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Sévérine Lawson

Interpellée dans l’affaire relative à l’assassinat du juge Sévérin Coovi dont le procès se trouve à l’étape de la lecture des pièces jugées importantes par le ministère public, l’agent judiciaire du trésor, Sévérine Lawson n’a pas eu de réponse à la question du président de la Cour, Ignace Gnangny.

La journée d’audience d’hier mardi 21 Juillet 2015 au sujet du dossier relative à l’assassinat du juge Sévérin Coovi s’est ouverte par l’audition de la magistrate Sévérine Lawson. Visiblement surprise d’avoir été convoquée pour ledit procès, sa question au Président de la Cour fut « quel est mon statut ici ? A quel titre suis-je ici ?». L’agent judiciaire du trésor a laissé entendre que son agence n’est pas partie prenante dans cette affaire et qu’elle n’est ni accusée, ni victime, ni partie civile dans l’affaire d’assassinat du juge Sévérin Coovi. Ses questions ont occasionné une courte suspension de l’audience au bout de laquelle, la Cour a décidé que Sévérine Lawson sera entendu en tant que « sachant ». Pour réponse de clarification à la quête de la magistrate, le Président Ignace Gnangny s’est expliqué : « vous êtes chargée de veiller aux intérêts de l’Etat. Feu Coovi a eu des menaces et a saisi le ministère de la Justice et le Président de la République pour assurer sa sécurité. La cour veut savoir quelles sont les mesures qui ont été prises en son temps par vous, en tant que démembrement de l’Etat pour que ce qui ne devrait pas arriver, soit arrivé quand même ? ». A cette question du Président de la Cour, Sévérine Lawson a déclaré n’avoir pas de réponse précise du fait qu’elle n’aurait pas l’information que le Président de la République avait été saisi des menaces que subissaient le juge Coovi. Elle a ensuite demandé à la Cour de se référer aux autorités judiciaires pour obtenir des précisions sur les mesures prises jadis, pour assurer la sécurité du regretté Coovi. En effet, le juge Sévérin Coovi a été assassiné dans la nuit du 6 Novembre 2005 à son domicile au quartier Zongo de Parakou. Il était alors Premier Président de la Cour d’appel de Parakou. Cet assassinat est intervenu après une décision de justice rendu par le Juge Sévérin Coovi au sujet du contentieux entre la Mairie de Parakou et la société de gestion des marchés de Parakou. Rachidi Gbadamassi, maire de Parakou à l’époque des faits dont le nom est revenu à plusieurs reprises dans les témoignages a séjourné en prison pour cette affaire. Dix ans après les faits, la vérité n’est toujours pas connue avec certitude à propos de ce crime.

Inès Zounnon