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code-electoralPortée par la mouvance présidentielle, la proposition de loi portant code électoral en République du Bénin, a été adoptée à l’unanimité  des députés hier lundi 03 septembre 2018 au parlement. Après ce vote, certains députés et chefs de partis politiques se sont prononcés sur l’adoption de ce nouveau code électoral. Ils étaient au micro de nos confrères de la radio nationale. Lire ci-dessous un extrait de leur réaction.

Rachidi Gbadamassi, député du bloc de la majorité parlementaire (Bmp) : «  Quand vous prenez les États – Unis rachidi-gbadamassiprésentement,  la peine de mort est pratiquée. Est-ce à dire parce que la peine de mort est pratiquée aux États Unis  que le Bénin est plus démocratique que les États-Unis ? Nous avons beaucoup avancé parce que nous sommes à l’ère des réformes. On ne peut pas être en contradiction avec nos idéaux. On ne peut pas comparer la réalité des autres pays  à celle de notre pays.  Donc ce que nous avons fait, nous l’avons fait en toute responsabilité. Les partis régionaux, nous ne voulons plus. Nous voulons de grands rassemblements. Ils savent bien qu’ils n’ont pas le vrai peuple avec eux. Ils font la confusion entre la foule et le peuple. Alors si effectivement le peuple les soutiens pourquoi ils ont peur ?

DjènontinValentin Djènontin, député de la minorité parlementaire  : « Que l’on veuille fixer un taux pour dire qu’il faut avoir 10% du nombre d’électeur au plan national avant de valider le siège d’un député dans sa circonscription, ça n’a pas de sens. Ça n’a pas de sens  parce que si je suis dans une circonscription donnée et que j’ai le maximum de voix et que mon parti n’a pas 10% au plan national, on dit je ne peux pas être député et celui qui a moins de voix devient député. Quelle est cette logique-là ? Alors que les électeurs ont bien voulu voter pour quelqu’un dans leur circonscription.

Léonce Houngbadji président du Parti pour la libération du peuple (Plp) : « En matière électorale, on ne taille pas une loileonce-houngbadji-660x400 sur mesure. On ne personnalise pas. On vote les lois pour l’avenir et non juste parce que la tête de deux ou trois personnes ne vous plaît pas et puis on essaie de mettre le mécanisme qu’il faut pour empêcher les gens de participer aux élections. Ce code électoral, il faut le retirer avant qu’il ne soit trop tard. Il faut retirer ce code et faire une relecture consensuelle parce que ce code contient des dispositions qui risquent de créer plus de problème à notre pays. Lorsqu’on demande désormais aux candidats à l’élection présidentielle de donner comme caution 250 millions de francs CFA, un béninois qui gagne sa vie à la sueur de son front, où est- ce qu’il va trouver 250 millions de francs CFA ?

AugusteAuguste Vidégla,  Président de l’Union nationale démocrate (Und) : « Aujourd’hui nous sommes les précurseurs d’un code électoral innovant et je pense que d’autres pays engagés sur la voie de la démocratie vont nous suivre. Le chef de l’Etat Patrice Talon s’est engagé et dans son projet de société candidat d’alors, a réformé systématiquement notre système partisan et notre objectif aujourd’hui, c’est de fédérer l’ensemble des forces vives de notre nation, des forces politiques afin de former de grands blocs politiques portant des courants idéologiques de capitalistes de socialiste, centriste etc. Donc cette réforme du code électoral va amener les formations politiques à forcément se réunir pour former de grands blocs, ce qui permettra à notre pays d’avoir une véritable bonne gouvernance politique pour l’avenir et le développement de notre chère nation ».

Transcription : Léonce Adjévi