opposant affirmé au régime du Nouveau départ. Même à l’Assemblée, il appartenait au Bloc de la minorité parlementaire. Sa procuration à un député de la majorité parlementaire est sans doute le signe d’une adhésion sans réserve à la proposition de loi. Cette adhésion marque-t-elle le point de départ de la lune de miel entre le parti de l’homme et le bloc de la majorité parlementaire ? Doit-on comprendre et établir que le parti de l’homme soutient les actions du Chef de l’Etat ? Cette procuration est-elle un appel de pied ou l’affirmation d’une adhésion sans faille ? Tout porte à l’établir. Outre cette curiosité, il y a certains députés dont le vote hier ne pouvaient pas vraiment surprendre au regard de leur position assez flexible ces derniers temps. Il s’agit du député Issa Salifou et d’autres opposants d’hier devenus désormais assez modérés. Quid du député Houndété refugié dans une abstention plus que persistante ?

AT