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Le ministre Adidjatou Mathys reprécise le contenu de l’Arch et rassure les travailleurs

Invitée de l’émission «Bénin révélé» hier mardi 16 mai 2017, la ministre de la Fonction publique et des affaires sociales, Adidjatou Mathys, a non seulement levé le voile sur l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), mais aussi fait le bilan des 12 mois passés à la tête du ministère.

«L’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) est un projet phare du gouvernement», a déclaré la ministre de la Fonction publique et des affaires sociales, Adidjatou Mathys, sur l’émission «Bénin révélé» hier. Selon elle, l’Arch fait partie des engagements pris par le candidat Patrice Talon vis-à-vis du peuple lors des dernières campagnes électorales. Pour donc honorer cet engagement, ce projet très important pour le chef de l’Etat a été inscrit dans le Programme d’actions du gouvernement. A l’en croire, l’Arch vient remplacer le Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) qui, pour l’invitée de «Bénin révélé», ne prend en compte qu’un seul volet alors que l’Arch offre un paquet de services aux populations à savoir l’assurance maladie, le microcrédit, la formation et l’assurance retraite. Pour la ministre de la Fonction publique et des affaires sociales, l’Arch constitue une nouvelle stratégie de protection sociale qui n’existe pas du tout dans le privé. Avec l’Arch, explique l’autorité, le gouvernement du président Talon dévoile sa politique dans le domaine du social. Elle permet à chaque Béninois d’avoir une couverture sanitaire. Et de ce point de vue, l’assurance maladie sera obligatoire à tous les Béninois et même aux étrangers vivant sur le territoire national. «La philosophie qui soutend ce programme, c’est de développer le capital humain afin de le mettre efficacement au service du progrès socio-économique. Une fois le Béninois bien portant, il peut mener une activité génératrice de revenus susceptible de lui assurer une cotisation pour ses vieux jours», a-t-elle ajouté. Avec la mise en œuvre de ce projet estimé à 313 milliards de francs Cfa, le taux de contribution de l’Etat s’élève à 10%. La réalisation de l’Arch sera appuyée par des partenaires au développement dont la Banque mondiale, le Fonds mondial, le système des Nations-Unies et la Coopération japonaise. A en croire la ministre de la Fonction publique et des affaires sociales, les partenaires souhaitent que ce modèle réussisse au Bénin. La phase pilote démarre le dernier trimestre 2017 en attendant sa réalisation proprement dite en 2018. Pour sa faisabilité l’Etat va subventionner la prime d’assurance pour les personnes se retrouvant dans la catégorie des pauvres extrêmes et des pauvres non extrêmes. Il faut préciser que l’Arch va capitaliser les acquis du Ramu. «L’Arch est un projet qui fascine et qui sortira le pays de la pauvreté», a fait observer l’invitée de «Bénin révélé».

Par ailleurs, elle a rassuré des moyens qui seront mis en œuvre pour réussir la mise en œuvre de ce projet dont la création d’une Agence nationale qui sera gérée par un assureur privé, une large campagne de sensibilisation et d’information. Sur ce coup, précise Adidjatou Mathys, il n’y aura pas de capitaux privés dans les capitaux de l’Arch.

Une administration publique modernisée

Outre l’Arch, la ministre de la Fonction publique et des affaires sociales a également apprécié les douze (12) mois qu’elle vient de boucler à la tête du ministère. Au nombre des acquis, on peut retenir la modernisation de l’administration publique avec l’élaboration du Fichier unifié du personnel de l’Etat. Ce qui permettra de maîtriser l’effectif du personnel de la fonction publique à savoir les civils, militaires et les paramilitaires. Ce fichier qui sera réalisé en 2018 selon Adidjatou Mathys va permettre l’automatisation des actes. Dans le cadre de cette modernisation, il est attendu la numérisation des archives. Cela aura l’avantage de mettre à la disposition des fonctionnaires leurs livrets de pension dès leur départ à la retraite.

Le ministère a délivré cette année 2500 actes d’admission à la retraite alors que par le passé, on en délivrait à peine 500. Une belle performance.

Le dialogue social au beau-fixe

Pour la ministre de la Fonction publique et des affaires sociales, les salaires sont payés aujourd’hui à l’indice réel, sauf que les actes ne suivent pas encore mais des efforts sont faits pour corriger le tir. Selon elle, le gouvernement est en dialogue permanent avec les syndicats. Pour preuve, le gouvernement a reçu dans le cadre de la fête du 1er mai le cahier de doléances des travailleurs qui contient 70 revendications. Au nombre des revendications, les conditions de vie des travailleurs et la mise à disposition à bonne date des subventions de l’Etat  aux écoles publiques. Les discussions vont s’engager sur les priorités issues du cahier de doléances.

Odi I. Aïtchédji

(Coll)