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nvo-bureau-assembleeLe vote du budget de l’Etat, exercice 2017, à l’unanimité  des députés le jeudi 15 décembre 2016, est une nouvelle victoire pour le chef de l’Etat, Patrice Talon et son équipe. Ce succès obtenu sans anicroche à la veille du lancement officiel du Programme d’actions du Gouvernement est un signe rassurant pour le président de la République en vue de la réalisation de ses projets.        

Le lancement vendredi 16 décembre 2016 du Programme d’actions du gouvernement (Pag) a été précédé d’un fait majeur qui s’est produit 24 heures plus tôt. C’est le vote dans un délai record et à l’unanimité des députés du budget général de l’Etat, gestion 2017, chiffré à plus de 2010 milliards de Fcfa. Le chef de l’Etat a donc lancé son programme quinquennal après avoir obtenu un succès franc de l’Assemblée nationale autour de cet outil confectionné sous le signe de la transparence budgétaire. Un outil qui donne des précisions sur les charges et les recettes de l’Etat au cours de l’année 2017. C’est une victoire sans surprise d’autant plus que le chef de l’Etat détient une majorité suffisante à l’Assemblée nationale et rien ne pouvait laisser envisager une issue défavorable à ce vote. Mais ce qu’on ne pouvait pas prévoir, c’est le « oui » des opposants, qui ne sont rien d’autres que les caciques de l’ancien régime. Lors du Conseil national des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), le 03 décembre 2016, la plupart d’entre eux ayant pris part à ces assises ont adhéré à la déclaration d’appartenance à l’opposition de l’alliance. La tribune de ce Conseil national a servi de tribunal pour faire le procès du régime du Nouveau départ. En affichant une telle position, à moins qu’ils fassent preuve d’incohérence et de théâtralisation, les députés Fcbe ont laissé croire qu’ils ne donneront pas feu vert au budget de l’Etat, gestion 2017. Mais déjouant ce pronostic qui ne devra avoir aucun effet sur le vote, étant donné qu’ils sont en minorité, ils ont suivi la voie de la majorité en votant « oui ». Avant le vote, alors que certains députés rechignaient devant l’adhésion totale des groupes Prd et Union fait la Nation au Budget de l’Etat, le sens de l’intérêt général leur a fait changer d’avis. La suppression des points  à polémique tels que, l’instauration de la vignette pour les automobilistes, la nouvelle carte universitaire était exigée comme une condition non négociable pour voter le budget  ont été maintenus et soutenus par le gouvernement lors des travaux devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Cela n’a pas empêché les députés qui n’en voulaient pas de donner leur quitus. Autant d’éléments qui montrent que les uns et les autres ont compris que c’est un sujet qui doit dépasser les lignes partisanes.  En clair, le vote du budget à l’unanimité des députés est un succès au cœur d’une multiplicité de sensibilités politiques. En une journée, toute la classe politique représentée à l’Assemblée nationale  a montré un autre visage qui n’a rien à voir  avec les attaques, les diversités de points de vue, d’intérêts et de sensibilités. Ils ont exprimé le sens du consensus autour de l’essentiel pour l’intérêt général. Mais bien au-delà, cela apporte une dose supplémentaire de confiance au gouvernement, qui avance contre vents et marées dans ses réformes.

FN